VILLE DE QUÉBEC, SÉCURITÉ EN MILIEU ISOLÉ

Avant de vous éloigner, prévoyez !

Les longues randonnées en motoneige ou en VTT sont de plus en plus prisées. L’envie de découvrir des contrées éloignées, de s’évader dans des milieux isolés gagne en popularité, mais ce n’est pas sans risque. Certaines mesures de précaution très simples peuvent faire toute la différence pour assurer votre sécurité.

«Lorsqu’on prévoit partir dans des endroits éloignés ou isolés, il faut toujours garder à l’esprit qu’il n’y aura peut-être pas de réseau cellulaire ou que les services d’urgence mettront du temps à nous rejoindre», commence Bill Noonan, officier média-prévention à la Division des communications en sécurité publique de la Ville de Québec.

Lorsque vous préparez une sortie en milieu isolé, vous devez garder en mémoire les quatre grands thèmes qui assureront votre sécurité.


« Je dis où je vais.Je sais où je suis.Je garde le contact.Je compte d’abord sur moi. »
Bill Noonan

Je dis où je vais

Il est très important d’informer votre entourage de l’endroit où vous allez. Même pour une sortie de courte durée, vous devez expliquer votre parcours et décrire l’itinéraire prévu. On ne part jamais sans prévenir.

Renseignez vos proches de votre horaire, de l’heure prévue de votre retour,  les moments où vous pensez éventuellement passer à des endroits fréquentés ou faire une pause à une étape connue. Plus vos renseignements seront précis, plus grande sera votre sécurité.

Je sais où je suis

Privilégiez les endroits que vous connaissez, des lieux familiers ou des sentiers fédérés, biens balisés. Ayez toujours avec vous une carte des sentiers, une boussole ou encore un équipement technologique de repérage GPS. Vous devez également identifier des points de repère pour être capable, en cas de besoin, de diriger adéquatement les secours.

«Il est préférable de ne pas partir seul en randonnée dans un milieu isolé ; mieux vaut partir à deux véhi­cules», précise encore Bill Noonan qui précise que «de jour, comme de nuit, il faut allumer ses phares blancs à l’avant et ses phares rouges à l’arrière pour garantir une bonne visibilité.»

Sur un chemin inconnu, il faut aussi redoubler de prudence, être toujours conscient qu’un accident est vite arrivé et que la distance entre nous et les secours peut être grande. La météo a aussi une grande influence. Il faut toujours se renseigner avant le départ du temps prévu.

Il faut aussi garder à l’esprit les types de danger que l’on pourra rencontrer. En hiver, par exemple, il faut savoir si le sentier passe sur un lac ou une rivière gelée pour s’assurer que l’épaisseur de la glace soit suffisante pour une traversée sécuritaire (5 pouces/12 cm pour une motoneige ou un VTT).

Je garde le contact

«Soyez conscient que les cellulaires ne passent pas partout, surtout lorsqu’on s’éloigne des grands axes de communication », poursuit l’officier de la Division des communications en sécurité publique de la Ville de Québec. Il existe des téléphones satellites ou des dispositifs de messageries (SPOT) qui utilisent les coordonnées GPS qui peuvent être très utiles.

Ne pas partir seul est le meilleur moyen de garder le contact en cas de bris, d’accident ou de blessure. Un deuxième véhicule et une autre personne seront d’un grand secours et permettront d’assurer une liaison avec les services d’urgence.

Je compte d’abord sur moi

«En milieu isolé, loin de la population, il faut d’abord être capable de compter sur soi-même. Bien connaître le véhicule qu’on utilise, s’assurer qu’il soit en bon état méca­nique avant le départ, porter des vêtements adaptés aux conditions météorologiques et respecter les consignes de sécurité sont des conditions de base», ajoute encore Bill Noonan.

Des outils pour les réparations mécaniques, une bougie d’allumage, une courroie d’entraînement, de l’antigel et une sangle de remorquage de 10 m notamment sont conseillés pour faire face aux incidents mécaniques. Une lampe de poche, un sifflet, des allumettes à l’épreuve de l’eau, une petite scie ou une petite hache ainsi que des pinces multi-usages et un canif seront aussi bien pratiques.

Ayez également une trousse de premiers soins avec son manuel, une couverture légère en aluminium, des «hot pad» pour les pieds et les mains, des gants supplémentaires et de la nourriture (noix, barres protéinées) et de l’eau, car les secours peuvent mettre du temps à vous rejoindre en milieu isolé.

Les services d’urgence de la Ville de Québec, soit la protection contre les incendies et le service de police, sont équipés pour intervenir en milieu isolé en cas d’accident, mais il faudra un délai pour que les secours et les paramédicaux vous rejoignent. 

Gardez à l’esprit les quatre règles de base lorsque vous partez en sortie pour une promenade en motoneige, une randonnée, une escalade sur glace ou une autre activité en milieu isolé.

www.ville.quebec.qc.ca/prevoyez