La forêt publique québécoise, une richesse collective

Une forêt à découvrir

Une forêt publique aux mille couleurs

Saviez-vous que les régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches couvrent respectivement 18 643 km2 et 15 074 km2 de terre ferme et que, de ces superficies, les trois quarts sont couverts de forêts productives et accessibles, dont le tiers est du domaine de l’État? La forêt est définitivement au cœur de ces régions. L’équipe régionale de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) connaît bien les particularités de la forêt publique et veille à sa pérennité.

Deux régions, une variété de forêts

Un domaine bioclimatique est un territoire caractérisé par la végétation (arbres et plantes de sous-bois) qu’on y trouve à long terme. Du sud de Saint-Georges au nord de La Malbaie en passant par Saint-Raymond, le territoire est caractérisé par une variation du paysage tant en altitude qu’en relief et par la diversité de ses climats et de ses sols. 

Nos régions se distinguent par ses quatre domaines bioclimatiques différents. Lors de promenade dans ces forêts, il peut être surprenant de constater l’incroyable diversité d’ambiances forestières qui s’entremêlent au fil des kilomètres. Les massifs de la Capitale-Nationale sont couverts par la sapinière à bouleau blanc. La rive du fleuve est caractérisée, au nord, par la sapinière à bouleau jaune et, au sud, par l’érablière à tilleul. Cette dernière s’étend sur la rive de la Chaudière-Appalaches pour ensuite laisser place à l’érablière à bouleau jaune à l’intérieur des terres. Chacun de ces domaines s’exprime différemment selon les perturbations récentes, les types de sols, les espèces végétales présentes, etc. 

Afin d’utiliser et de mettre en valeur le plein potentiel de cette richesse collective, l’équipe régionale, aux expertises diversifiées, travaille en étroite collaboration avec les partenaires du milieu.  Ainsi, les utilisateurs du territoire, tels les trappeurs, les motoneigistes, les organismes de bassins versants, les entreprises forestières, les acériculteurs, etc., ciblent ensemble les enjeux à travailler et les problèmes à régler. Ils proposent des recommandations au MFFP pour bonifier la planification de l’aménagement des forêts. À titre d’exemple, dans la Chaudière-Appalaches, un groupe d’utilisateurs travaille à faire avancer la recherche sur les milieux humides et riverains. 

Dans certains lacs, des chevaliers de l’ère glaciaire

Il y a plus de 10 000 ans, lors de la fonte des glaciers, l’omble chevalier oquassa, un salmonidé habitant les mers du continent, s’est approprié les nouveaux lacs ainsi créés. Il profitait de ces lieux peu fréquentés pour élever sa progéniture. Quelques milliers d’années plus tard, le continent, libéré du poids immense des glaciers, s’est soulevé. Les lacs ont alors été séparés des mers et ces preux chevaliers se sont retrouvés piégés. Alors confinés à ces étendues d’eau douce, ils ont dû faire face à de nouveaux risques. Les lacs profonds et bien oxygénés ont permis à l’espèce de survivre aux étés chauds. Comme ces truites n’ont jamais quitté leur lac depuis, chaque population s’est adaptée à sa façon. Elles se sont ainsi différenciées de leurs congénères des grandes rivières du nord du Québec. Ces dernières voyagent encore en eau salée pour s’y nourrir, un peu comme les saumons.


L’omble chevalier oquassa

Afin de préserver ce salmonidé, des mesures réglementaires sont appliquées lors de l’exécution de travaux de voirie traversant les cours d’eau. Le Règlement sur l’aménagement durable des forêts est un exemple de l’approche intégrée du MFFP. C’est ainsi qu’il est possible de développer, de valoriser et de préserver nos écosystèmes forestiers et la faune qui y habite. L’arbre et son univers sont entre bonnes mains. Ils garderont une place d’importance dans le cœur de notre environnement, de nos collectivités et de nos vies.

Par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs