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Journée maritime Québécoise 2018

18e Journée maritime québécoise : prendre part au mouvement

Le Saint-Laurent est la colonne vertébrale du Québec. Bien plus qu’un simple fleuve, il a façonné ses rives et a organisé l’activité humaine dans sa vallée. Depuis toujours, il est une voie de communication incontournable. Si, avec le temps, les transports de personnes ont pris d’autres chemins, il reste une voie commerciale incontournable et devient de plus en plus un lieu de loisirs et de plaisance.

Le 23 octobre 2018, la Journée maritime québé­coise met en lumière cette richesse collective. Pour la 18e présentation de cet événement, les orga­nisateurs ont choisi le thème: Prendre part au mouvement. Cette journée organisée conjoin­tement par la Société de développement économique du Saint-Laurent (Sodes) et Armateurs du Saint-Laurent est officiellement reconnue par un décret du gouvernement datant de 2002.

Des transports avantageux

Le commerce mondial subit une phase de turbulences. La scène internationale est entrée dans une période d’incertitude qui pourrait bouleverser les échanges commerciaux et entraîner des répercussions importantes sur l’industrie du transport maritime au Québec. La volonté de nombreux acteurs économiques et politiques de reconnaître les avantages du transport maritime a contribué à son développement. 

Les marchandises transportées sur l’eau le sont à un coût écologique très bas. L’impact de ce type de transport est bien moindre que toutes les autres façons de faire. Dans le climat actuel qui impose des changements majeurs pour la sauvegarde de notre environnement, l’industrie du transport maritime a un rôle important à jouer.

Le gouvernement du Québec et l’industrie maritime se doivent de travailler en étroite collaboration pour maintenir et améliorer la compétitivité du Québec face à la concurrence internationale et poursuivre les efforts pour assu­rer une industrie maritime forte et prospère.

Une journée pour sensibiliser

Depuis une quinzaine d’années, le quatrième mardi du mois d’octobre est l’occasion pour la communauté maritime de rencontrer les ministres et les députés de l’Assemblée nationale afin d’évoquer les différents dossiers touchant ce secteur d’activité. Cet événement a pour objectif principal de sensibiliser les parlementaires et les hauts-fonctionnaires aux enjeux relatifs à l’industrie maritime, afin qu’elle demeure compétitive et serve toujours mieux les intérêts des Québécois.

C’est également l’occasion de mieux faire connaître des orga­nismes et des entreprises qui œuvrent dans ce secteur assez méconnu. Nous avons quotidiennement entre les mains des objets qui ont transité sur l’eau. Près de 90% des biens que nous consommons ont fait à un ­moment ou à un autre de leur ­existence un passage sur les eaux. 

Souvent, nous n’avons pas conscience de ce parcours et méconnaissons les femmes et les hommes qui travaillent quotidien­nement pour assurer, depuis la nuit des temps, la qualité de ces transports. Nous vous invitons à découvrir quelques éléments de cette chaîne très essentielle à l’économie québécoise.

Journée maritime Québécoise 2018

QSL: une entreprise québécoise fière de son empreinte socio-économique

Environ 90% des biens que nous consommons auront fait un voyage sur l’eau avant de venir à nous. Depuis 1978, QSL est fière d’être un maillon responsable de cette chaîne de transport. Opérant de Terre-Neuve à Chicago, l’entreprise est en marche vers l’obtention de la certification Alliance verte de l’ensemble de son réseau de 30 terminaux portuaires, consolidant ainsi son statut de référence en matière environnementale au sein de l’industrie.

«Depuis 40 ans, nous voulons toujours faire mieux. L’innovation, l’amélioration continue font partie de nos activités quoti­diennes. Nous mettons les bouchées doubles pour prendre soin de l’environnement. Léguer aux générations futures une économie saine dans une planète saine est notre motivation», commente Robert Bellisle, président et chef de la direction de QSL.

Faire rayonner Québec

Opérateur de terminaux maritimes et arrimeur de classe mondiale, QSL offre des solutions sur mesure pour ses clients. Ses ­activités se répartissent tout au long de la Voie maritime du ­Saint-Laurent, de Saint-Jean de Terre-Neuve à Chicago. Elle opère, entre autres, dans 12 des 16 zones industrialo-portuaires (ZIP) du Québec.

«Nous sommes fiers d’avoir notre siège social à Québec qui est le centre de nos activités. Dernier port en eaux profondes en remontant la voie maritime, Québec occupe une place stratégique dans le commerce vers les Grands Lacs. Cela engendre de grandes responsabilités pour notre entreprise», poursuit Robert Bellisle.

Journée maritime Québécoise 2018

Port de Québec: une fenêtre ouverte sur le monde

Le Port de Québec fait rayonner la ville. Sa situation privilégiée en fait un port de transbordement essentiel sur la voie des Grands Lacs. Pour valoriser toujours plus ses atouts, le projet de terminal de conteneurs de Beauport sera un élément important de ce rayonnement international. Ces développements futurs, comme les opérations actuelles, s’appuient sur des piliers de développement durable qui font du Port de Québec un exemple suivi.

«Québec constitue le dernier port en eau profonde dans le Corridor de Commerce Saint-Laurent−Grands-Lacs. Avec ses 15 mètres à marée basse et sa position géographique stratégique, le Port de Québec possède une combinaison d’atouts uniques sur le Corridor maritime Saint-Laurent−Grands Lacs», commente le président-­directeur général du Port de Québec, Mario Girard.

Un port de transbordement stratégique

Dernier port en eaux profondes sur la voie maritime qui va vers les Grands Lacs, le Port de Québec permet aux vraquiers de grandes tailles et de fortes capacités qui ont besoin d’eau profonde d’accoster. Au-delà de Québec, les navires imposants ne peuvent plus passer. La profondeur de la voie maritime et les écluses qui mènent aux Grands Lacs demandent des navires plus modestes.

Aujourd’hui, c’est au tour des porte-conteneurs de suivre la même évolution que les vraquiers. Toujours plus grands avec toujours plus de capacité, ils permettent de réduire les coûts de transport. Après neuf ans de travaux tita­nesques, la cons­truction d’un nouveau canal de Panama a permis l’ouverture en juin 2016 d’une voie de transit plus large et plus profonde. 

Une nouvelle génération de navires plus grands peut désormais emprunter ce passage qui est passé de 12 à 15 mètres de profon­deur d’eau. Depuis l’ouverture du nouveau canal de Panama en 2016, la capacité moyenne des navires abordant les ports de la côte est des États-Unis a déjà  augmenté de 50%, passant de 4000 EVP (équivalent 20 pieds) à 6000 EVP en 2017, et il est assuré que cette augmentation se poursuivra au cours des prochaines années. Cette situation met en péril les parts de marché du Corridor Saint-Laurent−Grands-Lacs pour la desserte du Nord-Est américain et du Midwest. 

Journée maritime Québécoise 2018

CSL: un leader dans l’industrie maritime

Depuis 1845, les navires de Canada Steamship Lines (CSL) naviguent sur le fleuve Saint-Laurent et les Grands Lacs. L‘entreprise de transport maritime, dont le siège social est à Montréal, est aujourd’hui présente partout dans le monde et possède des bureaux en Amérique du Nord, en Europe, en Asie et en Australie. CSL dispose d’une flotte hautement diversifiée de navires-autodéchargeurs, de transbordeurs et de vraquiers spécialisés.

Leader dans les servi­ces de manutention et de livraison maritime de vrac solide, CSL est le plus important propriétaire et exploitant de navires-autodéchargeurs au monde. L’entreprise est aussi un chef de file en matière de solutions de transbordement à haut rendement. Son expertise rayonne partout dans le monde grâce à ses 1500 employés qui livrent et manutentionnent annuellement des millions de tonnes de vrac solide.

Un engagement durable

« Zéro blessure aux gens, zéro dommage à l’environnement, zéro dommage à la propriété », les objectifs du programme SafePartners illustrent parfaitement l’engage­ment durable de CSL. La promotion constante d’un milieu de travail sain et sûr pour tous, la protection de l’environnement et la sécurité des navires, des ports visités et des collectivités avec qui le groupe interagit font partie du développement durable prôné par le groupe CSL.

Élargi en 2017, le programme SafePartners fait évoluer le groupe vers une approche globale et cohérente du transport maritime qui est la manière la plus sûre et la plus écologique de faire voyager les marchandises. L’engagement de tous les employés de CSL, tant en mer que sur terre appuie cet idéal. 

CSL a également la volonté de réduire à long terme ses impacts sur l’air, l’eau et les ressources naturelles par sa vision environnementale 2030 qui est harmonisée avec le Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. Elle a, par exemple, comme objectif de réduire de 35 % par rapport à 2005 ses émissions de gaz à effet de serre (GES) produit par tonne transportée d’ici 2030.

Journée maritime Québécoise 2018

La Corporation des pilotes du Bas Saint-Laurent: une mission dans l’intérêt public

Le pilotage maritime sur le fleuve Saint-Laurent remonte à l’époque de la Nouvelle-France. Pendant près de 150 ans suivant la fondation de Québec, les pilotes du Roy et les ­pilotes dits canadiens jouèrent un rôle majeur dans le développement de la navigation sur le Saint-Laurent. C’est cependant en 1860 qu’à été déterminée l’organisation du pilotage dans le Saint-Laurent alors que l’un des pères de la Confédération canadienne, sir Étienne Paschal Taché, œuvra pour l’adoption de l’Acte pour incorporer les Pilotes du Havre de Québec et au-dessous, loi votée en 1860 à l’Assemblée législative de la province du Canada, à Québec, alors capitale du Canada.

