Le NM Armand-Imbeau II, en service à la traverse Tadoussac–Baie-Sainte-Catherine depuis 2018, est l’un des nouveaux navires qui consomment du GNL.

Journée maritime québécoise 2019

Moteur économique et social, la STQ recrute

Dans plusieurs régions, la Société des traversiers du Québec (STQ) constitue un puissant moteur économique et social. De Sorel-Tracy à Blanc-Sablon en passant par Québec, cet employeur important – présentement en recrutement – assure le transport des personnes et des marchandises, tout en ­participant activement à l’essor touristique.

Responsable de 13 traverses et dessertes maritimes, la STQ embrasse trois grands rôles. En plus de désenclaver les populations insulaires comme celle de L’Isle-aux-Coudres, elle crée un lien entre deux tronçons d’une même route (la 138 sur la rivière Saguenay) et permet un transit interrégional entre deux services de transport public (Québec–Lévis). La STQ opère aussi un aéroglisseur et supervise des activités en avion et en hélicoptère.

«À travers sa mission fondamentale, la Société des traversiers du Québec se transforme et se modernise, note son porte-parole, Alexandre Lavoie. Des projets de développement importants sont prévus. Au cours de la prochaine décennie seulement, par de nouvelles infrastructures et la modernisation des navires, par exemple, plus de 425 millions $ seront investis pour améliorer le réseau et répondre encore mieux aux besoins des Québécois.» 

Une demande d’employés accrue

Combinées au fonctionnement de base de l’organisation, toutes ces initiatives engendrent une demande d’employés. Le métier de mécanicien de marine – qui n’est plus ce qu’il a déjà été – en fait partie et celui-ci comporte de beaux défis, notamment pour les jeunes. Les navires de la STQ sont maintenant informatisés et les conditions de travail font en sorte que les membres du personnel peuvent entre autres retourner à la maison tous les soirs.

«Il s’agit d’un bel avantage pour la conciliation travail et famille qui nous distingue comme employeur, insiste le vice-président aux ressources humaines à la STQ, Louis Brouard. La perspective d’avoir de l’avancement est également présente. Par ailleurs, nous sommes ouverts à embaucher des personnes qui ont des disponibilités partielles, par exemple des gens qui travaillent sur du long cours et qui sont ici pour quelques mois ou des retraités.»

Martin Lavoie, mécanicien sénior de marine à la traverse de L’Isle-aux-Coudres.

Des postes partout… et pour tous

Si la possibilité d’évoluer dans l’organisation est là, les anciens travailleurs du domaine maritime souhaitant y revenir ont de leur côté l’occasion de profiter de l’accompagnement qui leur est offert par la Société des traversiers du Québec pour récupérer leur brevet. Ajoutons que la reconnaissance des brevets obtenus dans certains pays européens est sur le point d’être facilitée par le gouvernement du Canada pour les travailleurs étrangers.

«Il y a des postes partout dans la province !, termine M. Brouard. Soulignons que nous avons une équipe mobile, basée à Québec, qui peut être déployée sur tout le territoire – Matane, Tadoussac, etc. Les employés sont logés et travaillent selon un horaire de sept jours de travail et sept jours de congé. Outre des mécaniciens de marine, précisons aussi que nous sommes à la recherche d’officiers, matelots, gestionnaires et de personnel administratif.»

Saviez-vous que...

La Société des traversiers du Québec fait preuve d’innovation en matière de technologie. Elle possède notamment un navire hybride diesel-électrique, le NM Peter-Fraser. L’organisation a également été la première en Amérique du Nord à opérer un traversier propulsé au gaz naturel liquéfié (GNL) et en compte maintenant trois dans sa flotte: le NM F.-A.-Gauthier (Matane – Baie-Comeau – Godbout), de même que les NM Jos-Deschênes II et NM Armand-Imbeau (Tadoussac – Baie-Sainte-Catherine). 

La STQ en chiffres

22
navires

+ de 600
employés

113 000
traversées effectuées l’an dernier

+ de 2
millions de véhicules et 5 millions de personnes transportés au cours de la même période

www.traversiers.com