UNIVERSITÉ LAVAL AU CŒUR DE NOS VIES

Mieux protéger les droits des aînés

En collaboration avec Le Soleil, l’Université Laval signe une série d’articles présentant les retom­bées de ses recherches sur le quotidien des gens. Cette semaine, nous mettons en lumière la Faculté de Droit.

Alors que la population vieillit, les aînés peuvent s’avérer une cible de choix pour des gens mal intentionnés. La protection de leurs droits passe souvent par l’information. En matière d’abus financiers par exemple, les juristes peuvent jouer un rôle en matière de prévention. Christine Morin, professeure à la Faculté de droit de l’Université Laval, travaille notamment sur cet enjeu. 

Savez-vous vraiment ce que signifie une procuration générale? Si vous la signez pour permettre à un proche de gérer vos biens et vos finances, pourrez-vous continuer à faire vous-même des transactions? Bien sûr que oui! Pourtant, lors d’une recherche-action, le quart de la centaine de personnes âgées autonomes sondées, de Montréal et Québec, n’était pas au courant. Cette étude de la Chaire de recherche Antoine-Turmel sur la protection juridique des aînés, dont Christine Morin est titulaire, a été réa­lisée avec Option consom­mateurs. On a aussi demandé aux participants si la procuration peut être révoquée en tout temps, sans l’accord du mandataire. Encore une fois, la réponse est affirmative et seulement les deux tiers des répondants étaient au courant. 

«Les avocats, les notaires et les conseillers financiers tiennent souvent pour acquis que tout le monde connaît cette information, mais nous avons vu qu’une grande proportion de personnes âgées ne connaissent pas bien les différents instruments juridiques qu’elles signent et qu’elles les signent néanmoins», explique Christine Morin. 

Ces documents peuvent bien sûr être très utiles. Par exemple, si une personne âgée passe plusieurs mois par année à l’extérieur du pays. «Si ces outils sont mal utilisés, ils peuvent cependant mener à des abus, précise Me Morin. C’est comme signer un chèque en blanc. Le man­dataire doit vraiment être de confiance.» 

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L’intelligence artificielle au service de la médecine de précision

En collaboration avec Le Soleil, l’Université Laval signe une série d’articles présentant les retom­bées de ses recherches sur le quotidien des gens. Cette semaine, nous mettons en lumière la Faculté des sciences et de génie.

L’intelligence artificielle (IA) se trouve déjà à plusieurs endroits, comme derrière votre autocorrecteur, dans la reconnaissance faciale de Facebook ou derrière la machine devenue imbattable aux échecs. Prochainement, votre médecin pourrait, grâce à l’IA, vous prescrire des médicaments en fonction de votre profil bien particulier pour maximiser les chances de succès du traitement. C’est, entre autres, ce sur quoi travaille François Laviolette, chercheur dans le domaine de l’IA au Département d’informatique et de génie logiciel (IFT) de la Faculté des sciences et de génie de l’Université Laval (ULaval).

«Plus on sera capable de bien comprendre le corps humain et les spécificités de chaque personne, meilleurs seront les diagnostics et la prédiction de la réponse ou de la non-réponse d’une personne à un médicament à l’aide de l’IA, explique François Laviolette. Nous sommes encore au début des avancées de l’IA en médecine personnalisée: le meilleur est à venir.»

L’un des enjeux qui freinent le développement de l’IA en santé est l’accessibilité aux données. «Généralement, les études réalisées incluent une centaine de pa­tients, 1000 lorsqu’on est très chanceux, mais ce n’est pas suffisant pour bien faire fonctionner l’IA, précise le chercheur. La donnée, c’est ce qui fait fonctionner l’IA. Puis, les protocoles de recherche sont différents d’une étude à une autre, alors c’est complexe de combiner plusieurs études afin d’avoir accès à une quantité plus importante de données. Il faut aussi considérer l’enjeu très important de la protection des renseignements personnels.» 

Ces défis ne sont toutefois pas près d’arrêter François Laviolette. Il est d’ailleurs arrivé à développer un algorithme capable de prédire la résistance d’une bactérie à un antibiotique malgré la rareté des données. «Cela a été possible en intégrant à l’algorithme des connaissances a priori, comme les mécanismes les plus importants liés à la résistance, pour lui permettre de converger plus rapidement», explique François Laviolette, qui dirige aussi le Centre de recherche de données massives (CRDM) de l’Université Laval qui compte 50 chercheurs et développe des collaborations avec l’industrie en vue de mieux s’attaquer aux défis des données. 

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55 ans et plus: maintien en emploi, retraite ou retour au travail ?

