Investir dans la réusite

Maintenir la flamme pour poursuivre l’œuvre d’excellence

Au cœur de la mission du Collège Saint-Charles-Garnier: l’épanouissement personnel, intellectuel et scolaire de ses élèves. Liée à cette tradition d’excellence, la campagne majeure de financement Investir dans la réussite offre l’occasion de raviver la flamme de l’appartenance et de la fierté chez ceux qui l’ont fréquenté. Des anciens, tous membres du comité d’honneur de la campagne, témoignent.

«Le Collège a toujours fait partie de ma vie !»

Non sans une pointe d’humour, le Dr Luc Deschênes évoque son passage au Collège des Jésuites – devenu depuis le Collège Saint-Charles-Garnier –, passage qui fut suivi d’une longue carrière comme chirurgien «de l’autre côté de la rue», à l’Hôpital du Saint-Sacrement. L’établissement où il a poursuivi son cours classique de 1948 à 1956 a donc toujours fait partie de sa vie. S’il réside encore dans le quartier, il confirme que le Collège demeure un modèle inspirant. 

«La culture est restée, même si l’institution a bien sûr évolué avec son temps, affirme-t-il. À l’époque, les Jésuites, des êtres exceptionnels à l’égard de leur propre formation et très à la page, nous ont inculqué beaucoup de principes qui ont guidé notre vie. Je retiens du Collège l’esprit de groupe et ce goût d’aller un peu plus loin, un peu plus haut, de favoriser le dépassement de soi et de faire fructifier son talent.» 

Dr Luc Deschênes, chirurgien oncologue, Claude Lessard, président du Conseil, Cossette Communication et Bernard Labadie, chef fondateur, Les Violons du Roy

«Une mission qui me tient très à cœur»

Président du conseil d’administration de Cossette Communication, Claude Lessard a fréquenté le Collège de 1960 à 1968. L’établissement et ceux qui y enseignaient ont, dit-il, participé à la formation de la première génération de l’après Révolution tranquille. La confiance en soi et l’envie de foncer sont inscrites dans l’ADN de l’établissement, ce qui explique la réussite de plusieurs Anciens. Aujourd’hui, il considère d’ailleurs le Collège comme son principal alma mater.    

«À titre de membre du comité d’honneur, j’ai tenu à redonner ce que j’avais reçu, à protéger ce patrimoine qui suscite toujours un grand respect. Le Collège, qui m’a appris la rigueur et la discipline, constitue une valeur sûre et propose un équilibre entre la qualité de l’enseignement, les sports et les arts. Quatre à cinq fois par année, le groupe qui a terminé en 1968, animé des mêmes valeurs, se voit encore !»

«Les professeurs, une bougie d’allumage»

Bernard Labadie conserve du Collège des Jésuites d’excellents souvenirs et associe spontanément l’établissement à une «belle période de sa vie». Le réputé chef d’orchestre, qui y a étudié de 1975 à 1980, note parmi les éléments qui l’ont marqué l’influence des pères Jésuites, des «originaux aux passions variées». Fondateur du camp musical Accord Parfait, le père Jean-Paul Gingras, par exemple, posera à son endroit un geste décisif dans sa carrière.

«Il m’a incité à me joindre au camp, raconte M. Labadie. L’homme, doté d’un caractère fort, mais passionné, représentait une légende à l’époque. Accord Parfait a été ma façon de socialiser comme musicien. Autrement, il se dégageait du Collège un appel au dépassement, un souci de favoriser un cheminement particulier. De mon passage, l’amour de la langue française et la curiosité me sont restés.»