Des jeunes nous parlent

Notre avenir : si j’étais ministre...

Une réalisation du service de la promotion
Capitales Studio
Cyniques, sceptiques et souvent désillusionnés à l’égard de la politique, les jeunes se sentent néanmoins interpellés par la perspective de façonner un monde à leur image. À la question : si vous étiez ministre de l’Éducation, quelle décision prendriez-vous ou quelle serait votre priorité?, les élèves de Nathalie Demers ont répondu avec enthousiasme… Voici un résumé des interventions.

«Ministre de l’Éducation ? Je démissionnerais instantanément  ! C’est une tâche compliquée. Tout le monde te chiale après, peu importe ce que tu fais. Toutes les décisions influencent l’avenir de la société et je ne pense pas que je serais capable de supporter ça ! », affirme Mael Ferland-Paquette.

Pour Victor Trudeau, il y a une question d’argent. « Je commencerais par enlever du budget donné aux écoles privées. J’utiliserais ce budget pour réinvestir dans les écoles publiques, parce qu’elles manquent d’argent. »


Si on ajoutait une heure d’école par jour, six jours par semaine, on clencherait l’école plus rapidement, en six mois peut-être, et on aurait six mois de congé !
Ralph Bourdeau, secondaire 4

« Je donnerais la parole aux jeunes », dit Océane Tremblay. Le ministre devrait écouter les jeunes concernant les examens de fin d’année du ministère. C’est une source de stress et ces examens comptent pour beaucoup…».  Autre point de Océane : « Je raccourcirais un peu l’été et je placerais un congé en novembre, parce qu’on est plus fatigués à cette période-là. »


Depuis la deuxième année du primaire, j’ai toujours voulu être architecte... Au final, je vais peut-être étudier en graphisme; ça dépend de ce que la vie va me réserver !
Maëliss Mahé, secondaire 4

« Au primaire, les enseignants sont souvent seuls face à des groupes nombreux avec certains élèves ayant des troubles de comportement; les profs devraient être davantage soutenus », maintient Océanne Dassylva. Sa consœur, Léana Dupuis, améliorerait des ­programmes. « Les jeunes sont l’avenir de notre pays. J’essaierais de les sensibiliser aux problèmes mondiaux et j’encouragerais des programmes en environnement, par exemple, pour que les écoles soient vertes… », dit Léana, qui rêve de devenir médecin. 


J’aimerais être enseignante au secondaire ou au cégep. Au début, je m’orientais vers les mathé­matiques, mais je vais voir; présentement, les langues m’intéressent.
Noémie Lévesque, secondaire 4

Nelly Tremblay aime le programme international. «  Quand on s’inscrit à un programme comme le PÉI, on ne devrait pas avoir à payer plus cher pour se faire enseigner les valeurs d’ouverture sur le monde. » De son côté, Maëliss Mahé sensibiliserait les élèves à la politique «  parce qu’en sortant du secondaire, on est proches d’aller voter, mais on ne sait pas comment ça fonctionne. Il faudrait un cours d’éducation à la politique. »


On ne connaît finalement pas beaucoup de métiers, mais on nous vend l’image de ceux qui sont le fun… Je voulais être psychologue avant, mais maintenant, je songe à être professeur de philosophie; on ne m’en avait jamais parlé avant...
Mael Ferland-Paquette, secondaire 4

« Je trouve ça plate qu’en sortant du secondaire, ça prenne de bonnes notes pour entrer dans certains programmes au cégep ou à l’université, alors que dans le métier visé, on pourrait quand même être super bon... », dit Ivana Petrovic.

Pour Eve-Emilie Chamberland, « on pourrait voir des choses plus utiles pour la vie d’adulte à partir du secondaire 4 et 5, comme dans des cours d’économie. »