Journée maritime québécoise 2019

Le Saint-Laurent: artère vitale

Considéré comme la porte d’entrée maritime de l’Amérique du Nord, le Saint-Laurent représente l’une des plus grandes artères navigables du monde. Vital pour les échanges commerciaux, il joue un rôle déterminant dans le développement économique du Québec et du Canada. Coup d’œil sur un corridor de commerce on ne peut plus effervescent qui s’étend sur 3700 kilomètres jusqu’aux Grands Lacs.

Dans les années 1950, la construction de la Voie maritime – se déployant de Montréal jusqu’au milieu du lac Érié et comprenant un système de 15 écluses – a notamment permis de relier le centre commercial, industriel et agricole du continent nord-américain aux quatre coins de la planète. En 2015 seulement, tous types de navires commerciaux confondus, quelque 8000 mouvements ont été enregistrés sur le fleuve Saint-Laurent.

Les principaux navires de marchandises qui sillonnent le Saint-Laurent sont les laquiers – des vraquiers spécialisés dans les courtes distances et demeurant principalement dans les Grands Lacs –, les navires océaniques et les ensembles remorqueurs-chalands (barges). En raison de la dimension des écluses, seuls les bâtiments ne dépassant pas une longueur de 222,5 m et une largeur de 23,2 m peuvent emprunter la Voie maritime. 

Le chenal de navigation du Saint-Laurent, quant à lui, permet à des navires d’une largeur maximale de 44 m – navires post-Panamax – de remonter jusqu’à Montréal. Les ports du Saint-Laurent servent essentiellement de points de transit pour les marchandises en provenance à destination des marchés internationaux, avec, selon le-ministère des Transports du Québec, 75 % du trafic global sur le fleuve Saint-Laurent lié aux échanges outre-mer.

Si les importations proviennent surtout d’Europe, d’Amérique centrale, d’Amérique du Sud, d’Afrique et des États-Unis, les exportations sont pour leur part majoritairement destinées à l’Europe, aux États-Unis et à l’Asie-Océanie. À ce chapitre, le réseau Saint-Laurent – Grands Lacs se caractérise par son système de transport intermodal très développé, offrant diverses combinaisons possibles pour faciliter le déplacement des marchandises.

Les ports, des infrastructures stratégiques

Sur le fleuve, on retrouve des ports de différentes juridictions, dont des administrations portuaires canadiennes, des ports de Transports Canada, des ports privés et des ports municipaux. Ce réseau est considéré stratégique. Certains d’entre eux dominent le trafic international étant donné l’importance des économies d’échelle que leurs infrastructures physiques et organisationnelles, de même que leur achalandage permettent de réaliser.

Afin de déjouer la concurrence, chaque port a ainsi développé sa spécialité et a sa place sur l’échiquier du transport maritime. Alors que les grands ports sont plutôt engagés dans des chaînes de transport majeures comme le minerai, le grain, le charbon et le conteneur, les ports de petite et moyenne tailles se consacrent davantage aux échanges de matières premières avec les industries locales et à l’approvisionnement des collectivités côtières.

Source : Société de développement économique du Saint-Laurent / Bureau maritime