[Boomers] Une retraite active

La relation entre les grands-parents et les petits-enfants

«En présence des grands-parents et des petits enfants, le passé et le futur surgissent dans le présent», disait l’anthropologue américaine Margaret Mead. À n’en pas douter, les grands-parents québécois adorent leurs petits-enfants. Lors d’un sondage Crop publié en 2015, 78% des grands-parents ont affirmé faire partie de la vie de leurs petits-enfants, soit en les gardant, en les accompagnant lors d’activités scolaires ou encore au moment des vacances annuelles.

Une saine relation

Et c’est tant mieux! Non seulement cette relation intergénérationnelle leur procure des moments de grand bonheur, mais elle pourrait aussi leur donner quelques années de plus à vivre. En effet, une étude menée sur une période de 20 ans par l’université australienne Edith-Cowan auprès de 500 adultes âgés entre 70 et 103 ans a révélé que les grands-parents qui s’occupent souvent de leurs petits-enfants vivent en moyenne 5 ans de plus que les autres. Une autre étude réalisée par le Centre médical universitaire de Hambourg-Eppendorf auprès 3849 grands-parents âgés de 40 à 85 ans a démontré que les grands-parents qui consacrent une partie de leur temps à s’occuper de leurs petits-enfants se sentent moins seuls et isolés. 

À une époque où les parents travaillent à temps plein et ont beaucoup moins de temps de qualité à consacrer à leurs enfants, le rôle des grands-parents revêt une très grande importance pour le bonheur de tous les membres du clan. Toutefois, les grands-parents ne doivent pas se substituer au rôle des parents et ils ne doivent pas se sentir obligés de s’occuper de leurs petits-enfants. Aussi, ils ne devraient pas être considérés comme un service de garderie sans frais.

Un droit fondamental

En revanche, les grands-parents devraient avoir accès à leurs petits-enfants. C’est un droit fondamental. La loi prévoit en effet que les parents ne peuvent, sans motif grave, faire obstacle aux relations personnelles des enfants avec leurs grands-parents. « S’il est difficile ou impossible pour les grands-parents de voir leurs petits-enfants à cause du refus des parents, ils peuvent présenter une demande à la Cour supérieure du Québec pour obtenir des droits d’accès. Les droits d’accès permettent à un adulte qui n’a pas la garde d’un enfant d’avoir des contacts avec cet enfant», peut-on lire sur le site educaloi.qc.ca.

«Pour prendre sa décision, le juge prendra toujours en compte l’intérêt des petits-enfants en priorité, et non l’intérêt des grands-parents ou celui des parents, indique Éducaloi, dont la mission est d’informer les citoyens du Québec sur la loi, leurs droits et leurs obligations.  Il prendra aussi en compte le but de la demande des grands-parents. Selon la loi, l’objectif doit être de permettre aux petits-enfants de connaître leurs grands-parents et de développer des liens affectifs avec eux. Toujours dans l’intérêt des enfants, le juge peut décider de limiter les contacts des grands-parents avec leurs petits-enfants.»