Patrick Voyer, conseiller municipal

250 ans des pompiers de Québec

Fierté et renommée

Conseiller municipal responsable, notamment, de la protection contre l’incendie, Patrick Voyer s’assure que «tout le monde bat la mesure en même temps dans un esprit de collaboration». S’il agit un peu comme un chef d’orchestre, un facilitateur dans les opérations du SPCIQ, il sert aussi de lien entre la population et le Service.

Q. Parlez-nous de votre rôle et d’une initiative dont vous êtes fier.
R. Je résumerais mon rôle en disant qu’il consiste à voir à ce que tout roule bien. Je défends évidemment le budget du Service, mais je lui fournis également un appui pour faciliter et optimiser ses activités. Je suis particulièrement fier du Mémorial des pompiers, érigé depuis juin 2016 sur le boulevard Langelier, que nous avons donné au public pour rendre hommage et souligner la contribution des pompiers morts en devoir. Rappelons que cette artère était à l’époque un chemin coupe-feu qui empêchait les incendies de traverser la ville d’est en ouest. La traditionnelle cérémonie de commémoration se tient dorénavant à cet endroit, à l’automne.

Q. Qu’est-ce qui fait la renommée du SPCIQ ?
R. Québec est une ville de taille assez importante pour que nous ayons les moyens de nos ambitions en ce qui a trait à la qualité et à la diversité des services. Il faut par ailleurs toujours viser à éliminer les barrières pour être plus performant, se demander ce qu’on pourrait bonifier, offrir de plus, et aller vers des solutions novatrices; bref, voir ce que l’on peut améliorer pour être «une coche» au-dessus de tout le monde. Cette expertise que nous avons acquise s’illustre entre autres par le fait que nous nous allions à la sécurité civile dans la gestion des sinistres. Les pompiers de Québec peuvent être appelés à se déployer dans d’autres villes pour les 72 premières heures, par exemple lors d’inondations printanières.  

Q. Quels sont les défis pour la Ville de Québec à l’égard de la protection contre les incendies?
R. Le plus gros défi, c’est de rester là où nous sommes, au niveau où nous nous situons. Le Service est reconnu à travers tout le Qué­bec pour son pouvoir d’attraction. Nous devons évidemment avoir les ressources humaines – il y a ces années-ci de nombreux départs à la retraite – et les équipements nécessaires pour demeurer à la fine pointe. La formation de notre personnel est aussi très importante. La lutte contre les incendies, c’est une vocation et les pompiers sont là quand on a besoin d’eux dans une multitude de situations. Notons au passage qu’il s’effectue annuellement sur le territoire 50000 visites de prévention domi­ciliaire et que les résultats parlent : le nombre d’incendies est en chute libre.