Au Québec, la majorité du territoire forestier est public donc accessible à tous.

Une forêt de possibilité

La forêt publique: un bien collectif, des responsabilités partagées

Existe-t-il plusieurs forêts selon les usages que l’on en fait ou bien plusieurs usages d’une même forêt? On entend souvent dire que la forêt au Québec est en grande partie publique, ce qui signifie que chacun peut se sentir interpellé par sa gestion et son aménagement. Cependant, nos attentes par rapport à cette forêt s’appuient sur des valeurs, des modes de vie et des visions différentes d’une personne à l’autre. Le défi de répondre aux attentes de chacun est immense et nous devons le relever collectivement. Plusieurs mécanismes de participation sont prévus pour que les personnes et les organismes concernés par la gestion des forêts signifient leurs attentes au gouvernement du Québec, responsable de la planification des activités d’aménagement.

Une forêt publique
Au Québec, la majorité du territoire forestier est public donc accessible à tous ! Souvent, plus d’une dizaine d’utilisateurs interagissent dans un même espace. Par exemple, les chasseurs, les villégiateurs, les randonneurs et les travailleurs forestiers se côtoient régulièrement, créant une dynamique propre aux forêts d’ici. La conciliation des différents usages est essentielle pour que chacun y trouve son compte.

Pour y parvenir, la gestion des forêts du Québec repose sur l’aménagement durable des forêts. Cette approche a pour but de répondre aux besoins des générations actuelles sans compromettre la capacité des forêts à répondre à ceux des générations futures. Elle cherche à maintenir l’ensemble des services rendus par ces écosystèmes forestiers, comme le bois, le sirop d’érable, le gibier, la beauté et la valeur culturelle de certains paysages, le calme et le contact avec la nature, mais également la contribution des forêts à la qualité de l’eau et de l’air.

C’est dans l’objectif de maintenir ces services que les activités permises en forêt sont encadrées par des lois et des règlements. En effet, même si tout le monde a accès aux forêts publiques, on ne peut pas y faire n’importe quelle activité. 

Souvent, plus d’une dizaine d’utilisateurs interagissent sur un même territoire en forêt publique.


Qui a son mot à dire sur les décisions prises ?
Toutes les personnes et tous les organismes intéressés par les forêts ont un rôle à jouer dans leur gestion. Pour que la cohabitation fonctionne entre utilisateurs d’une même forêt, il faut relever de nombreux défis, soit de concilier les intérêts des utilisateurs sans nuire à la pérennité des écosystèmes. Cette approche implique que l’aménagement soit structuré en fonction des enjeux économiques (comme le bois pour les usines), écologiques (comme la protection des sols, de la biodiversité et des milieux aquatiques) et sociaux (emplois, activités récréatives, valeur culturelle). La gestion des ressources forestières relève du gouvernement du Québec, mais les utilisateurs peuvent lui faire parvenir leur avis et leurs attentes sur les activités qui y sont menées. Plusieurs mécanismes de participation sont prévus afin que les décisions soient prises à la lumière des avis et des opinions exprimés par les citoyens et les organismes. Parmi ces moyens, la consultation du public et des communautés autochtones et les tables de gestion intégrées des ressources et du territoire sont les plus importantes. 


« La gestion des ressources forestières relève du gouvernement du Québec, mais les utilisateurs peuvent lui faire parvenir leur avis [...]. »
Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

Alors que la consultation du public et des communautés autochtones permet au gouvernement de connaître l’avis des personnes et des organismes concernés par l’aménagement et la gestion des forêts, les tables locales de gestion intégrée des ressources et du territoire vont plus loin. Ces tables constituent des espaces d’échanges et de discussions pour les acteurs que l’aménagement forestier d’un territoire particulier concerne, dès le début de la planification forestière et tout au long de celle-ci. Des discussions s’y mènent en vue de comprendre les différentes attentes des utilisateurs du territoire et de dégager des enjeux communs. Le gouvernement tient ensuite compte de ces éléments dans les plans d’aménagement forestier qu’il élabore.

Réunion de représentants d’utilisateurs forestiers se côtoyant sur un même territoire.


La participation, composante fondamentale de l’aménagement durable des forêts
Les mécanismes de participation, comme les consultations publiques, les consultations des communautés autochtones et les tables de gestion intégrée des ressources et du territoire, servent à assurer la prise en compte des intérêts, des valeurs et des besoins exprimés par les citoyens, les communautés autochtones et les organismes dans les décisions prises pour l’aménagement des forêts. Le gouvernement est responsable de ces mécanismes de participation, mais leur succès dépend de l’engagement des intéressés. C’est une invitation !

D’après les données recueillies sur le site du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs