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Domaine Forget

Paul Fortin : l’allumeur d’étoiles

Programmer un festival n’est pas une mince affaire. Chaque année, le directeur artistique Paul Fortin relève haut la main le défi d’intégrer à la programmation du Festival international du Domaine Forget les meilleurs artistes d’ici et d’ailleurs.

Une programmation comme celle du Festival du Domaine Forget se prépare souvent des années à l’avance. «Nous sélectionnons les artistes qui nous intéressent et nous voyons si Charlevoix peut être intégré à leur plan de tournée. On travaille souvent un an à l’avance, quelquefois deux», affirme Paul Fortin. C’est ce qui est arrivé pour la violoniste Midori qui se produira en concert le 4 août  avec l’Orchestre symphonique de Québec. «Elle est venue il y a deux ans. Dès lors, on savait qu’il fallait absolument qu’elle revienne.» En ouverture, l’Orchestre symphonique de Québec interprétera la Flûte enchantée de Mozart. «Chaque année, nous exploitons un thème. La plupart des artistes et orchestres de l’édition 2019 ont été enchantés d’inclure Mozart à leur concert», assure le directeur artistique.

Le Domaine Forget a aussi ses artistes chouchous. «Ce qui assure la réussite d’un festival, c’est d’être à l’écoute de nos spectateurs. Ce sont souvent eux qui nous proposent ce qu’ils aiment et qui ils veulent voir et revoir.» Les Violons du Roy font partie de cette catégorie. «Ils se seront produits trois fois au Domaine Forget cet été. Ceux qui les ont raté doivent absolument assister au concert du 18 août mettant en vedette le chef d’orchestre Jonathan Cohen et la mezzo-soprano québécoise Julie Boulianne. C’est un incontournable».

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Le classique, c’est pour tout le monde!

Pour Édith Allaire, il est faux de croire que la musique classique ne s’adresse qu’à une certaine élite. La directrice artistique adjointe du Domaine Forget est formelle: le classique est accessible à tous quand on est curieux. S’y initier dans un décor de rêve? Encore mieux.

Q. En quoi le Festival International contribue-t-il à démocratiser la musique classique?
R. Le Festival offre un large éventail de répertoire et de formules de concert. Saviez-vous que, chaque été, durant les deux mois et demi que dure le festival, près de 500 jeunes musiciens de 16 à 30 ans de partout dans le monde viennent ici étudier la musique classique avec de grands maîtres? La perception d’élitisme vient probablement de là. Pour le spectateur, il est possible de venir les entendre gratuitement lors de concerts en salle. C’est déjà un premier pas pour qui veut s’initier.

Q. Comment arriver à faire un choix éclairé à travers la diversité de la programmation quand on ne s’y connaît en rien? 
R. À la maison, sur Internet, écoutez-en un brin avant de vous lancer. Faites ensuite votre choix parmi les concerts de piano, de guitare, de cordes, de chant ou d’instruments à vents. Le Domaine Forget offre aussi de nombreuses opportunités, dont des concerts gratuits sur le quai de Saint-Irénée avec café et brioches. Tendez l’oreille, ouvrez l’esprit, le reste viendra naturellement.

Q. Y a-t-il des concerts plus « intellectuels » que d’autres?
R. La musique suscite des émotions différentes selon l’oreille qui l’écoute. Il faut s’y abandonner. Il faudra quelquefois une écoute plus soutenue pour profiter du moment. Je pense au concert du 26 juillet présentant des œuvres de Brahms, de Tchaïkovski et de Strauss. Tous les concerts – offerts à prix accessibles – représentent une occasion privilégiée de prendre contact avec les artistes. Vous verrez, la salle intimiste du Domaine offre des conditions d’écoute exceptionnelle. 

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Le Domaine Forget vu par trois inconditionnels

Le Domaine Forget est à Charlevoix ce que la grosse pomme est à New York: un incubateur culturel incontournable. Lieu-culte de la musique classique, nous avons voulu savoir pourquoi on y va et pourquoi on y retourne.

Alexandre Tharaud, pianiste 

À 17 ans,  Alexandre Tharaud effectue un premier long courrier Paris-Québec. «Je suis immédiatement tombé sous le charme.»  On est alors en 1986. Alexandre donne deux concerts au Domaine Forget où il accompagne un jeune violoniste, Tedi Papavrami. «J’ai craqué pour les gens, l’accent et le lieu. C’est un peu comme si la nature avait toujours attendu qu’il y ait de la musique à cet endroit.» Pianiste chouchou du Domaine, il y revient régulièrement depuis 15 ans. C’est ici qu’il a vu sa première aurore boréale. «Un autre moment magique, c’est quand j’y ai joué les concertos de Bach pour la toute première fois. C’était avec Les Violons du Roy. Il faut quelquefois attendre de jouer une œuvre en concert pour voir ce qu’elle représente pour vous. Dans l’acoustique extraordinaire du Domaine Forget, ce fut une révélation.»

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Cinq raisons d’y aller !

Dans Charlevoix, le Domaine Forget est un incontournable. Depuis 41 ans, son Festival International attire des milliers de mélomanes heureux de venir célébrer la beauté, entre fleuve et montagnes. Pourquoi ?

Pour des performances artistiques à couper le souffle 

En plein Festival International depuis le 22 juin et jusqu’au 18 août, on vient y découvrir des joyaux de la musique classique, du jazz et de la danse. On s’en met plein les oreilles avec les concerts-apéro, les soirées jazz, la musique de chambre, sans oublier les grands orchestres symphoniques. Vous allez manquer Les Violons du Roy ce soir? Ils seront de retour le 7 juillet et le 18 août. Vous aimez le jazz? Courez entendre Yannick Rieu (6 juillet), Jane Monheit (20 juillet) et Jesse Cook (17 août), entre autres!

Pour les événements gratuits

Plus de 40 événements sont au programme : concerts sur le quai, conférences, cinéma en plein air, yoga et cours de maîtres publics. Le 17 juillet, on ne veut pas rater la projection du film Les Choristes, tandis que le 27 juillet, la Journée Art sans frontières propose des activités festives pour toute la famille incluant un concert extérieur gratuit de Bruno Pelletier et Florence K à 16h. Cet été, toutes les occasions sont bonnes pour se laisser surprendre par les concerts des élèves de l’Académie en salle et sur la route. Vous êtes mélomane? Offrez-vous un cours de maître public. C’est gratuit!

Pour admirer le Jardin de sculptures

Sur le site, découvrez un parcours déambulatoire de sculptures monumentales qui impressionne. On craque pour Main de maître, œuvre du sculpteur charlevoisien Jean-Michel Simard, réalisée à partir d’une esquisse de Claude Le Sauteur. On y trouve aussi des créations signées Jean Brillant, Isaac Duncan III, Peter Lundberg et plusieurs autres. Participez à l’activité Sculpture et Yoga, chaque samedi matin, dès le 6 juillet. C’est gratuit!