Incendie sur la rue Saint-Joseph en 1942

250 ans des pompiers de Québec

Saviez-vous que…

Une caserne construite en 1893 sert toujours et est le plus vieux poste d’incendie en fonction. De quelle caserne parle-t-on?
  • La caserne Georges-Émile-Tanguay, construite en 1893, est le plus vieux poste d’incendie toujours en fonction à Québec. Son ancienne tour à boyaux a d’ailleurs été en partie conservée. Situé au 600 des Oblats – une rue qui s’est appelée Massue jusqu’en 1983  –, le bâti­ment a été édifié après le grand incendie de 1889, puis modernisé en 1912. Il constitue à l’époque le poste no 8 (maintenant la caserne no 3) et peut, au moment de son agrandissement, accueillir six chevaux. Ironie du sort, la caserne est elle-même la proie des flammes le 30 janvier 1948. Le brasier se déclare dans la cuisine, au deuxième étage, pendant que les pompiers sont en train d’intervenir pour éteindre un feu de cheminée, rue Montmagny. Son empla­cement se veut stratégique à l’égard des canalisations qui passent à cette hauteur. En effet, le poste est directement rattaché aux conduites d’amenée d’eau, précisément à l’endroit où celles-ci changent de direction pour approvisionner la Basse-Ville et la Haute-Ville. Le 8 avril 1998, une résolution est votée au conseil municipal pour que cette caserne porte le nom de l’architecte Georges-Émile Tanguay, aussi concepteur de l’hôtel de ville de Québec.    
La caserne Georges-Émile Tanguay constitue le plus vieux poste d’incendie toujours en fonction à Québec.
Aujourd’hui, la caserne no 3 conserve certains vestiges de son ancienne tour à boyaux.
  • Jusqu’au milieu du 18e siècle, tous les habitants valides devaient se rendre sur les lieux d’un incendie au son des clo­ches des églises (tocsin). Munis
    d’un seau ou d’une chaudière, ils sont alors tenus de faire une chaîne humaine à partir d’un point d’eau. Les citoyens recevaient aussi l’aide des soldats de la garnison. Pendant un bon moment, le financement de la lutte contre les incendies provient essentiellement de la taxe sur le ramonage des cheminées.
  • Entre 1880 et aujourd’hui, 34 pom­piers au total sont morts en service à Québec. Entre autres causes de leur décès: défectuosité dans le montage d’une échelle; plancher, toit ou mur qui s’écroule; accident de la route; chute d’un cheval; malaise; hémorragie à la suite d’une vitrine fracassée; corde qui se rompt; asphyxie; et choc électrique. Les années les plus meurtrières pour les soldats du feu furent 1917 (commerce de vêtements Simard et Carmichaël), 1930 (trois événements isolés) et 1961 (Modern Fruits), où neuf pompiers au total ont perdu la vie. Le dernier décès est survenu en 1975, alors que le lieutenant Raynald Trudel procédait au sauvetage d’une personne dans le cap Diamant.

Source : Incendies et pompiers à Québec 1640-2001.

ET LE CALENDRIER...
Le populaire calendrier des pompiers, qui fait naître bien des sou­rires, entreprend sa 19e année d’existence. Né du désir d’amasser des fonds pour les grands brûlés, il représente une vitrine derrière laquelle s’unissent les soldats du feu de la province entière. Héros pour la cause, ceux-ci sont cha­que année invités à soumettre leur candidature. Grâce à cette initiative, la Fondation des pompiers du Québec pour les grands brûlés a recueilli plus de 1,3 M $, une somme entièrement consacrée à sa mission d’aide.