Quelques élèves répondent à nos questions.

Des jeunes nous parlent

Rêver, cheminer… et vivre sa passion !

Certains visent un poste d’ouvrier agricole dans une entreprise, d’autres souhaitent reprendre la ferme familiale ou acquérir une exploitation existante. Quelques-uns, enfin, partent de rien et aspirent à bâtir eux-mêmes leur propre affaire. Témoignages d’élèves aux parcours diversifiés.

«J’ai fait le cégep, mais ça ne me rejoignait pas, raconte Stéphanie Beaumont, qui vit sur la ferme de son arrière-grand-père. Ici, l’enseignement est axé sur la pratique et on est en mesure d’appliquer sur le terrain ce qu’on apprend à l’école. La formation individualisée, c’est intéressant aussi, car si la personne à côté perd son temps ou va moins vite, toi, tu es sur ton ordinateur et tu continues à avancer. Tu peux terminer tes études plus tôt. »  

Martin Pelletier, enseignant au CFA Saint-Anselme, précise que l’établissement n’offre plus de cours magistraux et que les élèves cheminent désormais à l’aide d’un portable et de modules à compléter. « Ceux qui sont inscrits chez nous et qui ne peuvent pas se déplacer ont la possibilité de suivre leur formation en ligne. Actuellement, nous avons quatre élèves en Gaspésie et nous nous rendons sur place pour le volet pratique », explique-t-il.  


Je veux éventuellement prendre la relève de la ferme laitière familiale située à l’île d’Orléans et je viens faire un DEP pour enrichir mes connaissances.
Henri Sheedy, étudiant

Si sa belle-famille possède une ferme laitière, Frédérique Gagné a néanmoins opté pour le DEP en production porcine. « Dans les faits, je travaille sur une ferme porcine et j’ai comme but de devenir gérante d’une maternité mais, en plus, mes beaux-parents me consacrent du temps et aimeraient que je reprenne leur ferme laitière. J’ai plusieurs choix et c’est valorisant d’avoir leur confiance », relate celle qui n’est pas issue du monde agricole.       

Démarrer en affaires

Militaire pendant 12 ans, Martin Roberge a un jour compris que le mode de vie inhérent à son engagement dans les forces armées ne lui convenait plus. « J’ai décidé de changer, j’ai toujours voulu aller dans le milieu de la production animale et végétale, révèle-t-il. Je pars de zéro et mon objectif consiste à acheter une terre et à tout bâtir. J’ai déjà commencé à magasiner et, d’ici deux ans, je devrais pouvoir amorcer la construction de ma ferme. » 


Mon père a démarré une ferme porcine; je vais être la deuxième génération là-­dessus. Depuis le début, je me sens bien là-dedans et je suis venu ici pour apprendre les choses que je ne connais pas.
Dominic Lachance, étudiant

Pour sa part, Charles Breton s’est découvert une passion en allant donner un coup de pouce à son oncle. « Il avait une petite ferme et, parfois, j’allais l’aider à faire l’ouvrage. Travailler avec les animaux et la machinerie, j’aimais bien ça. Comme je suis un gars manuel, j’ai décidé de venir faire mon cours ici. En finissant, je souhaiterais démarrer une ferme laitière ou reprendre un transfert dans la parenté. Sinon, ouvrier agricole m’intéresserait aussi. »  

Depuis deux ans, le CFA propose l’ASP en lancement d’une entreprise avec spécialisation en agriculture. La cohorte inscrite au programme est composée d’élèves qui visent l’entrepreneuriat dans leur parcours professionnel. Complémentaire aux DEP en production animale, en production acéricole ou en mécanique agricole, la formation est adaptée aux réalités des transferts et des démarrages d’entreprise dans le secteur de l’agriculture.