Opérateur de séchoir à bois pour le manufacturier Boa-Franc

Une forêt à découvrir

Le bois, avec passion et innovation !

L’industrie de la transformation du bois représente l’un des principaux moteurs économiques des régions du Québec. Plus spécifiquement, dans les régions de la Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale, on dénombre plus de 5500 travailleurs en emploi dans le secteur répartis au sein de plus de 240 usines. Les salaires versés à la production dépassent 150 millions de dollars annuellement.

Ce sont des hommes et des femmes passionnés qui contribuent, chaque jour, au développement économique, social et environnemental de ces régions. De plus, la valeur ajoutée manufacturière de la production est de l’ordre de 445 millions de dollars annuellement. D’ailleurs, c’est la région de la Chaudière-Appalaches qui regroupe le plus grand nombre d’entreprises en transformation du bois au Québec. Elle pourrait être qualifiée de la «Mecque de la transformation du bois au Québec».

La main-d’œuvre, un enjeu

Les taux de chômage des régions de la Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale sont parmi les plus bas au Québec (moyenne de 4,1%) et le nombre de diplômés dans les programmes scolaires réguliers est faible. Afin de contrer l’absence de diplômés disponibles, les entreprises se tournent vers leurs ressources internes. Elles identifient les travailleurs ayant les aptitudes nécessaires pour apprendre et les inscrivent à des programmes de formation spécifique pour améliorer leurs compétences. Également, elles s’intéressent de plus en plus à l’immigration et à ce qui est appelé la main-d’œuvre non traditionnelle (historiquement moins
attirée par le secteur). C’est une nécessité, sinon une question de survie pour les entreprises.

Scieur de bardeaux de cèdre à l’emploi de Maibec

Un secteur innovant, technologique

Le secteur de la transformation du bois est en constante évolution, et ce, en fonction des innovations technologiques. En plus de l’industrie de la première transformation du bois, au sein de laquelle on dénombre une trentaine de permis d’usine dans la région de la Chaudière-Appalaches et une douzaine pour celle de la Capitale-Nationale, on retrouve aujourd’hui une forte concentration d’entreprises de deuxième transformation du bois, soit des fabricants de divers produits en bois, des scieries ou des établissements de préservation du bois et 14 fabricants de placages, de contreplaqués et de produits en bois reconstitué. Pour poursuivre le développement, les entreprises doivent pouvoir compter sur une main-d’œuvre qualifiée.

Chercheuse de l’Université Laval en transformation des produits forestiers

Des ressources spécialisées

Pour accompagner les entreprises dans cette évolution, différentes organisations contribuent au développement du secteur dans ces deux régions, notamment Formabois, un organisme paritaire dont la mission consiste à améliorer la qualification des travailleurs en emploi par le développement, en partenariat, de formations adaptées aux besoins. Mentionnons aussi des établissements scolaires de niveau universitaire (Université Laval) et professionnel (École de foresterie de Duchesnay), des organismes de recherche (Université Laval, FPInnovations, Service canadien des forêts) et des organisations spécialisées. De cette dernière catégorie,  citons le Centre d’expertise sur la construction commerciale en bois (Cecobois), dont la mission est d’encourager et de faciliter l’usage accru du bois en construction multifamiliale et non résidentielle au Québec, et le Bureau de promotion des produits du bois du Québec (QWEB), dont la mission consiste à développer les marchés d’exportation pour les produits du bois du Québec, à assurer l’accès de ces produits sur les marchés ainsi qu’à promouvoir l’utilisation du bois sur tous les marchés.

Les défis

Un des enjeux des entreprises du secteur est la compétitivité. Pour demeurer compétitives sur les marchés, les entreprises doivent continuer d’innover et miser sur l’amélioration de la productivité. Elles doivent notamment investir en équipements et en technologie et miser sur le développement et l’amélioration des compétences de ses travailleurs. 

Le développement du secteur de la transformation du bois passe par quatre éléments fondamentaux: 

  1. La mobilisation et la concertation des acteurs du milieu; 
  2. La valorisation du secteur, des métiers et des formations; 
  3. L’amélioration de la qualification des travailleurs; 
  4. La capacité des entreprises à innover. 

Ces conditions réunies permettront au secteur de poursuive sa contribution significative à l’économie des régions de la Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale avec le souci du développement durable au bénéfice des générations futures.

Réjean St-Arnaud, directeur général de Formabois