Les immenses champs de trèfles qui bordent les pistes de l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec accueillent les ruches d’un apiculteur de la région, qui donne en retour une partie de son miel à la Fondation Gilles Kègle.

AÉROPORT INTERNATIONAL JEAN-LESAGE DE QUÉBEC (YQB)

YQB et l’environnement: un modèle de développement durable

En 2012, l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec se dotait d’une politique de développement durable qui prend en compte les dimensions sociale, environnementale et économique des activités de développement. Pour s’y conformer, l’administration aéroportuaire doit constam­ment mesurer son empreinte environnementale et prendre des mesures d’atténuation concrètes afin de la réduire. Elle doit également mettre la priorité sur la protection de l’envi­ronne­ment dans toutes ses actions quotidiennes.

C’est ainsi que YQB a intégré à ses opérations et à ses projets le principe des 4RV (Repenser, Réduire à la source, Réutiliser, Recycler et Valoriser). Depuis, son taux de récupération des matières recyclables est en constante augmentation, passant de 32,6% en 2012 à 62,8% en 2017.

Un bâtiment écoénergétique

Lors de la planification de la cons­­truction de la nouvelle aérogare internationale, les dirigeants de YQB avaient pour objectif de repousser les standards en matière de développement durable en adoptant une approche innovante appelée Building information modeling, une première québécoise pour un projet de cette envergure. Tout en intégrant les plus récentes technologies de l’information, les concepteurs du projet avaient pour mandat d’optimiser et d’intégrer les systèmes de chauffage, de climatisation et d’éclairage.

En 2018, grâce à la géothermie, une énergie propre et renouvelable puisée dans le sous-sol terrestre, YQB a réduit ses émissions de GES de 24% par rapport à 2017 et de 31% par rapport à l’année de référence 2016, et ce, en dépit du fait que la superficie de l’aérogare ait doublé. La nou­velle aérogare possède sa propre centrale thermique qui compte deux échangeurs à plaques branchés sur 54 puits. Ceux-ci transfèrent l’énergie du sol au réseau de 43 kilomètres de conduits d’eau chaude
qui circulent dans le plancher radiant pour assurer une température confortable.

Le système de géothermie a réduit les émissions de GES de YQB de 24% par rapport à 2017 et de 31% par rapport à 2016, et ce, en dépit du fait que la superficie de l’aérogare ait doublé.

YQB a implanté près de 15000 points de lecture un peu partout dans le bâtiment afin de contrôler les températures et de maintenir le niveau de confort. De plus, environ 300 compteurs, certains réels et d’autres virtuels, sont programmés pour mesurer la performance énergétique de façon ciblée sur les principaux équipements. Com­bi­nées à d’autres technologies comme la récupération de chaleur et le contrôle de l’apport d’air neuf, les mégadonnées recueillies par ces capteurs permettent de mieux adapter la consommation. 

Au niveau de l’éclairage, la nouvelle aérogare est conçue de manière à optimiser la lumière naturelle grâce à une immense fenestration. Des détecteurs de luminosité adapte l’éclairage au DEL, moins énergivore, en fonction de la lumière du jour. 

Reconnaissances

Toutes ces innovations importantes ont permis à YQB de remporter de nombreux prix, dont le prix INOVA de l’Institut de déve­loppement urbain du Québec qui récompense les projets les plus innovants ayant un impact significatif sur la communauté, le Prix Palmarès remis par l’Association des professionnels en gestion de projet du Québec pour sa gestion remarquable du projet, ainsi qu’un prix aux Grands Prix du génie-conseil québécois pour l’excellence du travail fait en matière de génie mécanique-électrique. 

Ces mesures ont également été officiellement reconnues par l’Airport Carbon Accreditation (ACA) qui a accordé à YQB l’accréditation de niveau 2 (réduction des émissions) en mars 2018. Cette année, l’administration portuaire mettra tout en œuvre pour atteindre le niveau 3 du ACA en déployant un plan de réduction des GES, en collaboration avec ses partenaires (locataires, compagnies aériennes, fournisseurs et autres) et, ultimement, atteindre la neutralité carbone en 2022 (niveau 3+).

Gilles Kègle

Philanthropie écologique

Sur le plan social, la politique de développement durable de l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec a un véritable impact sur la communauté. Par exemple, l’administration aéroportuaire distribue chaque année, par le biais des Scouts, plus de 1000 arbres de diverses espèces dans le cadre du Mois de l’arbre. Ce genre d’initiative permet de compenser ses émissions de gaz à effet de serre, tout en redonnant à la population.

Les vastes champs qui bordent les pistes de YQB servent aussi à des fins philanthropiques. Des ruches aménagées par un apiculteur de la région procurent du miel, entre autres, aux usagers de la Maison Gilles Kègle. Ce sont autant de petits gestes qui font toute une différence. 

www.aeroportdequebec.com