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Monde

Poutine prêt à rencontrer Kim Jong Un

SÉOUL — Vladimir Poutine s'est déclaré prêt à rencontrer le dirigeant nord-coréen «à une date rapprochée», dans un message adressé à Kim Jong Un, au moment où la péninsule coréenne connaît une remarquable détente, a rapporté mercredi l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

M. Poutine avait déjà invité M. Kim et le président sud-coréen Moon Jae-in au Forum économique de l'Est, prévu du 11 au 13 septembre à Vladivostok (est de la Russie).

Dans un message adressé à M. Kim à l'occasion de la Journée nationale de la libération, qui commémore au Nord la fin de la présence coloniale japonaise en 1945, le président russe a réitéré selon KCNA sa proposition de sommet.

Selon le message repris par l'agence KCNA, M. Poutine a assuré Kim Jong Un être «prêt» à le rencontrer à «une date rapprochée pour discuter des questions urgentes liées aux relations bilatérales et aux questions importantes dans la région».

Il a exprimé l'espoir de développer «la coopération réciproque et notamment la réalisation du projet tripartite», qui impliquerait aussi Séoul, selon l'agence.

De son côté, M. Kim a également adressé d'après KCNA un message au président russe, en relevant que les «puissantes racines» de leurs relations bilatérales plongeaient dans leur lutte commune contre le Japon pendant la guerre.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a confirmé à la presse l'envoi de ce message où M. Poutine «a souligné son envie et sa volonté d'établir un dialogue» avec Kim Jong Un.

Interrogé sur une éventuelle rencontre entre Vladimir Poutine et Kim Jong Un à Vladivostok, il a souligné que le Forum économique de l'Est «est ouvert à tous les dirigeants régionaux», tout en précisant qu'«aucune confirmation de (la participation de) Pyongyang n'a été reçue à ce jour».

Charlevoix accueille le monde

Mme Ginette Gauthier

Le nom de Ginette Gauthier résonne au cœur du Domaine Forget depuis 40 ans. Sous la gouverne de Françoys Bernier, elle fut d’abord directrice des opérations avant de prendre les rennes de la direction générale au décès de ce dernier en 1993.  La directrice générale  a littéralement le Domaine Forget tatoué sur le cœur. « C’est un lieu de vie tellement important, tellement inspirant. C’est une chance incroyable de pouvoir travailler dans un milieu qui crée du beau, qui touche les gens et qui stimule de si belles rencontres », avoue humblement celle qui, depuis 40 ans, voit à la destinée de l’institution de Saint-Irénée.

Grâce à sa passion et à sa détermination – et bien sûr à celle d’un conseil d’administration hautement dédié et ultra dynamique – le Domaine Forget réussit chaque année à fermer la boucle d’un budget de 4 millions de dollars en allant chercher une grande partie du financement en revenus autonomes, un exploit dans le milieu des organismes culturels à but non lucratif. « Ma plus grande fierté, c’est d’avoir conservé intacte la mission de Françoys Bernier : celle de créer de véritables rencontres entre de grands musiciens et des élèves de partout dans le monde ». Et celle bien sûr, de démocratiser la musique classique auprès d’un grand nombre de mélomanes, tout ça dans le cadre idyllique de Charlevoix.

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L’économie et l’avenir

Les 8 et 9 juin, l’attention se tournera vers Charlevoix à l’occasion du Sommet réunissant les chefs d’État des sept pays industrialisés formant le G7. Les quelque 30000 citoyens répartis dans les 13 municipalités de Charlevoix se préparent depuis des mois en vue de cet événement mondial. Dans cette série, le Groupe Capitales Médias aborde les grands thèmes de ce sommet tel que vus et vécus par les Charlevoisiens.

