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Les jeux vidéo pour prévenir le déclin cognitif chez les aînés

On sait déjà que les activités qui stimulent le cerveau comme la lecture, l’apprentissage d’une autre langue et certains jeux tels que les échecs, les mots croisés, le sudoku et le scrabble permettent d’améliorer sa mémoire et de ralentir le vieillissement du cerveau. Des études récentes montrent que les jeux vidéo seraient également bénéfiques pour prévenir le déclin cognitif chez les personnes âgées.

Attention, il n’est pas question ici de jeux de tir à la première personne (First Person Shooter) comme ceux auxquels s’adonnent les ados et les que des chercheurs de l’Université McGill accusent de causer une atrophie du cerveau. Il s’agit plutôt de jeux dits «sérieux» serious games à vocation pédagogique ou conçus spécialement pour entraîner le cerveau. Toutefois, sérieux ne veut pas dire qu’ils ne sont pas amusants.

Exercer ses neurones

L’étude NeuroRacer, menée par l’Université de la Californie, a démontré que les aînés qui jouaient à ces jeux d’entraînement à raison d’une heure, trois fois par semaine, tout en augmentant régulièrement le niveau de difficulté, ont réussi à améliorer leur capacité d’attention, leur mémoire à court terme, mais aussi leur capacité à réaliser plusieurs tâches en même temps. Des études subséquentes ont révélé que ces jeux de stimulation cognitive permettaient de prévenir l’apparition de démences telles que la maladie d’Alzheimer. 

La popularité des jeux d’entraînement cérébral ne date pas d’hier. En 2005, le jeu Quel âge a votre cerveau? du Dr Kawashima sur la Nintendo Wii s’est vendu à 30 millions d’exemplaires. Avec l’avènement des tablettes électroniques, de nombreuses applications ont vu le jour au cours des dernières années. La plupart peuvent être téléchargées gratuitement, mais exigent un abonnement pour pouvoir être utilisées sur une base régulière.

Un cerveau sain dans un corps sain

L’une d’elles, l’application BrainHQ développée par Posit Science, repose sur les travaux de recherche du Dr Michael Merzenich, un pionnier dans le domaine de la plasticité cérébrale. Également appelée neuroplasticité, la plasticité cérébrale ou neuronale est la capacité du cerveau à évoluer et à changer tout au long de la vie d’un individu. Pour le stimuler, il faut éviter la routine en introduisant constamment de nouvelles activités qui l’obligeront à s’adapter, voire à développer de nouveaux réseaux neuronaux : apprendre à jouer d’un instrument de musique, s’inscrire à des cours, s’initier à l’astronomie, etc.

L’exercice physique aide également à améliorer sa mémoire et ses fonctions cognitives en général. Non seulement le sport permet d’oxygéner le cerveau, mais il aide aussi à évacuer les toxines. Bien s’alimenter, éviter le stress, faire de la méditation, se reposer et dormir convenablement sont autant de bonnes habitudes à adopter lorsqu’on souhaite rester jeune de corps et d’esprit. 

Les neurones de notre cerveau, comme les muscles de notre corps, suivent le principe que les anglais désignent par l’expression use it or lose it, ce qui signifie que l’on finit par en perdre l’usage si on ne s’en sert pas. Tenez-vous le pour dit! Le secret de la jeunesse éternelle est de se garder en forme physiquement et mentalement !