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L’aménagement forestier durable et certifié au Québec

La forêt au cœur de nos vies

L’aménagement forestier durable et certifié au Québec

Il est difficile d’identifier une date précise marquant l’origine de l’aménagement forestier au Québec, mais le début du 19e siècle marque le démarrage d’une production commerciale de bois d’œuvre destinée à la Grande-Bretagne. Il est évident que les techniques d’aménagement ont grandement évolué depuis 200 ans, mais une chose est restée, la forêt. Notre forêt.

La superficie de la forêt québécoise est de 761 100 kilomètres carrés, soit 45,6% du territoire total de notre province. Les terrains forestiers productifs et accessibles qui sont aménagés représentent quant à eux un peu moins de 60% de cette superficie. Ce vaste territoire procure des bénéfices économiques, environnementaux et sociaux à l’ensemble de la population. Ceci est d’autant plus vrai au Québec puisqu’environ 92% de ces forêts sont du domaine public. Le maintien d’un équilibre entre ces trois valeurs, économie, environnement et société, est ce que l’on appelle l’aménagement forestier durable (AFD). Son but principal est de maintenir ou améliorer le rendement de ces bénéfices pour les générations d’aujourd’hui et de demain.

Bénéfices économiques
Au Québec, la naissance même de l’économie est en grande partie attribuable à l’industrie forestière. Aujourd’hui encore, elle procure des emplois bien rémunérés à plus de 60 000 personnes dans toutes les régions du Québec, en plus des nombreux emplois indirects qui en découlent. Elle représente environ 12% des exportations du Québec et 2% de son PIB (2018).

Afin de respecter la capacité de production et de régénération des forêts, tout en maintenant les autres bénéfices qu’elles offrent, l’AFD implique que les prélèvements annuels de bois puissent se poursuivre au même niveau à perpétuité. Pratiqué de façon durable au Québec et au Canada, il est reconnu que l’aménagement forestier permet de contribuer positivement à la lutte contre les changements climatiques, tout en répondant à une demande mondiale croissante pour les produits à base de fibres naturelles et renouvelables comme le bois.

Bénéfices environnementaux
Au Québec, l’aménagement forestier nommé «écosystémique» est en vigueur depuis plusieurs années. Cette approche vise à imiter le rôle des perturbations naturelles tels les feux et épidémies d’insectes qui caractérisent l’évolution naturelle de nos forêts. Cet aménagement forestier s’assure donc de préserver les fonctions des écosystèmes comme leur contribution aux cycles de l’eau et du carbone, ainsi qu’au maintien de la biodiversité.

La forêt au cœur de notre vie

La forêt au cœur de notre vie

La forêt au cœur de notre vie

La forêt est fascinante. Elle incarne à la fois un habitat, un garde-manger, un lieu de détente, de loisirs, de recherche et de découvertes, une usine à purifier l’air, une pépinière de matériau écologique et, pour des milliers de personnes au Québec, elle représente même un gagne-pain. Si vous avez envie de vous informer sur un autre sujet que la pandémie actuelle, nous vous proposons de vous divertir et d’apprendre au sujet de la forêt grâce à cette publication.

Chaque année depuis 2008, l’Association forestière des deux rives (AF2R) publie un cahier d’information dans le quotidien Le Soleil à l’occasion du Mois de l’arbre et des forêts. L’édition d’aujourd’hui, grâce à ses articles rédigés par des experts du domaine forestier, vous fait découvrir différentes facettes de la forêt sous cinq grands thèmes:
– FORÊT, BOIS ET INDUSTRIES
– FORÊT ET CHANGEMENTS CLIMATIQUES
– FORÊTS URBAINES
– FORÊT, PLEIN AIR ET DÉTENTE
– ART, CULTURE ET FORÊT

De l’agrile du frêne à la résilience de nos aménagements végétaux

La forêt au cœur de notre vie

De l’agrile du frêne à la résilience de nos aménagements végétaux

L’apparition de l’agrile du frêne en Amérique du Nord nous rappelle la fragilité de nos écosystèmes. La progression de cet insecte originaire d’Asie est attribuable en partie au transport de marchandises étrangères et aux déplacements internationaux. Au cours des 20 dernières années, son ravage a décimé plusieurs centaines de millions de frênes au Canada et aux États-Unis.