En collaboration avec Le Soleil, l’Université Laval signe une série d’articles présentant les retom­bées de ses recherches sur le quotidien des gens. Cette semaine, nous mettons en lumière la Faculté des sciences de l’administration.

Mieux répondre aux attentes des travailleurs de 55 ans et plus pour les inciter à rester actifs plus longtemps sur le marché du travail : au-delà des bonnes intentions, cela devient de plus en plus un impératif. Alors que la population québécoise vieillit rapidement, à l’instar des autres nations industrialisées, ces travailleurs représentent une partie de la solution à l’enjeu de pénurie de main-d’œuvre auquel font face les entreprises. Ce phénomène est étudié depuis une dizaine d’années par Marie-Ève Dufour, professeure et chercheuse en ressources humaines à la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval (FSA ULaval). 

La retraite n’est plus le chemin à sens unique d’autrefois. Dans le cadre d’un projet de recherche, on a observé qu’environ 55 % des travailleurs du secteur des soins de la santé qui ont pris leur retraite sont soit retournés par la suite sur le marché du travail, soit ont tenté de le faire. Dans le secteur des hautes technologies, on atteint près de 61%. 

«La retraite n’est plus un moment ponctuel dans le temps, mais un processus qui s’étend sur une certaine période et au cours duquel on peut observer des entrées et des sorties du marché du travail », explique Marie-Ève Dufour qui a fait ces constats à la suite de sondages réalisés auprès de milliers de travailleurs en 2014-2015 avec Tania Saba, sa collègue de l’Université de Montréal. 

Pourquoi tous ces allers-retours ? Ce n’est pas qu’une question d’argent, a découvert la chercheuse.  «En fait, la majorité des retraités que nous avons questionnés avaient une perception de leur situation financière à la retraite allant d’acceptable à saine, précise-t-elle. Nous avons découvert plusieurs raisons plus personnelles à ces retours sur le marché du travail, comme l’offre d’un emploi intéressant, le désir de continuer à contribuer ou encore la recherche de défis.»

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L’humain doit-il toujours être performant ?

En collaboration avec Le Soleil, l’Université Laval signe une série d’articles présentant les retom­bées de ses recherches sur le quotidien des gens. Cette semaine, nous mettons en lumière la Faculté de théologie et de sciences religieuses. 

Lorsqu’il étudiait en anatomie et en biologie cellulaire en vue de devenir chirurgien, Cory Andrew Labrecque a vu sa grand-mère atteinte d’alzheimer venir s’installer dans la résidence familiale. Très proche d’elle, il trouvait la situation extrêmement difficile et faisait le maximum pour s’en occuper. Or, des collègues lui disaient de ne pas trop s’en faire parce que, maintenant qu’elle était atteinte d’alzheimer, sa grand-mère n’était plus vraiment elle-même. 

Une personne avec ce genre de maladie demeure-t-elle une personne? La vieillesse et la mort sont-elles des ennemies à combattre? Des pistes de réflexion à ces questions peuvent-elles être trouvées dans les grandes religions? Voilà le genre d’enjeux éthiques qui ont commencé à intéresser Cory Andrew Labrecque. Il a finalement changé ses plans de carrière pour bifurquer vers l’éthique théologique et la bioéthique. Il est maintenant professeur à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval.

«Qu’on soit dans le do­­maine de la médecine, du génie ou des sciences sociales, qu’on soit croyant ou pas, ces ques­­tions liées à la bioéthique en fin de vie, comme l’aide médicale à mourir et la cessation de l’alimentation et de l’hydratation assistées, nous touchent tous parce que nous avons tous des membres de la famille qui sont rendus là», affirme le chercheur, qui s’est installé à Québec après un séjour comme professeur à l’Université Emory à Atlanta, en Géorgie. 

La dignité humaine est-elle liée aux fonctions humaines ?
Dans notre société, on définit souvent une personne par ses fonctions et ses capacités cognitives et com­mu­­­­­­nicationnelles. «C’est pourquoi, lors­qu’on commence à perdre ces aptitudes, c’est comme si on perdait notre dignité humaine», constate M. Labrecque, qui a consacré sa maîtrise à ce sujet.