Longtemps fragilisée par l’isolement, l’économie de Charlevoix a connu sa part d’ombre et de lumière. Aujourd’hui, malgré un vieillissement de la population supérieur au reste du Québec et une pénurie de main-d’œuvre préoccupante, la région se taille une place enviable au soleil. Une chose est sûre, la santé de son économie passe par la synergie d’acteurs de première ligne qui, ensemble, mettent l’épaule à la roue pour faire rayonner Charlevoix.

Un brin d’histoire 
Longtemps, l’économie de Charlevoix tira profit de la foresterie et du cabotage. Dans les premières décennies du 20e siècle, la construction de routes et celle du chemin de fer reliant Québec à Charlevoix viendront sortir la région de son isolement et contribuer à son essor économique. L’industrie touristique se met alors en place. C’est dans le secteur Pointe-au-Pic, berceau de la villégiature de Charlevoix, que tout commence avec l’arrivée des premiers villégiateurs, de riches Américains naviguant sur les bateaux de Canada Steamship Lines. Dès le milieu du 20e siècle, le tourisme s’impose comme une activité économique majeure. 

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Main-d’œuvre, relève et entrepreneuriat

La pénurie de main-d’œuvre et le besoin de relève figurent en tête de liste des préoccupations actuelles. «Pour dix personnes qui partent à la retraite, on en a que cinq pour les remplacer», affirme Claudette Simard, préfet de la MRC de Charlevoix. Les entre­prises devront faire preuve d’ingéniosité pour renverser la vapeur, retenir la main-d’œuvre locale et inciter d’autres travailleurs à s’établir dans la région. «Mais pour attirer la main-d’œuvre, il faut aussi de l’hébergement accessible pour les employés et les familles qui viendront s’installer ici. C’est un autre défi», poursuit la préfet et mairesse de Saint-Urbain.

Des programmes de recru­tement conjoints se mettent en place. La SÉPAQ et le Massif travaillent ensemble à un projet pilote afin de permettre à leurs employés respectifs de travailler 10 à 11 mois par an. «Il faut désor­mais développer une vision commune à 360 degrés», affirme Frédéric Sujobert, v.-p. opérations du Groupe Le Massif. En parallèle, le gouvernement du Québec a récemment mis sur pied un groupe tactique d’intervention économique, le GTIE. «Il s’agit d’une stra­tégie d’attractivité et de rétention de la population qui s’ajoute
aux efforts de VISE Char­levoix», mentionne Claudette Simard. 

De plus en plus, on met en place des formations spécialisées correspondant aux besoins réels de Charlevoix. Au Centre d’études collégiales en Charlevoix, la Coop de l’Arbre – coopérative de solidarité ultra dynamique – a notamment monté un programme de 210 heures sur les métiers de la foresterie : une première au Québec.

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Rayonnement régional et opportunités

La présence de grands em­ployeurs est essentielle au rayonnement de Charlevoix. «Ces dernières années, du côté de Charlevoix-Ouest, Le Massif, les Entreprises Jacques Dufour et Fils, Groupe Océan, Simard Suspension et la Microbrasserie Charlevoix ont beaucoup investi pour accroître leurs activités, stimuler la création d’emplois et promouvoir le rayonnement ré­gional », affirme Claudette Simard.

Côté est, le Fairmont Manoir Richelieu continue de figurer parmi les principaux acteurs économiques tandis que l’entreprise Fibrotek de Clermont – qui embauche déjà une centaine de travailleurs – est un bel exemple d’une nouvelle économie qui se met en place au niveau des matériaux composites et de l’usinage, notamment dans le domaine de l’automobile et de l’aéronautique. À la fin 2017, Produits forestiers Résolu a investi 20 millions pour devenir propriétaire à 100% de Donohue Malbaie qui détient et exploite une usine à papier à Clermont. Selon Michel Couturier, maire de La Malbaie, «l’économie reprend du service après de lourdes pertes d’emploi dues à la fermeture de Général Câble et la restructuration de Résolu, il y a trois ans».

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Charlevoix demain? Haut la main!

Réflexion sur l’hébergement, les investissements, la diversification de l’offre, les efforts de recrutement et de marketing conjoints des grands joueurs de l’industrie touristique; les défis sont là. Tous les éléments sont en place pour faire rayonner Charlevoix à grande échelle : qu’on pense au Manoir Richelieu (membre du groupe Fairmont), au Groupe Germain (partout au Canada), à la SÉPAQ, aux projets du Groupe Le Massif et aux efforts de Tourisme Charlevoix sur les marchés internationaux.

On attend bien sûr impatiemment la venue du Club Med, un projet évalué à 120 millions de dollars, prévu à la base du Massif dès 2020. «C’est un projet porteur de richesse et de création d’emplois qui constitue une vitrine exceptionnelle pour Charlevoix sur la scène internationale. En plus d’attirer de nouveaux touristes étrangers, il aura un impact direct sur le développement économique régional», affirme Caroline Simard, députée de Charlevoix-Côte‑de‑Beaupré et adjointe parlementaire de la ministre du Tourisme. 

À terme, ce projet vise la création de 325 emplois directs en plus de générer +/- 700 emplois lors de la construction de son hôtel de 300 chambres à Petite-Rivière-Saint-François. La volonté de Xavier Mufraggi, président du Club Med, est d’en faire « un véritable projet 418 ». Un projet non seulement québécois mais inclusif de tout Charlevoix. La volonté est claire: positionner Charlevoix comme destination d’excellence sur l’échiquier mondial.

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Les Immeubles Charlevoix: une maison de courtage distincte

Louise Bédard a toujours « tripé » immobilier. Il y a 35 ans, elle fondait Les Immeubles Charlevoix, une signature pionnière en courtage et location touristique. Sur ses pancartes, pas de photos mais un bel oiseau emblématique déjà prêt à s’envoler au-delà des frontières de Charlevoix. Petite histoire d’une grande image de marque!

L’immobilier autrement
En 1983, Louise Bédard possède déjà cinq ans d’expérience en immobilier quand elle décide de se lancer en affaires. « Pour faire de l’immobilier dans Charlevoix, il faut vivre dans Charlevoix », précise la fondatrice d’une entreprise qui aujourd’hui a des bureaux à Baie-Saint Paul, La Malbaie et dans le Vieux-Québec. «J’ai des pied-à-terre partout», rigole la femme d’affaires aguerrie. Au-delà de l’investissement que représente l’achat d’une maison, Louise Bédard est d’avis qu’il s’agit aussi de vouloir adhérer à un milieu de vie. «Nous avons des propriétés qui se démarquent pour l’art de vivre qu’elles proposent». Et ces propriétés, elles sont à vendre ou à louer.

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Biodiversité et changements climatiques

Les 8 et 9 juin, l’attention se tournera vers Charlevoix à l’occasion du Sommet réunissant les chefs d’État des sept pays industrialisés formant le G7. Les quelque 30000 citoyens répartis dans les 13 municipalités de Charlevoix se préparent depuis des mois en vue de cet événement mondial. Dans cette série, le Groupe Capitales Médias aborde les grands thèmes de ce sommet tel que vus et vécus par les Charlevoisiens.

Charlevoix est une terre d’exception. Reconnue comme Réserve de biosphère par l’Unesco en 1988, l’endroit cherche à protéger sa biodiversité et ses écosystèmes à tout prix. Son microclimat en fait une terre où il fait bon vivre mais où il faut désormais apprendre à composer avec les humeurs d’une planète qui se métamorphose. Ici, on agit et on interagit!

