Des jeunes nous parlent

Si j’étais ministre...

Cyniques, sceptiques et souvent désillusionnés à l’égard de la politique, les jeunes se sentent néanmoins interpellés par la perspective de façonner un monde à leur image. À la question : si vous étiez ministre de l’Éducation, quelle décision prendriez-vous ou quelle serait votre priorité ?, les élèves de Martin Pelletier ont bien voulu répondre, se prêtant au jeu de devenir des décideurs l’espace de quelques minutes…

Une offre de cours à revoir

« Un truc que je n’ai pas compris quand je suis rentrée au secondaire, c’est le retrait de certains cours comme la couture ou la cuisine, commence Mirelly Cyr-Turner. Dans le temps de ma mère, on enseignait les notions de base dans des domaines qui font partie des choses de la vie. Tout a été enlevé et remplacé par des cours plus ou moins utiles ! » Stéphanie Beaumont, Henri Sheedy et Mathias Laliberté abondent dans le même sens. « Savoir gérer un budget, c’est essentiel. Aussi, les écoles devraient proposer des formules plus adaptées aux différents types de clientèles », croit la première. « J’ai eu accès à des cours d’économie en secondaire 5. Tout le monde était content de ça », déclare le deuxième. « On sort de la polyvalente et il nous manque des connaissances pour la vie courante », juge le dernier. 

Abolir les commissions scolaires

Très critique à l’égard du système, Martin Roberge abolirait carrément les commissions scolaires. À partir de la première année du secondaire, Martin organiserait des journées ou des semaines permettant l’exploration de métiers. « Ceux qui sont populaires, ceux dont on entend moins parler également, mais qui peuvent s’avérer des options géniales. Il devrait y avoir davantage de journées carrière obligatoires pour tous. » 

William Grégoire soumet pour sa part l’idée de tenir davantage de sorties éducatives. Il voit ces sorties comme complémentaires à la formation.

De son côté, Charles Breton réaménagerait le calendrier scolaire « pour que les cours se terminent plus tôt que le mois de juin, avant le début des grosses chaleurs ».

"Je ne veux pas reprendre de ferme. J’aimerais travailler chez Valacta, par exemple, être technicienne ou conseillère pour les agriculteurs." Mirelly Cyr-Turner, étudiante

"Ce que je veux faire, c’est diversifier mes ­activités. En plus des vaches, je vais peut-être reprendre ­l’entreprise de mon oncle, qui a un élevage de cerfs rouges, pour avoir plus qu’une production." Gabriel Giguère, étudiant

"Je veux reprendre la ferme chez nous, mais aller chercher des cours complémentaires pour être capable de me débrouiller dans différents domaines." Stéphanie Beaumont, étudiante

"Je veux soit m’acheter une ferme, soit en lancer une. Pour être bien préparé, je suis la formation en lancement d’une entreprise." Charles Breton, étudiant