La Corporation des pilotes du Bas Saint-Laurent (CPBSL) est régie en corporation depuis 1960 et possède un Règlement général et un Code de conduite et de déontologie. La CPBSL a pour mission première d’assurer, dans l’intérêt public, la conduite sécuritaire des navires entre Québec et Les Escoumins, y compris la rivière Saguenay. Pour ce faire, la CPBSL compte sur 73 pilotes brevetés qui s’acquittent de la ­sécurité de près de 8000 prestations de pilotage par année. La CPBSL compte parmi ses pilotes une équipe de pilotes lamaneurs. Ces derniers desservent le port de Québec et les ports secondaires dans la circonscription de pilotage.   

Le pilotage maritime au Canada a pour principe directeur la sécurité de la navigation. Dans ce contexte, les pilotes qui assurent la conduite des navires sur le fleuve Saint-Laurent sont en mesure de pouvoir exercer leur jugement de manière indépendante, et ce, dans l’intérêt public. De 2007 à 2017, la CPBSL a pour sa part enregistré un total de 76000 affectations à des voyages dans le Saint-Laurent et le Saguenay. Qui plus est, quelque 12000 affectations l’ont été au lamanage de navires au cours de la même période. Les pilotes de la CPBSL sont forts d’un bilan de sécurité exceptionnel et d’un bilan de disponibilité impeccable. Ainsi, comme tous leurs confrères pilotes au Canada, les pilotes de la CPBSL contribuent à l’économie canadienne par l’entremise de leur expertise dans la conduite sécuritaire des navires qui mène ainsi à l’acheminement des marchandi­ses à bon port. 

Journée maritime Québécoise 2018

Le fleuve Saint-Laurent: de Jacques Cartier à Mickey Mouse

Le Saint-Laurent a été durant des siècles la première voie de communication du Québec. Les premières nations se sont installées sur ses rives voilà plus de 10 000 ans. Puis, avec l’arrivée de Jacques Cartier, il a été un axe de conquête prisé avant de devenir une voie commerciale essentielle pour pénétrer le continent nord-américain. Aujourd’hui, si le commerce s’intensifie, le fleuve se découvre aussi une vocation de loisir et de plaisance.

Bien avant que la Grande Hermine et la Petite Hermine, les navires de Jacques Cartier, viennent mouiller dans les eaux du Saint-Laurent, le fleuve a connu des navigateurs habiles et réguliers. «Le canot, c’est la mémoire des ancêtres. Le canot est l’identité de l’Amérique, l’identité amérindienne de l’Amérique du Nord-Est. Ce petit canot d’écorce va avoir une si grande histoire, avec une telle importance.» 

Comme l’exprime si bien l’anthro­pologue Serge Bouchard, tout commence avec les canots. Encore bien présents de nos jours, ils sont la mémoire en marche du fleuve et de sa région. Léger et maniable pour l’été, plus massif et résistant pour défier les glaces en hiver, d’écorces ou de bois au début, en kevlar et autres résines synthétiques aujourd’hui, les canots ont su s’adapter tant au climat qu’à leur époque.

Une voie de conquête

« Descouvrir certaines ysles et pays où l’on dit qu’il se doibt ­trouver grant quantité d’or et ­autres riches choses. » La mission que Jacques Cartier reçoit du roi François Ier est claire. Il ne ramènera malheureusement que des « diamants du Canada ». Ce quartz de peu de valeur n’arrêtera pas la conquête du Saint-Laurent nommé ainsi par Samuel de Champlain qui viendra fonder Québec en 1608.

Dès le début, c’est le commerce qui attire les Européens sur le fleuve. La pêche et les fourrures sont les premières richesses transportées. Qui dit richesse, dit aussi convoitise et les premiers assaillants ne tardent pas à utili­ser le fleuve pour lancer leur défi. Ce sera les frères Kirke en 1629, puis l’amiral Phipps si mal reçu par le gouverneur Frontenac en 1690.

Les Anglais finiront par vaincre en 1759. Encore là, le fleuve joue un rôle important. C’est par lui que transiteront les canons de Wolfe qui prendront position à Lévis pour bombarder la basse-ville de Québec. C’est sur lui que furtivement l’armée anglaise glissera jusqu’à l’anse au Foulon avant de grimper sur les plaines d’Abraham.

Journée maritime Québécoise 2018

Transport maritime: la Voie maritime du Saint-Laurent

Le réseau Grands Lacs–Voie maritime du Saint-Laurent est une des régions très actives dans le commerce maritime mondial. Porte d’entrée vers l’Ouest canadien et le Midwest américain, le Saint-Laurent est un passage obligé pour desservir un important bassin de population.