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Un chercheur à l’origine d’une révolution génétique

En collaboration avec Le Soleil, l’Université Laval signe une série d’articles présentant les retom­bées de ses recherches sur le quotidien des gens. Cette semaine, nous mettons en lumière la Faculté des sciences et de génie

C’est en cherchant comment les bactéries cultivées pour fabriquer le fromage et le yogourt arrivaient à se défendre contre des virus – les bactériophages – que Sylvain Moineau a contribué à la découverte, en 2007, du fonctionnement du système CRISPR-Cas. En 2010, ce professeur au Département de biochimie, de microbiologie et de bio-informatique à l’Université Laval et son équipe démontraient pour la première fois que ce système de défense déployé par les bactéries et sa protéine Cas9 pouvait détruire des virus en coupant de manière très précise leur ADN. Grâce à ces résultats, des équipes de recherche internationales créaient, en 2012, CRISPR-Cas9, un outil de modification du génome qui révolutionne le monde des sciences biologiques. 

Une découverte aux multiples applications
L’été dernier, une équipe de chercheurs basée aux États-Unis a corrigé, pour la première fois, un gène défectueux chez des embryons humains. À l’aide de CRISPR Cas9, les scientifiques ont coupé un génome pour en retirer la portion responsable d’une maladie génétique. Le développement des embryons, qui n’étaient pas destinés à l’implantation, a par la suite été interrompu, mais leur analyse a démontré que la procédure avait été concluante. Toujours aux États-Unis, on a réussi, grâce à CRISPR-Cas9, à retirer le gène qui fait brunir le champignon de Paris. On souhaite ainsi réduire le gaspillage alimentaire. 

Ces exemples d’avancées, réalisées grâce aux ciseaux à découper l’ADN, n’auraient pas été possibles sans que Sylvain Moineau décor­tique le système CRISPR-Cas. Et, depuis, le monde de la recherche s’emballe. «CRISPR-Cas9 peut modifier le génome d’à peu près n’importe quel organisme –plantes, insectes, animaux, humains– et il est relativement facile à utiliser pour les gens formés en sciences biologiques», raconte le professeur. 

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Payer sa juste part

En collaboration avec Le Soleil, l’Université Laval signe une série d’articles présentant les retom­bées de ses recherches sur le quotidien des gens. Cette semaine, nous mettons en lumière la Faculté de philosophie de l’Université Laval.

Vous travaillez fort pour chaque dollar gagné. À chacune de vos payes, vous éprouvez une certaine irritation en regardant la part retenue par les gouvernements. Mais si, en réalité, ce que vous avez gagné ne vous appartenait pas complètement ? C’est la théorie sur laquelle travaille Patrick Turmel, professeur à la Faculté de philosophie de l’Université Laval.

Spécialiste d’éthique économique, Patrick Turmel estime que le revenu qu’on gagne chaque semaine ne nous appartient pas entièrement. «La première chose à noter est qu’il n’y a pas d’économie de marché sans État, donc sans impôt», affirme le professeur. Parce qu’au-delà des services directs qu’il offre à la population, l’État assure l’existence des institutions qui rendent possible de recevoir de l’argent en échange de notre travail ou de nos biens, notamment la protection du droit de propriété, le respect des contrats, voire l’institution de la monnaie elle-même.

Le professeur Turmel va plus loin et affirme qu’il ne peut y avoir non plus de démocratie sans impôt. «L’impôt offre à une société démocratique les ressources qui lui permettent de faire des choix collectifs et de les mener à bien.» 

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Misons sur la finance inclusive d'ici et d'ailleurs

En collaboration avec Le Soleil, l’Université Laval signe une série d’articles présentant les retom­bées de ses recherches sur le quotidien des gens. Cette semaine, nous mettons en lumière la Faculté des sciences de l'administration de l’Université Laval.

Des entreprises qui n’ont pas de financement, des gens qui n’ont pas de compte en banque ni d’accès au crédit: dans plusieurs pays d’Afrique, c’est courant, voire souvent la norme. Si cette non-inclusion financière est lourde de conséquences pour les populations africaines, elle l’est aussi pour les gens d’affaires canadiens et des autres pays qui se coupent ainsi de précieux liens d’affaires avec le deuxième continent le plus populeux du monde. C’est sur ce défi d’inclusion que travaille Issouf Soumaré, professeur  à la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval (FSA ULaval). 

«Ici, les PME sont nombreuses et on leur doit une grande partie du développement économique, mais dans plusieurs pays d’Afrique, la situation est très difficile parce que les PME n’ont souvent pas accès aux services financiers appropriés, ce qui limite énormément leur croissance», explique Issouf Soumaré. 

Le chercheur, qui participe à un grand projet international de recherche pour assurer le développement inclusif de la finance, travaille particulièrement sur le rôle des banques étrangères dans les pays africains. 

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Le droit comme outil de changement social

En collaboration avec Le Soleil, l’Université Laval signe une série d’articles présentant les retom­bées de ses recherches sur le quotidien des gens. Cette semaine, nous mettons en lumière la Faculté de droit de l’Université Laval.

