Nancy Belley est à la tête du Train de Charlevoix

Charlevoix accueille le monde

La bosse des affaires


Les boss de Charlevoix ont de la testostérone dans le sang. C’est le cas de Manon Lavoie, directrice générale de Constructions et Réparations Navales Océan. 

Née à Petite-Rivière-Saint François dans une famille de marins et de capi­taines, il n’est pas étonnant de la retrouver à la tête de toutes les activités de construction, de réparation navale et industrielle du chantier maritime. «J’ai beaucoup navigué avec mon père. Ça m’a toujours intéressée, sauf que mon intérêt était plutôt de les construire, ces bateaux», avoue Manon Lavoie. Seule femme à la haute direction du Groupe Océan, l’architecte navale ne croit pas qu’il s’agisse de discrimination. «L’engouement des femmes pour ce milieu n’y est tout simplement pas ». Le chantier de l’Isle-aux-Coudres est l’un des plus gros employeurs de la région avec 135 employés. C’est là que Manon Lavoie a fait son premier stage à la fin des années 80 ; 28 ans plus tard, elle y est toujours. «Ma plus grande fierté est de participer à la reconnaissance de la qualité du travail fait en Charlevoix». Au plus récent gala Charlevoix Reconnaît 2018, l’entreprise a reçu le titre d’Ambassadeur– en présence du premier ministre Justin Trudeau –soulignant le rayonnement de Charlevoix jusque dans les Caraïbes. 

Manon Lavoie et l’équipe de Groupe Océan

Nancy Belley navigue elle aussi dans un univers majoritairement masculin. «Le ferroviaire, qu’on le veuille ou non, c’est ça», confirme Nancy Belley, originaire de Clermont. C’est en communications que Nancy fait son entrée à Chemins de fer Charlevoix en 1997. En 10 ans, elle passe de relationniste à directrice générale avant de rejoindre Groupe Le Massif comme directrice du Train touristique de Charlevoix. À 45 ans, elle est aujourd’hui à la tête du Train de Charlevoix. «Il y a encore énormément de travail à faire pour intégrer les femmes dans le monde des affaires. Je suis encore la seule femme sur le conseil d’administration», confirme la dame de fer. «Les femmes apportent un côté empa­thique et émotif aux dis­cussions, et c’est parfait pour l’équilibre. Mais au bout du compte, business is business.» Le côté positif ? «Je ne serais pas la femme que je suis sans tous ces hommes qui ont cru en moi.» Lors des Fidéides de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec, en mars, le Train de Charlevoix a remporté les honneurs dans la catégorie « Événe­ment ou attraction touristique de l’année».

Nancy Belley