Comment s’est-il répandu aussi rapidement? Regard sur cette espèce contre qui l’environnement nord-américain n’avait aucun moyen de se défendre et ses répercussions sur la santé de nos collectivités.

Les premières traces de l’agrile du frêne
En 2001, une mortalité importante des frênes dans la ville de Détroit, au Michigan, est observée. Plusieurs spécimens de frênes dépérissent soudainement. Au départ, on croit à la propagation du jaunissement du frêne. Ces conclusions sont vite écartées, au printemps 2002, lors de la découverte d’insectes émergeant de frênes morts et laissant leur empreinte à même l’écorce. Des échantillons sont alors envoyés à de nombreux entomologistes à travers toute l’Amérique du Nord et l’Europe et, après analyse, le verdict est rendu : on confirme la présence de l’Agrilus planipennis aux États-Unis. La même année, une équipe du ministère des Ressources naturelles de l’Ontario et de l’Agence d’inspection des aliments (ACIA) décèle également sa présence dans la ville de Windsor. L’insecte aurait logé dans le bois d’une palette transportant des marchandises en provenance d’Asie, sous sa forme larvaire, favorisant sa traversée d’un océan à l’autre.

La conquête du continent
Aujourd’hui, l’agrile du frêne est l’une des espèces les plus difficiles à combattre, malgré de nombreuses mesures mises en place pour freiner sa course. Au Canada et aux États-Unis, le climat est favorable à son éclosion : frênes en quantité abondante, prédateurs inexistants, tolérance aux variations des saisons. Avec ses coloris bleu et vert émeraude, ses reflets métalliques sur tout le corps, sa capacité à voler et son stade larvaire dissimulé sous l’écorce, ce coléoptère a su faire sa place en causant la mort de plusieurs centaines de millions de frênes. De nos jours, il occupe l’ensemble du Québec méridional. Les milieux forestiers, agricoles et urbains sont pour lui autant de mosaïques environnementales intéressantes pour s’établir, tant et aussi longtemps que les frênes y seront présents. Certains qualifieraient sa conquête d’« infestation parfaite ». Or, sa multiplication rapide a mené à de graves conséquences pour l’environnement.

Le défi de la réconciliation avec les Premières Nations pour le monde forestier québécois

La forêt au cœur de notre vie

Le défi de la réconciliation avec les Premières Nations pour le monde forestier québécois

La chaleur s’installe au Québec sur fond de déconfinement. Nous profitons d’une accalmie de la pandémie pour revenir sur un autre défi de société incontournable : la réconciliation avec les Premières Nations. Il n’y a pas si longtemps, en effet, l’économie du pays était paralysée par des blocages ferroviaires en solidarité à la nation Wet’suwet’en. Un conflit qui marquera notre mémoire collective, un peu comme la crise d’Oka de 1990.

S’il y a un endroit où il y a un urgent besoin de discuter de réconciliation, c’est dans le monde forestier. Pour mieux comprendre, il faut savoir que les cultures des Premières Nations sont profondément enracinées dans le territoire forestier et que ces racines ont été fragilisées par la foresterie. Les opérations forestières intensives et à grandes échelles ont perturbé la qualité de la forêt (ou l’ambiance forestière) dont les Premières Nations avaient besoin pour maintenir leurs modes de vie, et le rapport au territoire.

L’histoire forestière compte plusieurs conflits impliquant le gouvernement, l’industrie et les Premières Nations. Par exemple, il y a le conflit de l’Île René-Levasseur dans les années 2000 qui a touché les Innus de Pessamit; plus récemment, le conflit de la Broadback qui a impliqué les Cris de Waswanipi et le conflit en Mauricie qui a affecté une famille atikamekw. Dans tous ces cas, il s’est avéré difficile de concilier la valeur des volumes de bois d’un côté, avec la valeur de la forêt et de la culture autochtone de l’autre.

En 2013, une nouvelle loi instaure la nécessité de prendre en compte les intérêts, les valeurs et les besoins des Premières Nations dans l’aménagement durable des forêts. Plusieurs Québécois sont maintenant songeurs sur les façons de travailler avec la richesse et la diversité culturelle autochtone et d’améliorer nos pratiques forestières.

Si des efforts louables ont été faits jusqu’à présent par les différents acteurs du monde forestier, il faut admettre que les résultats ne sont pas au rendez-vous et ne satisfont pas les attentes des Premières Nations. Dans les faits, la critique est essentiellement qu’on se limite à assurer l’acceptabilité des façons de faire existantes de la part des communautés autochtones ou à offrir des opportunités de développement socioéconomique, mais sans pouvoir véritablement penser en dehors du paradigme du volume de bois. Alors quels sont les défis en foresterie pour bien répondre aux aspirations des Premières Nations, que ce soit du côté de la production de bois ou de la conservation du patrimoine naturel?

Se connecter à la forêt pour combattre le déficit nature!

La forêt au cœur de notre vie

Se connecter à la forêt pour combattre le déficit nature!

Notre société va vite, parfois trop vite! Le temps nous manque et, pour bien des gens, ce sont les activités en nature demandant plus de temps et d’implication qui sont sacrifiées en premier. Les télévisions, jeux vidéo et autres écrans pour petits et grands sont des options attrayantes. De plus, l’accès des enfants à la nature, surtout en ville et en milieu défavorisé, est parfois difficile. Cette situation est tellement répandue et a un impact si important chez les enfants (et les adultes) qu’on lui a donné un nom : le déficit nature.

Plusieurs chercheurs se sont penchés sur les conséquences de ce déficit. Un essai rédigé dans le cadre d’une maîtrise en environnement à l’Université de Sherbrooke énumère de façon frappante plusieurs de ses effets sur la société et la santé publique: sédentarité, obésité, difficultés d’attention, désordres liés au stress, troubles du comportement, méconnaissance de la nature jusqu’à sa phobie, destruction des habitats naturels, etc. Parallèlement, des études ont démontré que passer du temps en nature permet de réduire le stress de façon notable, d’augmenter le niveau d’attention et le sentiment de bien-être, de favoriser la pratique d’activités physiques et un comportement social positif.


Il semble donc tout indiqué de prendre le temps d’aller en nature plus souvent. Certains en ont compris l’importance, puisqu’il y a un regain de popularité pour les activités pratiquées en plein air ces dernières années. On voit également émerger de nouvelles expériences comme la sylvothérapie, qui consiste à prendre un « bain » de forêt, et parfois même à faire des « câlins » aux arbres, pour améliorer notre santé mentale et physique.

Le bois, enraciné dans notre quotidien

La forêt au cœur de notre vie

Le bois, enraciné dans notre quotidien

Dans quelle mesure pensez-vous que le bois est enraciné dans votre quotidien. Un peu? Beaucoup? Passionnément? En fait, probablement plus que vous ne le pensez!

Le bois a des qualités formidables pour lesquelles il est abondamment utilisé. Un regard autour de vous confirme son omniprésence, où il agit comme matière structurale ou simplement décorative. En fait, il est tellement intégré à notre décor qu’on ne le remarque presque plus. C’est souvent grâce à lui qu’une pièce se démarque, qu’un lieu devient invitant. Il fait à ce point partie de notre quotidien qu’il est difficile de nous imaginer vivre sans lui. Sa malléabilité, sa polyvalence et son intemporalité font du bois un matériau extraordinaire, mais découvrons quelques-unes de ses vertus plus inattendues.

Les vertus thérapeutiques du bois
Aviez-vous réalisé que la présence de bois dans une pièce peut jouer un rôle thérapeutique? Les designers et les architectes eux l’ont bien compris! Le bois a cette vertu de créer un sentiment de bien-être psychologique. Par sa présence, il donne chaleur et splendeur à une pièce. On pense d’abord à l’ambiance créée par un feu de foyer qui réchauffe la pièce, mais son omniprésence dans les lieux de détente, spas et autres centres de santé n’est pas un hasard! Le bois fait du bien, il appelle au calme et à la plénitude; il est apaisant. Il contribue à diminuer le stress, la pression et le rythme cardiaque. Même que sa présence, par exemple en milieu scolaire, favoriserait la concentration et l’apprentissage.

Nos forêts nourricières

La forêt au cœur de notre vie

Nos forêts nourricières

Plus que jamais au Québec, il est question d’achat local, de souveraineté alimentaire et même de «démondialisation». Alors que le monde agricole est visé par ces nouvelles demandes de société, comment le monde forestier peut-il participer à ce mouvement en marche? C’est ici qu’entrent en jeu les produits forestiers non ligneux (PFNL).

Derrière cet acronyme peu sexy se cache en fait toute la richesse de notre territoire. Depuis la nuit des temps, nos forêts sont des lieux qui nourrissent et soignent les humains. Certains premiers colons ont hérité de ce savoir par leur interaction avec les Premières Nations. Ensuite, la répartition de ces connaissances dans la population euroquébécoise qui colonisa la plaine du Saint-Laurent est un angle mort de notre histoire. Ici et là, on peut encore entendre l’histoire d’un héritage matrimonial où nos grands-mères faisaient des confitures de «berries» qui, selon la région, étaient cuisinées à partir de quatre-temps de maïanthème du Canada, de cerises à grappes, de pimbina, de fraises sauvages…

Ce savoir s’est ravivé, ces dernières années, avec des passionnés comme Gérald Le Gal de Gourmet Sauvage et François Brouillard des Jardins Sauvages. Ces nouveaux pionniers nous ont permis de redécouvrir toute la richesse de notre flore et notre fonge comestibles et de créer un engouement. La mise en valeur des produits de la forêt est à la base de ce qu’on appelle la « nouvelle cuisine nordique », qui a comme chef de file René Redzepi, dont le restaurant le Noma à Copenhague a été plusieurs fois couronné meilleur restaurant du monde.

Pour que cet engouement prenne de l’ampleur, il nous faut percevoir la forêt québécoise au-delà de l’arbre, avec les yeux des premiers habitants qui la voyaient comme un lieu nourricier. C’est à cela que les PFNL nous invitent et les gens répondent de plus en plus à l’appel.

En effet, beaucoup de gestionnaires de forêts, qu’elles soient publiques ou privées, s’ouvrent maintenant à ces possibilités et (re)découvrent les richesses forestières. Après tout, la culture et la cueillette ne sont aucunement en contradiction ou en concurrence avec l’aménagement forestier tel qu’il se pratique aujourd’hui. Au contraire, elles se marient parfaitement avec les objectifs de développement de la sylviculture, l’acériculture, la gestion faunique ou bien la gestion favorisant la biodiversité. Les PFNL en sont complémentaires en leur faisant par exemple profiter d’un revenu d’appoint, d’une plus grande diversité faunique ou d’un agrément culinaire.

La demande pour ces produits a connu une forte croissance au cours de la dernière décennie et prendra encore de l’ampleur. Le secteur des PFNL s’inscrit parfaitement dans les tendances d’achat local, de pratiques écologiques et de relation culturelle avec son terroir. Il participe ainsi de manière croissante au développement économique de nos régions et de l’entrepreneuriat qui peut s’y développer à travers, notamment, l’approvisionnement en circuit court et le tourisme rural (le mycotourisme par exemple).

En plus des retombées économiques, les PFNL ont un rôle central à jouer dans la sécurité alimentaire du Québec et de ses régions. Un enjeu dont la crise actuelle a montré la fragilité. Faits d’aliments sains et souvent à valeur nutritive élevée, ces produits peuvent assurer un accès stable à des produits alimentaires de qualité. En réduisant la dépendance à l’importation et en assurant un approvisionnement et une production locale, le secteur des PFNL participe à l’essor d’un aménagement multiressource du territoire.

La redécouverte des PFNL et leur popularité croissante auprès d’un public averti permettent aussi de tisser un lien plus profond entre les habitants du Québec et leurs forêts. Lorsqu’un citoyen s’intéresse ou s’initie à la cueillette sauvage, il prend alors conscience des richesses et de l’importance de nos écosystèmes. Les PFNL sont donc une porte d’entrée de choix lorsqu’il s’agit de faire de l’éducation citoyenne à l’environnement. De plus, ceux qui font de la cueillette ou de la culture des PFNL leur gagne-pain en sont aussi, la plupart du temps, les plus ardents protecteurs.

Cependant, partir explorer le territoire afin de s’approvisionner en PFNL n’est pas accessible à tous. Pour ce faire, nous avons la chance de compter sur des éco-entrepreneurs respectueux de la ressource qui amènent ces saveurs dans les assiettes des ménages et participent à la conservation de leur terroir.

En symbiose avec la nature à la grandeur du Québec

La forêt au cœur de notre vie

En symbiose avec la nature à la grandeur du Québec

En ces temps particuliers, notre aventurier intérieur s’éveille, souhaite s’évader et se dépayser. Que vous soyez passionné de grand air ou fervent défenseur des pantoufles à la maison, l’appel de la nature ne discrimine pas et frétille en chacun d’entre nous en cette période de confinement. Vous n’avez nul besoin de vous déplacer à l’autre bout du monde pour assouvir cette envie. Vous avez simplement à plier bagage et à mettre le cap vers l’une des destinations de la Sépaq. Ses 52 000 km2 de territoires grandioses, dispersés aux quatre coins du Québec, permettent de reconnecter avec Dame Nature, un bien nécessaire dont notre corps et notre esprit ont besoin, particulièrement en ce moment.

Un terrain de jeu spectaculaire
Bien entendu, la situation actuelle chamboule l’offre habituelle, mais plusieurs possibilités demeurent et sauront ravir votre aventurier intérieur. L’immensité du territoire de la Sépaq permet de se remplir les poumons d’air frais et les yeux de décors naturels magnifiques.

À flanc de montagne, à vélo, à pied ou encore sur l’eau, vous découvrirez la nature sous toutes ses facettes. Les sentiers qui sillonnent sur des centaines de kilomètres des paysages à couper le souffle font de la Sépaq le paradis de la randonnée. Les vues imprenables sur les montagnes, les lacs environnants et la nature riche et généreuse séduisent à tout coup aussi bien les marcheurs contemplatifs que les randonneurs aguerris.

Au fil des saisons, le décor se transforme, permettant aux amoureux de balades en forêt de redécouvrir les charmes de la nature et de s’imprégner de magnifiques tableaux. Les plus intrépides partiront cet été à l’assaut de la mythique Acropole-des-Draveurs du parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie, une vallée glaciaire aux parois spectaculaires avec un sommet qui culmine à 1 048 mètres d’altitude. Sans oublier le Mont-du-Lac-des-Cygnes du parc national des Grands-Jardins qui émerveille avec son panorama 360 degrés sur l’astroblème de Charlevoix et le massif laurentien.

Si vous préférez l’eau à la terre ferme, les 600 lacs dédiés à la pêche à la journée abondent d’une douzaine d’espèces de poissons qui n’attendent qu’à être taquinés. Il ne reste plus qu’à vous munir de votre canne à pêche et à partir à la quête de votre trophée.

Plus près de la capitale, le parc national de la Jacques-Cartier reste une valeur sûre pour s’émerveiller et connecter avec une nature généreuse et abondante. Aussi, la chute du Parc de la Chute-Montmorency, plus haute que celles du Niagara, figure au palmarès des dix plus belles chutes au Canada. Ce site patrimonial gorgé d’histoire a inspiré de nombreuses légendes toujours bien vivantes aujourd’hui.

La foresterie pour lutter et s’adapter aux changements climatiques et globaux

La forêt au cœur de notre vie

La foresterie pour lutter et s’adapter aux changements climatiques et globaux

La foresterie est souvent perçue négativement par les citoyens qui y voient un outil de destruction de la forêt. Évidemment, le fait de couper des arbres peut choquer les gens, puisque l’arbre représente le symbole par excellence de la naturalité, du bien-être et de la pérennité.