On a attrapé Louise Langevin, professeure de droit à l’Université Laval, dans les premiers jours de janvier, alors qu’elle terminait un marathon d’entrevues pour ICI Radio-Canada Première. Elle venait de commenter, d’un océan à l’autre, les 30 ans de l’arrêt Morgentaler, qui a décriminalisé l’avortement. Elle est souvent sollicitée par les médias en raison de ses travaux touchant le féminisme et le droit, la discrimination, le harcèlement sexuel et la violence faite aux femmes.

«Le droit est un outil de transformation de la société», affirme Louise Langevin. 

Les cas d’agressions et de harcèlement sexuels, par exemple, font actuellement les manchettes, mais sont l’objet de peu de plaintes à la police, et encore moins d’accusations et de condamnations par le système de justice pénale actuel. «On a fait des efforts de formation des intervenants et des intervenantes, notamment, mais le système de justice pénale ne répond toujours pas aux besoins des victimes, affirme l’avocate. C’est pour cette raison qu’on a récemment vu des victimes contourner le système pénal et dénoncer leurs agresseurs sur les réseaux sociaux. Le système devra s’adapter aux besoin des victimes.» 

Déjà, on voit des signes de changement. La GRC a annoncé en décembre qu’elle réexaminera près de 25000 dossiers d’agressions sexuelles jugés sans fondement depuis 2015. La Sûreté du Québec a commencé le même exercice. 

Une autre option pour obtenir justice

Il y a maintenant une vingtaine d’années que Louise Langevin travaille sur une autre avenue possible pour les victimes de violence sexuelle et conjugale : se tourner vers les tribunaux civils pour obtenir une indemni­sation de l’agresseur, de son employeur ou de toute autre personne fautive. «Ces poursuites civiles ont posé des défis parce que les tribunaux ont dû s’adapter en matière de délai de prescription, et comprendre la grande incidence des agressions sexuelles sur la vie des victimes, affirme Louise Langevin. Le traumatisme de l’agression a peut-être empêché la victime de terminer ses études, de bien gagner sa vie. Et combien vaut une enfance perdue?» 

On voit de plus en plus de poursuites civiles, et des victimes se regroupent maintenant pour intenter des actions collectives contre les agresseurs. «L’avantage avec la poursuite civile, c’est que le fardeau de la preuve est moins lourd: la victime ne doit pas convaincre le juge que le défendeur est coupable hors de tout doute raisonnable, mais que sa version est plus probable que celle du défendeur, affirme l’avocate. Il faut toutefois que la victime paye son avocat et que l’accusé soit solvable.»

 

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À quand une étiquette sur la durée de vie des appareils électroniques?

En collaboration avec Le Soleil, l’Université Laval signe une série d’articles présentant les retom­bées de ses recherches sur le quotidien des gens. Cette semaine, nous mettons en lumière la Faculté d’aménagement, d’architecture, d’art et de design de l’Université Laval.

Avez-vous un vieux cellulaire encore fonctionnel que vous avez relégué au fond d’un tiroir après en avoir acheté un nouveau? Auriez-vous pu le revendre? Ou, s’il ne fonctionne pas très bien, le faire réparer? Au fond, quelle est la durée de vie d’un cellulaire? Si plusieurs ont tendance à le changer après deux ans, les experts s’entendent pour dire que la durée de vie technique d’un tel appareil serait de quatre à cinq ans. Connaître cette information vous aurait-il incité à prendre une décision différente? C’est le pari que fait Claudia Déméné, professeure adjointe à l’École de design de l’Université Laval. 

Cette chercheuse s’est mis en tête de réaliser une étiquette sur la durée de vie estimée des produits électroniques, dans la même veine qu’ÉnerGuide qui renseigne sur le rendement énergétique. Elle a obtenu une subvention de près de 60000$ du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) pour réaliser ce projet. 

La durée de vie des appareils sera fournie par les fabricants, et le grand défi pour l’équipe de Claudia Déméné sera de trouver une façon effi­cace de présenter cette information selon l’utilisation faite de chaque produit. Par exemple, pour une laveuse, la durée de vie pourrait être exprimée en nombre de cycles de lavage. Pour une télévision, cela pourrait être en années en précisant un nombre d’heures d’utilisation quotidienne. «Il faut que l’information sur la durée de vie soit présentée au futur acquéreur d‘un équipement électro­nique de façon à devenir un critère d’achat, explique la chercheuse. Le design de présentation n’est pas qu’une question esthétique.»