En janvier, le premier ministre du Canada Justin Trudeau l’affirmait devant la Chambre de commerce de Charlevoix. «Il est non seulement possible mais désor­mais nécessaire de trouver un équilibre entre la croissance de l’économie et la protection de notre environnement». Les chefs d’État en débattront longuement au Sommet du G7. Dans Charle­voix, qu’en est-il? Quelles sont les politiques mises de l’avant pour protéger le paysage et sa biodiversité? Comment les changements climatiques vont-ils influencer l’offre touristique? Quels sont les risques et les opportunités? Nous avons posé la question à différents intervenants du milieu.

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Les paysages avant tout

Les paysages et la villégiature arrivent en tête de liste des raisons de venir dans Charlevoix. Pour protéger ceux-ci, les MRC de Charlevoix, Charlevoix-Est et Côte-de-Beaupré ont créé la Table de concertation sur la mise en valeur des paysages, en 2004. «Le projet de développement du Massif avait alors initié une grande réflexion de la part des inter­venants du milieu. Aujourd’hui, cette même Table de concertation s’est élargie à l’ensemble de la Capitale-Nationale», affirme Karine Horvath, directrice générale de la MRC de Charlevoix.

L’organisme a également mis sur pied un plan de développement de la zone agricole (PDZA). «Il s’agit d’un outil de mise en valeur et de protection du territoire agricole. Il peut aussi être générateur de développement social et économique», mentionne Karine Horvath. «Dans la foulée du PDZA et depuis deux ans, la Banque de terres a permis à de jeunes aspirants agriculteurs l’accessibilité à des terres inexploitées ou en friche en plus de jumelages avec des agriculteurs en quête de relève». Aujourd’hui, la MAPAQ a ouvert le programme – devenu l’Arterre – à l’ensemble de la province.

La MRC a également un rôle majeur dans la gestion de la «forêt habitée du Massif», un territoire public où cohabitent de nombreux usages: du prélèvement forestier à la station de ski, en passant par les sentiers pédestres et les opérations de canyoning. «Nous encadrons suffisamment, et de façon concertée, pour faire en sorte que chaque exploitant soit conscient du besoin d’équi­libre entre le développement social, économique, environnemental et culturel du territoire», poursuit Karine Horvath. 

Protéger le paysage, c’est aussi analyser comment les chan­ge­ments climatiques vont influencer la biodiversité; observer les migra­­tions des espèces envahissantes qui fragilisent celle-ci notamment dans la forêt boréale; voir comment le ré­chauffement des lacs et des rivières aura un impact non seulement sur les espèces qui y vivent mais sur les revenus directs des nombreuses pourvoiries de la région. 

SAVIEZ-VOUS QUE...
Plus de 100000 arbres seront plantés majoritairement dans la Réserve de la biosphère de Charlevoix pour compenser les 15000 tonnes de gaz à effet de serre du G7?

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Direction carbone zéro

Enjeu central et planétaire du 21e siècle, la lutte aux changements climatiques est le sujet de l’heure. Pour contrer ses effets dévastateurs, la Réserve de la biosphère de Charlevoix a mis sur pied un programme de reconnaissance environnementale qui encourage les commerces, les institutions les industries à obtenir la certification Carbone-Paysage. Comment ça fonctionne? «On évalue les gaz à effet de serre produits par une entreprise et on compense ces GES par la plan­tation d’arbres utiles dans des endroits stratégiques», explique Antoine Suzor-Côté, ajoutant que déjà plus de 50 entreprises parti­cipent au programme.

Le Sceau Hubert Reeves
Fondé en 2011, l’Observatoire de la géosphère de Charlevoix (OGC) voit à la valorisation du patrimoine naturel qu’est l’astroblème de Charlevoix, un cratère formé par l’impact d’une météorite. Il contribue également à la vulgarisation et la recherche scientifique dans le secteur des sciences de la Terre. Parmi ses projets en développement, figure notamment la création du Pavillon Hubert-Reeves-en-Charlevoix, un projet de 15 millions $. Son annonce serait imminente. Un projet de géoparc – premier géoparc de l’Unesco au monde à s’établir dans le cratère d’une météorite – est également en incubation.