Les différents secteurs composant l’industrie forestière de première transformation génèrent une activité de plus de 18 milliards de dollars annuellement.

Une forêt de possibilités

L’industrie forestière… au-delà des retombées économiques

Présente dans l’ensemble des régions du Québec depuis plus de 150 ans, notre industrie forestière a su maintenir sa position de leader non seulement au chapitre de l’activité économique, mais aussi en s’affichant de plus en plus comme un outil incontournable dans la lutte aux changements climatiques.

Pilier de l’économie régionale et provinciale

Les différents secteurs composant l’industrie forestière de première transformation (récolte, produits du bois résineux et feuillus, pâtes et papiers, panneaux) génèrent une activité de plus de 18 milliards de dollars annuellement. La nature même de leurs activités fait en sorte que leurs centaines d’usines se répartissent partout sur le territoire québécois et représentent souvent le premier employeur en importance de plusieurs villes et municipalités. Encore aujourd’hui, la forêt est le principal secteur manu-facturier du Québec. 

Les travailleurs demeurent au cœur de cette activité. En effet, près de 60 000 travailleurs sont engagés par l’une ou l’autre des compagnies de récolte ou de transformation. La masse salariale se situe à environ 2,6 milliards de dollars qui sont, pour la plupart, dépensés dans les différentes régions du Québec. De plus, ceci n’inclut pas les emplois indirects, encore plus nombreux, et qui proviennent des dépenses de consommation des emplois directs en région.

Le bois permet de stocker pendant très longtemps le carbone qu’il a puisé pour se former.


L’embauche, la formation et la rétention d’une main-d’œuvre de qualité constitueront l’un des défis les plus importants des différents secteurs forestiers au cours des prochaines décennies. Bien que les emplois au sein du monde forestier soient bien rémunérés, ils exigent souvent une formation particulière et ne conviennent pas non plus à n’importe qui. Historiquement un milieu masculin en raison du travail physique, le travail forestier, autant en forêt qu’en usine, a évolué au rythme des avancées technologiques vers des tâches hautement sophistiquées et automatisées. Les postes sont aujourd’hui ouverts à tous et à toutes.

À l’échelle provinciale, les différentes compagnies forestières exportent, bon an mal an, pour près de 10 milliards de dollars de produits de toutes sortes, allant du bois d’œuvre au papier journal, contribuant ainsi positivement à la balance commerciale du Québec. Même des provinces comme l’Ontario profitent des produits forestiers du Québec en s’en procurant d’importantes quantités.


« Encore aujourd’hui, la forêt est le principal secteur manufacturier du Québec. »
Michel Vincent


Solution importante aux changements climatiques
La lutte aux changements climatiques est certes devenue l’enjeu le plus important des prochaines décennies. En plus de fournir une alter-native aux combustibles fossiles, grands responsables de l’émission du gaz carbonique dans l’atmosphère, le bois permet de stocker pendant de très longues périodes le carbone qu’il a puisé pour se former. Un arbre constitue une véritable usine de produits chimiques. 

La réalité est que l’on peut produire avec le bois pratiquement la même gamme de produits qu’avec le pétrole, y compris les carburants utilisés pour le transport et le chauffage. La différence, et elle est majeure, vient du fait que le bois se régénère en recaptant les gaz émis dans l’atmosphère pendant la combustion. De plus, le bois est un matériau renouvelable, ce qui n’est pas le cas de ses concurrents. Ce n’est pas tout. En se substituant à l’acier et au béton, chaque mètre cube de bois permet d’éviter l’émission d’une tonne supplémentaire de CO2.

L’embauche, la formation et la rétention d’une main-d’œuvre de qualité constitueront l’un des défis les plus importants des prochaines décennies.


L’impact de l’industrie forestière au Québec dépasse les importantes retombées économiques et sociales liées aux activités, aux emplois et aux exportations de ce secteur. Le troisième pilier du développement durable, l’environnement, est également porté par cette industrie qui offre, par le bois, une solution de premier plan dans la lutte aux changements climatiques.

Michel Vincent, économiste en chef du Conseil de l’industrie forestière du Québec