Cependant, il faut aussi comprendre que les arbres en forêt meurent et se régénèrent constamment et que les grandes perturbations naturelles que sont les feux, les épidémies d’insectes et les grands vents font aussi partie de la dynamique naturelle des forêts. Ce renouvellement continuel de la forêt lui permet d’ailleurs de s’adapter aux changements globaux (changements climatiques, invasion d’insectes et de maladies exotiques).

Retourner aux sources pour prendre soin de soi

La forêt au cœur de notre vie

Retourner aux sources pour prendre soin de soi

Il n’est pas rare de croiser des gens prendre l’air dans la forêt un dimanche après-midi ou un jour de congé. Pourtant, combien d’entre nous prennent vraiment le temps d’observer et d’apprécier la nature, sans tenter de parcourir une grande distance ou de faire le trajet le plus rapidement possible? Si on se sent détendu après avoir fait une randonnée en forêt, ce n’est rien en comparaison aux bienfaits que nous apporte une immersion complète en nature. S’immerger dans la forêt consciemment afin d’en retirer le plus grand calme et de prendre soin de sa santé, c’est précisément ce à quoi vise la sylvothérapie.

Qu’est-ce que la sylvothérapie?
Le terme sylvothérapie est issu du mot latin silva, qui signifie «forêt». Ce mode de soin consiste à s’immerger dans la forêt pendant un certain temps afin d’en recueillir des bienfaits thérapeutiques. Bien que les humains profitent des bienfaits d’une certaine symbiose avec la nature depuis toujours, ce n’est qu’au 19e siècle que cette pratique fut développée sous ce nom.

Alors que la sylvothérapie désigne le fait de passer du temps en forêt pour prendre soin de soi, des concepts spécifiques sont également nés de cette science. Tel est le cas du Shinrin Yoku, soit «bain de forêt» en japonais. Prendre un «bain de forêt» est une pratique reconnue du corps médical japonais qui consiste à prendre une lente marche silencieuse dans la forêt et d’aiguiser ses sens tout en évacuant son stress. Le principe est d’être entouré de la nature sans être pressé de parcourir un sentier précis. Lors de cette marche, le guide facilite l’éveil des sens et la connexion avec la nature pour que les participants puissent bénéficier au maximum de ses bienfaits. La marche méditative se termine souvent par un échange autour d’un thé. Maintenant populaire au Japon, cette méthode est considérée comme primordiale à un mode de vie sain.

Verdir nos villes par et pour la communauté

La forêt au cœur de nos vies

Verdir nos villes par et pour la communauté

En période de confinement, vous avez certainement constaté que vos contacts avec la nature, ou encore l’absence de ces contacts, avaient des effets sur vous. C’est logique, puisque la présence des arbres en ville améliore non seulement notre environnement, mais également notre bien-être physique et mental. En plus de réduire les îlots de chaleur, de filtrer l’air et d’embellir le paysage, les arbres nous procurent de l’ombre, incitent à l’activité physique, favorisent les contacts sociaux et réduisent le stress. Tout ça et bien plus encore!

Verdir, c’est la clé
Reverdir les collectivités urbaines par et pour la communauté afin d’améliorer la qualité du milieu de vie des citoyens et celle de l’environnement est l’un des objectifs de l’Association forestière des deux rives (AF2R). Grâce à son programme de verdissement communautaire, l’AF2R permet aux différents acteurs locaux de profiter d’un accompagnement adapté à leurs besoins dans leur initiative de verdissement. Forêts nourricières, arboretums, ruelles vertes, haies brise-vent et corridors verts font partie de la variété de projets pouvant être réalisés.

Ce programme est principalement rendu possible grâce à un important don du Groupe Banque TD. Depuis le début du partenariat avec la TD en 2010, plusieurs écoles et municipalités ont notamment pu bénéficier de l’expertise de l’AF2R pour reverdir leur communauté. En 2019, ce sont 674 arbres, 949 arbustes et 1 515 plantes herbacées qui ont été mis en terre par l’équipe de l’AF2R et l’aide de 200 vaillants bénévoles d’horizons variés.