Groupe Océan

CHARLEVOIX ACCUEILLE LE MONDE

Main-d’œuvre, relève et entrepreneuriat

La pénurie de main-d’œuvre et le besoin de relève figurent en tête de liste des préoccupations actuelles. «Pour dix personnes qui partent à la retraite, on en a que cinq pour les remplacer», affirme Claudette Simard, préfet de la MRC de Charlevoix. Les entre­prises devront faire preuve d’ingéniosité pour renverser la vapeur, retenir la main-d’œuvre locale et inciter d’autres travailleurs à s’établir dans la région. «Mais pour attirer la main-d’œuvre, il faut aussi de l’hébergement accessible pour les employés et les familles qui viendront s’installer ici. C’est un autre défi», poursuit la préfet et mairesse de Saint-Urbain.

Des programmes de recru­tement conjoints se mettent en place. La SÉPAQ et le Massif travaillent ensemble à un projet pilote afin de permettre à leurs employés respectifs de travailler 10 à 11 mois par an. «Il faut désor­mais développer une vision commune à 360 degrés», affirme Frédéric Sujobert, v.-p. opérations du Groupe Le Massif. En parallèle, le gouvernement du Québec a récemment mis sur pied un groupe tactique d’intervention économique, le GTIE. «Il s’agit d’une stra­tégie d’attractivité et de rétention de la population qui s’ajoute
aux efforts de VISE Char­levoix», mentionne Claudette Simard. 

De plus en plus, on met en place des formations spécialisées correspondant aux besoins réels de Charlevoix. Au Centre d’études collégiales en Charlevoix, la Coop de l’Arbre – coopérative de solidarité ultra dynamique – a notamment monté un programme de 210 heures sur les métiers de la foresterie : une première au Québec.

Quant à la relève, certains programmes ont été mis en place pour la stimuler. C’est le cas de la Banque de terres (devenue l’Arterre), un programme créé par la MRC de Charlevoix et qui, depuis deux ans, a permis à de jeunes aspirants agriculteurs l’accessibilité à des terres inexploitées ou en friche en plus de jumelages avec des agriculteurs en quête de relève. 

BONJOUR LA RELÈVE 
Ils ont dans la jeune trentaine et des idées plein la tête pour faire rayonner Charlevoix.

Suroît Aventures : La championne mondiale Catherine Dufour et Yan Normand ont lancé une école de kitesurf et de yoga sur leur île natale (Isle-aux-Coudres). 

La Fabrique de l’Isle : Les cousines insulaires Carol-Anne Pedneault et Pascale Perron ont ouvert un café – lauréat Défi OSEntreprendre – dans un ancien presbytère de l’Isle-aux-Coudres : cuisine santé et objets mettant en valeur le patrimoine et le talent local.

La Base : Une idée originale de Marie-Ève Chaumont pour renouveler la forme des Lac-à-l’Épaule, ateliers de team building et retraites corporatives.

Repère Boréal : Aux Ébou­­le­ments, les frères Jonathan et Simon Galarneau réinventent l’hébergement à faible empreinte écologique.

OBuro : Audrey Bélanger (A-Bcom) et Amélie Beaulne (Rorkaal Design) ont ouvert un espace de coworking dans le nouveau projet Espaces St-Étienne de La Malbaie, là où le Bureau du Sommet du G7 s’est installé.