Nés à la fin de l’ère glacière il y a moins de 10 000 ans, le réseau des Grands Lacs et le Saint-Laurent peuvent être considérés comme un réseau hydro­logique jeune. Cette jeunesse fait que l’érosion n’a pas encore réussi à régulariser l’écoulement des eaux entre le lac Supérieur et l’océan Atlantique. Il reste de nombreuses chutes et rapides qui sont des obstacles à la navigation.

Vers une Voie maritime

Lors de sa première exploration, Jacques Cartier fut arrêté par les rapides de Lachine à la hauteur de ce qui deviendra Montréal. Sa quête du passage vers l’Asie s’arrêtera là. Il n’atteindra pas la grande mer dont lui parlaient les premières nations. Il faudra attendre le régime français pour voir la première tentative de contourner ces rapides.

Les travaux commencés en 1680 ne seront achevés qu’un siècle plus tard par les Anglais. Ce canal profond de 2,5 pieds comprendra cinq écluses. Il sera remplacé dès 1825 par le canal Lachine. Une dizaine d’années plus tard,  le premier canal Welland, entre les lacs Ontario et Érié, sera ouvert. La jeune province anglaise du Canada construira ensuite une série de canaux pour contourner les principaux rapides du fleuve.

Avant le début du 20e siècle, l’U.S.-Canadian Deep Commission est créée avec pour objectif d’étudier la création d’une voie maritime. En attendant les résultats, le canal de Beauharnois est creusé pour une future centrale électrique, il sera assez profond pour laisser passer des navires, mais un nouvel ­obstacle survient dans les années 1940: les compagnies de chemin de fer américaines usent de leur influence pour retarder la création d’une voie maritime.

Journée maritime Québécoise 2018

Saviez-vous que:

  • 90% des marchandises transportées le sont par navire. Votre téléphone et votre jeu vidéo, votre divan et le reste de vos meubles ainsi que la majorité de ce que vous portez et une grande partie de ce que vous buvez a voyagé sur l’eau.
  • Un transport maritime est un voyage écologique. En moyenne, 1 navire, c’est 301 wagons de train ou 963 camions. Avec un litre de carburant pour une tonne de marchandises transportées, le navire parcourt 358 km, le train 225 km et le camion 41 km.
  • L’industrie maritime est un pilier économique du Québec. Elle apporte une contribution de 2,3 milliards de dollars au produit intérieur brut (PIB) du Québec (0,75%). Quelque 110 millions de tonnes de marchandises sont transbordées annuellement dans un réseau de 20 ports sur l’ensemble du territoire du Québec.
  • L’industrie maritime est une industrie vivante au Québec. Elle concerne 366 entreprises qui versent 1 milliard $ en salaires pour 27 000 emplois sur mer comme sur terre.
  • Des produits de partout dans le monde voyagent jusqu’à vous. Du cacao arrive d’Afrique de l’Ouest dans certains ports du Québec pour que vous puissiez déguster un excellent chocolat. De l’orge en provenance d’Europe du Nord vous permet de déguster quelques bières rafraîchissantes. De l’alumine d’Amérique du Sud permet au Québec de produire de l’aluminium.

www.livreparnavire.com

  • Le corridor de commerce Saint-Laurent−Grands Lacs est la porte d’entrée maritime de l’Amérique du Nord. Il constitue le 4e espace économique en Amérique du Nord après la Californie, le Texas et New York et suscite 45% du trafic international au Canada. En 2011, les 4 ports canadiens ayant enregistré les tonnages les plus élevés étaient Québec, Montréal, Sept-Îles et Port-Cartier.
  • Le réseau Saint-Laurent−Grands Lacs se caractérise par son système de transport intermodal très développé. Il bénéficie d’un réseau routier connecté directement aux systèmes autoroutiers ontarien et américain et s’appuie sur plusieurs réseaux ferroviaires: Canadien Pacifique (CP), Canadien National (CN), Chemins de fer Québec-Gatineau et CSX transport. En plus, trois aéroports internationaux: Montréal, Québec et Montréal-Mirabel destinés exclusivement au fret complètent le système.
  • Afin de déjouer la concurrence, chaque port a développé sa spécialité et a sa place sur l’échiquier du transport maritime, faisant ainsi de ce dernier un moyen de transport flexible, fiable et compétitif. Les chaînes de transport majeures comme le minerai, le grain, le charbon et les conteneurs transitent par les grands ports, alors que les ports de tailles moyenne et petite se consacrent plutôt dans les échanges de matières premières avec les industries locales, l’approvisionne­ment des collectivités côtières et la distribution régionale de certains produits comme le ­pétrole, le sel et les cargaisons générales.

www.st-laurent.org