Le pompier Sébastien Côté et le capitaine Jean-François Beaudoin, membres de l’équipe spécialisée en sauvetage vertical et en espace clos.

250 ans des pompiers de Québec

Pompiers : les journaliers de l’urgence

Certains comparent leurs tâches aux multiples usages d’un couteau suisse, d’autres disent d’eux-mêmes qu’ils sont les journaliers de l’urgence… Outre la lutte contre les incendies, les pompiers de Québec protègent la population de nombreuses façons.

À partir du milieu du 19e siècle, l’ère des seaux et des chaînes hu­maines est définitivement révolue. La lutte contre les incendies s’enrichit peu à peu d’innova­tions technologiques. Si celles-ci améliorent la rapidité et l’efficacité des interventions, le champ d’activités s’élargit aussi. À leur tour, les spécialités évoluent: des procédures voient le jour, les opé­rations s’effectuent de manière plus sécuritaire et avec du matériel de meilleure qualité.

Sur le territoire couvert par le SPCIQ, différentes équipes spécialisées ont été mises en place. Déployés lors d’interventions sur l’eau, des pompiers sont affectés au sauvetage nautique. D’autres réalisent des sauvetages verticaux ou en espace clos et sont associés au sauvetage technique. Une proportion des effectifs détient enfin des compétences pour apporter une aide en présence de matières dangereuses (déversement, décontamination).

Une nouvelle spécialité

«Depuis cette année, une équipe du Service est formée en éva­lua­tion de structure. Dès qu’il y a une deuxième alarme, des pompiers de la caserne 2 sont dépêchés sur les lieux. Notre rôle consiste à examiner la construction, quel que soit le type de bâtiment. Nous faisons une tournée complète pour vérifier le risque d’effon­drement, ce qui permet d’aiguiller le chef aux opérations dans ses décisions», présente le capitaine Jean-François Beaudoin.

Cet automne, la quarantaine de pompiers de la caserne recevra l’enseignement relatif à la toute nouvelle spécialité en effondrement de structure. «Nous amorçons la formation et à l’hiver ou au printemps prochain, le service deviendra effectif. À l’intérieur des véhicules, on retrouvera du bois pour solidifier les structures, de même que des outils de menuisier tels des cloueuses et des scies pour soutenir nos opérations », explique le capitaine Beaudoin

LA VIE À LA CASERNE

Lorsqu’ils ne répondent pas à un appel d’urgence, les pompiers doivent néan­­moins demeurer prêts mentalement et phy­siquement à intervenir. À la caserne, que font-ils?

  •  Inspection et entretien des véhicules et des équipements;
  •  Prévention domiciliaire (porte-à-porte  pour procéder à la vérification des avertisseurs de fumée et des avertisseurs de mono­xyde de carbone);
  •  Formations et maintien des compétences sur les diffé­rents aspects du travail;
  •  Pratiques et simulations;
  •  Exercices physiques (entraînement);
  •  Cuisine collective (pour la majorité des équipes);
  •  Entretien ménager des aires de vie de la caserne;
  •  Visite de bâtiments et travaux de chantier;
  •  Réalisation de plans d’intervention;
  •  Participation à des acti­vités d’éducation du public.