Moins de 1% de la forêt publique est récoltée chaque année, mais le secteur représente 2% du PIB et 19 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuellement.

Une forêt à découvrir

L’industrie forestière, d’une importance Capitale

Dans toutes les régions du Québec, la présence d’une industrie forestière forte est synonyme de vitalité, de stabilité et de développement économique. Historiquement - et même culturellement - la récolte et la transformation du bois ont façonné bien des secteurs de notre territoire, et c’est encore le cas aujourd’hui. De la drave patrimoniale et des grandes chansons de Félix Leclerc aux innovations technologiques des prochaines décennies, en passant tout simplement par les charpentes de nos maisons, la forêt fait partie de notre histoire et de nos vies quotidiennes.

Chez nous, collectivement, on peut de plein droit parler de « notre » forêt, car elle nous appartient. Au Québec, 92% de la forêt est publique. Il est de notre devoir de la faire fructifier au bénéfice de l’ensemble des Québécoises et des Québécois. Il faut savoir qu’au total, moins de 1% de la forêt publique est récoltée chaque année, mais que le secteur représente 2% du PIB et 19 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuellement.

Des retombées économiques partout sur le territoire

Sur le territoire québécois, l’industrie forestière permet de créer près de 61000 emplois bien rémunérés qui contribuent à l’essor de plus de 250 municipalités au Québec. C’est également le cas dans les régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches, où on constate que le secteur forestier est particulièrement diversifié. Dans la région, on compte entre autres trois usines de pâtes et papiers et 39 usines de sciage. Des secteurs d’avenir comme des usines de cogénération et de produits énergétiques ainsi que de pâtes à partir de recyclage font aussi leur apparition sur le territoire. Il faut y ajouter toutes les entreprises de deuxième et troisième transformation, des fabricants d’armoires, portes et fenêtres, ébénisterie, menuiserie, qui ont besoin d’une main-d’œuvre stable pour se développer et qui foisonnent dans les environs.

Le secteur forestier représente 1,6 % des emplois au Québec – dans la Capitale-Nationale, cela représente plus de 3000 emplois; en Chaudière-Appalaches, ce sont 4000 emplois qui découlent des activités de l’industrie, que ce soit en foresterie, en sciage ou dans les pâtes et papiers. Et nous ne parlons même pas ici des emplois indirects et induits, tout aussi nombreux, et qui dépendent directement de la présence d’une activité économique liée à la forêt.

La région a aussi ses caractéristiques spécifiques : c’est dans la région de la Chaudière-Appalaches que sont situées les principales usines qui transforment du bois résineux provenant des États-Unis. C’est aussi dans cette région que la consommation de bois privé dans les usines de sciage résineux est la plus grande au Québec. Conséquemment, des milliers de propriétaires forestiers participent également à l’activité forestière en mettant en marché, année après année, des volumes de bois ronds dont l’industrie ne saurait se passer. À l’inverse, l’aména-gement des forêts privées de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches ne pourrait se réaliser sans la présence d’une industrie forestière fiable et résiliente.

La région de Chaudière-Appalaches demeure aussi la championne mondiale de la production de sirop d’érable avec, à elle seule, plus du tiers de la production québécoise. Cet aspect de la production forestière démontre le caractère mixte (feuillu et résineux) de la forêt de votre région. Il s’agit donc d’une forêt habitée et visitée 12 mois par année par ses habitants.

L’industrie forestière permet de créer près de 61000 emplois bien rémunérés qui contribuent à l’essor de plus de 250 municipalités au Québec.

Une gestion forestière responsable

Nous avons toutes les raisons d’être fiers de la gestion de nos forêts, car nos pratiques forestières sont parmi les meilleures au monde. Le Bureau du forestier en chef fait un travail rigoureux pour déterminer le volume maximum des récoltes annuelles que l’on peut prélever à perpétuité sans diminuer la capacité forestière de nos forêts publiques sur notre vaste territoire. D’ailleurs, 93% des forêts publiques québécoises sont certifiées par une norme environnementale qui garantit une récolte forestière responsable  répondant aux préoccupations des consommateurs et aux exigences des acheteurs de produits du bois. Le Québec fait figure de leader mondial à cet égard.

Mais la forêt, ce n’est pas que le passé, c’est aussi l’avenir. Dans les prochaines années, elle aidera le Québec à atteindre ses cibles en matière de lutte aux changements climatiques, car une forêt en croissance séquestre du carbone et permet de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. On peut même espérer que le Québec soit un leader mondial dans ce domaine, comme il l’est avec un autre de nos fleurons technologiques, l’hydroélectricité. 

Les membres du CIFQ agissent afin que cette forêt perdure, qu’elle se renouvelle et qu’elle donne de ses fruits pour encore longtemps. Les forestiers sont les premiers à vouloir transmettre à leurs petits-enfants une forêt en santé. Nous sommes fiers de contribuer à la prospérité du Québec.

Denis Lebel, président-directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec