Les réceptionnistes, Anny Caron et Dali Ayotte, en compagnie du chien Coco.

CHOISIR LE MODÈLE COOPÉRATIF

S’unir tout en demeurant autonome

«Univet coopérative vétérinaire crée un véritable sentiment d’appartenance chez ses membres. Dans notre domaine, il existe une tendance au regroupement. L’avantage ici, c’est qu’Univet nous donne l’occasion de joindre nos forces comme cliniques tout en demeurant indépendantes. Nous conservons entièrement notre liberté d’action.»

Copropriétaire de la Clinique vétérinaire Saint-Raymond, Dre Camille Potvin tient les rênes de l’établissement depuis novembre dernier. Il y a un an, elle rachetait, conjointement avec Andréanne Trudel, technicienne en santé animale de longue date à la clinique, l’entreprise fondée en 1988 par son père. Mais s’il est désormais l’employé du duo d’associées, Michel Potvin est aussi à l’origine d’Univet, contribuant, en 2009, à mettre en place la coopérative.

«Il en a été l’un des membres fondateurs, indique la médecin vétérinaire. Au départ, quand la coopérative a été créée, c’était pour se donner un pouvoir d’achat plus grand auprès des fournisseurs. Maintenant, son offre de services s’est beaucoup enrichie et diversifiée. Au dernier congrès d’Univet, nous avons également pu constater qu’il y avait de beaux projets à venir, notamment en ce qui concerne le développement des cliniques situées en région.» 

Les associées précisent qu’Univet coopérative vétérinaire permet de proposer aux clients des produits – comme la médication – à meilleur coût et des taux de crédit plus avantageux, tout en donnant accès à des experts en ressources humaines ou en gestion de site Web, par exemple, aux établissements membres. «Grâce à la coopérative, nous pouvons très rapidement avoir un lien avec des spécialistes au bout du fil!», confirme Andréanne Trudel. 

Dre Camille Potvin, son associée Andréanne Trudel et l’ex-propriétaire de la Clinique vétérinaire Saint-Raymond et membre fondateur d’Univet, Dr Michel Potvin.

Répondre aux valeurs d’aujourd’hui

Négociations préalables au bénéfice de l’ensemble du réseau, écoute des besoins de ses membres, droit de parole, bonification continue des services: Univet, par le rôle qu’elle joue, répond aux réalités d’aujourd’hui. «Nous ne sommes plus à l’époque du chacun pour soi; les propriétaires de cliniques veulent avoir une qualité de vie et ce type de modèle coopératif fait en sorte que nous sauvons, au final, énormément de temps», tient à exposer Dre Potvin. 

Les deux entrepreneures notent au passage l’appréciation qu’elles ont du groupe Facebook constitué et qui unit les établissements. «En tant que cliniques privées indépendantes, nous vivons des situations qui se ressemblent et nous nous appuyons. Il y a de l’entraide mutuelle et un partage d’expériences et de conseils. Entre membres de la coop, les échanges se font dans un climat de respect, de confiance, sans esprit de compétition», rapportent-elles.   

Une alliance avec Zoothérapie Québec

La Clinique vétérinaire Saint-Raymond considère enfin comme un atout l’alliance d’Univet avec Zoothérapie Québec. La mission de l’organisme consiste entre autres à offrir des programmes et services de zoothérapie qui utilisent le chien pour améliorer la santé et la qualité de vie des gens. «Depuis l’an dernier, par notre soutien, nous sommes au cœur d’une cause sociale et c’est aussi ça, les valeurs de coopération», terminent les associées.

Dre Judith Lafrance et Mylène Voyer, technicienne en santé animale, ­examinent la chienne Maggy.

Secrets de réussite

Un conseil: «Lorsqu’on fait partie d’un groupe, il ne faut pas hésiter à demander conseil aux autres membres. Dans le cas de l’adhésion à Univet, l’union permet à chacun de bâtir des choses intéressantes dans sa clinique, car on peut miser sur l’expérience des autres.»

Un apprentissage: «Les gens dans la même situation que soi sont souvent ouverts et prêts à donner. L’apport de chacun a sa pertinence et fait avancer tout le monde. L’union fait la force et c’est moins stressant quand on s’engage dans quelque chose de nouveau.»  

Univet coopérative vétérinaire, c’est…

  • 139 établissements vétérinaires indépendants dans toute la province
  • 120 vétérinaires propriétaires
  • Une présence dans 15 régions administratives du Québec

Octobre est associé à la Semaine de la coopération. En collaboration avec Desjardins, Groupe Capitales Médias met en lumière quelques succès d’entrepreneurs qui ont choisi le modèle coopératif.

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Prochain rendez-vous : 31 octobre