Contenu commandité

CHARLEVOIX ACCUEILLE LE MONDE

Risques et opportunités

Il est clair que les températures moyennes annuelles au Québec se sont accrues d’un à trois degrés selon les régions et de façon plus prononcées durant les mois d’hiver.

L’impact du réchauffement climatique sur l’industrie touristique – étroitement lié à la saisonnalité et aux extrêmes climatiques – est une réalité sur laquelle se penchent actuellement l’ATR de Charlevoix, l’Office du tourisme de Québec, les MRC de la Capitale-Nationale et la SEPAQ qui ont récemment contribué au cofinancement d’une étude menée par Ouranos et le gouvernement du Québec en collaboration avec la Chaire de tourisme Transat de l’UQAM. Le but? Réaliser un diagnostic territorial et cerner les risques et les oppor­­tunités, principalement pour : les activités de plein-air, les sports de glisse, l’agrotourisme, les événements, le golf et le camping.

En général, pas de panique! «Il existe des risques mais aussi des opportunités. Quand on le sait d’avance, on peut se préparer et y voir de belles occasions d’affaires», affirme Stéphanie Bleau, coordonnatrice du programme Tourisme d’Ouranos. À titre d’exem­ple, certains éléments se précisent pour le futur. «La saison chaude aura tendance à s’étirer, ce qui pourrait s’avérer bénéfique pour certaines pra­tiques saisonnières telles que l’agrotourisme, le plein air et la tenue d’événements à des moments de l’année jusqu’ici sous-évalués», affirme Mme Bleau. En contrepartie, cette réalité pourra aussi entraîner des défis sur les plans de la gestion et de la planification des aménagements, des opérations et des ressources humaines (personnel étudiant, l’été). 

Charlevoix accueille le monde

La place des femmes

Les 8 et 9 juin, l’attention se tournera vers Charlevoix à l’occasion du Sommet réunissant les chefs d’État des sept pays industrialisés formant le G7. Les quelque 30000 citoyens répartis dans les 13 municipalités de Charlevoix se préparent depuis des mois en vue de cet événement mondial. Dans cette série, le Groupe Capitales Médias aborde les grands thèmes de ce sommet tel que vus et vécus par les Charlevoisiens.

Depuis longtemps, la voix des femmes trouve son écho dans les montagnes de Charlevoix. Artistes, artisanes, politiciennes, enseignantes, syndicalistes et femmes d’affaires puisent ici l’inspiration nécessaire pour continuer d’avancer. Hommage aux femmes-monuments de Charlevoix!

La série Le Temps d’une paix a longtemps contribué à promouvoir la beauté des paysages de Charlevoix. On y a aussi découvert la force de caractère d’une femme de tête qui, au début du 20e siècle, n’avait pas froid aux yeux. Sur les traces de Rose-Anna, et bien avant, plusieurs femmes de Charlevoix se sont illustrées et continuent de le faire aujourd’hui à leur manière, puisant leur inspiration entre mer et montagnes.

Agricultrices dans l’âme
Les Petites-Franciscaines-de-Marie s’installent à Baie-Saint-Paul en 1891 et commen­cent l’exploitation de la ferme Saint-Ambroise qui assurera durant de nombreuses décennies la sub­sistance des pensionnaires de l’Hospice Sainte-Anne et de leur communauté, soit près de 1000 personnes au plus fort de la production. Elles exploiteront à la fois un troupeau de vaches, une laiterie, une porcherie, un poulailler, un rucher et même une centrale électrique. «Ces femmes étaient non seulement des pionnières en soins de santé, c’était aussi des femmes d’affaires averties. Leur ferme était un modèle de rentabilité agricole», avance l’historien Serge Gauthier. «Dans les années 50, on confinait souvent les déficients intellectuels dans des asiles. Les Sœurs faisaient plutôt travailler au jardin les pensionnaires de l’Hospice. C’était leur façon de les valoriser.»

Charlevoix accueille le monde

Femmes engagées

Thérèse Forget Casgrain (1896-1981)
Thérèse Forget Casgrain– fille du financier Rodolphe Forget –est récompensée de son travail acharné quand est enfin accordé aux femmes le droit de vote, en 1940. Sa contribution aux acti­vités politiques, sociales et syndicales de la région est énorme: elle siège au Conseil fédéral du salaire minimum, fait partie du Conseil de la santé au Canada et du Conseil canadien du développement social, milite à titre de candidate libérale indépendante dans Charlevoix-Saguenay et fonde la Fédération des femmes du Québec avant d’être nommée au Sénat du Canada par le premier ministre Pierre Elliott Trudeau en 1970, à l’âge de 74 ans.

Charlevoix accueille le monde

L'art au féminin

La présence de grands peintres– tels Clarence Gagnon, le Groupe des Sept, René Richard, Blanche Bolduc (1907-1999) et sa sœur Yvonne –et ceux de la nouvelle génération font de Baie-Saint-Paul une véritable capitale culturelle.

Tous s’entendent pour dire que Françoise Labbé (1933-2001) a joué un rôle déterminant pour faire de Baie-Saint-Paul la Mecque artistique qu’elle est aujourd’hui. Durant plusieurs années, Françoise Labbé s’occupe du Centre d’art et voit à la promotion des artistes d’ici et d’ailleurs. «Son intuition a mené à la création du Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul, premier du genre en région», affirme le directeur sortant du Musée, Jacques St-Gelais Tremblay. «C’est à elle que l’on doit le virage contemporain, la toute première présentation du Symposium d’art contemporain, en 1982, et l’actuel Centre culturel Paul-Médéric», poursuit le directeur. Dans son livre La grande dame de Baie-Saint-Paul, l’historien Serge Gauthier affirme que « sans elle, Baie-Saint-Paul n’aurait pas l’identité culturelle qu’elle a aujourd’hui».