Les jeunes nous parlent

Si j’étais ministre...

Une réalisation du service de la promotion
Capitales Studio
Cyniques, sceptiques et souvent désillusionnés à l’égard de la politique, les jeunes se sentent néanmoins interpellés par la perspective de façonner un monde à leur image. À la question : si vous étiez ministre de l’Éducation, quelle décision prendriez-vous ou quelle serait votre priorité?, les élèves de Dominique Jacques ont bien voulu répondre, se prêtant au jeu de devenir des décideurs l’espace de quelques minutes…

«J’éliminerais la mentalité public / privé, car ça crée une grosse confrontation entre les deux. Le monde de l’école privée – pas toujours, mais souvent – se croit meilleur, dit à l’autre qu’il ne vaut rien. Je pense que ce n’est pas parce que tu vas au privé que tu vas avoir une meilleure job ! C’est vraiment cette mentalité-là qui m’énerve ! Il ne devrait plus y avoir de distinction entre le public et le privé et le privé ne devrait pas être aussi récompensé, » a lancé Vincent Villeneuve.


Je veux avoir ma compagnie, mais je ne sais pas encore dans quoi… Je pense que je suis quand même bon pour gérer, pour organiser… Sinon, vendeur de voitures !
Vincent Villeneuve, secondaire 4

« Je sais que c’est difficile, mais j’ajouterais plus de sports dans les écoles. On a juste deux cours [d’éducation physique] sur un cycle de neuf jours, ça veut dire un par semaine et ce n’est pas assez. On dit que les enfants sont trop turbulents, qu’ils ont des déficits d’attention, et on met ça sur cette faute-là… Les élèves écoutent moins en classe, mais les cours d’éducation physique ont été réduits ! On manque de sport et d’occasions de dépenser notre ­énergie. C’est prouvé que ceux qui font plus de sport sont plus attentifs en classe… »


Je pense devenir photographe... Quand j’étais petit, je prenais des photos de mes parents et ­j’utilisais leur appareil...
Marc-Antoine Côté, secondaire 4

« Pour les personnes qui veulent aller à l’université, je ne les ferais pas passer par le cégep, parce que je trouve que c’est une perte de temps quand on sait exactement ce qu’on veut faire dans la vie. Comme aux États-Unis et en Ontario, on passerait directement du secondaire à l’université. Le cégep, c’est juste une étape de plus et c’est de l’argent dépensé pour rien ! », a renchéri Vincent

Pour Nathaniël Poirier, « il faut axer encore plus la formation sur les technologies. Dans le programme Langues et Multimédia, on a une tablette électronique, ce qui est souvent utile pour les devoirs en ligne, parce que le prof peut envoyer les choses à faire sur une application… J’aimerais que ce soit pareil pour tout le monde, pas seulement pour un programme ! On peut tout trouver sur Internet. Je proposerais d’utiliser davantage les technologies comme outil d’éducation, car ça aide beaucoup. Il faudrait que ce soit plus généralisé… »


Je me vois dans le domaine du cinéma ou de la télévision, soit comme éclairagiste ou caméraman. Ça a l’air ­vraiment intéressant !
Nathaniël Poirier, secondaire 4

« Pour avoir fréquenté une école de village, j’ai vu que certains élèves étaient obligés de partir à un moment donné vers la 4e ou 5e année parce que l’école était devenue trop petite pour toutes les personnes qui y vont… Il faudrait qu’il y ait plus de budget pour agrandir les écoles, » a commenté Chritopher Asselin.