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Xavier Parent estime que ce serait trop facile de ne voir que le négatif dans tous ces rebondissements concernant les activités de la LHJMQ et du Phœnix de Sherbrooke.
Xavier Parent estime que ce serait trop facile de ne voir que le négatif dans tous ces rebondissements concernant les activités de la LHJMQ et du Phœnix de Sherbrooke.

Des séries dans la LHJMQ? : « J’y pense le moins possible »

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
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Le dernier match en séries de Xavier Parent a été disputé devant 10 595 spectateurs dans l’uniforme des Mooseheads de Halifax. Une défaite face à Rouyn-Noranda en finale de la Coupe Memorial en 2019, rien de moins. Tout un contraste avec aujourd’hui, alors que les éliminatoires seront disputées à huis clos au Québec. 

Quelques jours après avoir vu la LHJMQ remettre à plus tard la présentation des séries éliminatoires en raison des cas de COVID-19, le capitaine du Phœnix continue de croire qu’il y aura des éliminatoires. 

Comme de nombreux coéquipiers, Xavier Parent a dû faire son deuil des séries en 2020. Le Phœnix occupait alors le premier rang au Canada. Il souhaite que la situation permette cette fois la tenue des éliminatoires en 2021.

« Je regarde les nouvelles et je vois bien que dans certaines régions du Québec, ça se passe moins bien. Est-ce qu’il y aura des séries? J’y pense le moins possible. On doit chercher le positif dans tout ça. Quand on y réfléchit, c’est l’équipe la mieux préparée qui pourrait gagner la première ronde après un arrêt de 14 jours », croit Xavier Parent.

Alors que la moitié de la formation sherbrookoise n’a jamais pris part aux séries dans le circuit Courteau, Xavier Parent, lui, peut se vanter d’avoir 32 matchs dans son bagage d’expérience en plus d’une participation à la Coupe Memorial. Il souhaite maintenant que les plus jeunes puissent vivre les mêmes émotions des séries. 

« Pour moi, c’est complètement autre chose. C’est encore plus intense que les parties de saison régulière. Même sans spectateur, ce sera intense. On a appris à jouer avec l’absence de la foule. Dans l’action, on n’y pense plus. On sait que nos partisans nous suivent malgré tout », confie Xavier Parent.

 Des montagnes russes

Victime d’une blessure la saison dernière, le parcours de Xavier Parent à Sherbrooke a été rempli de rebondissements. 

« On a une saison en montagnes russes. C’est spécial, ce qui se passe. Mais notre club n’en est pas à sa première pause forcée cette saison. Il faut en profiter pour s’entraîner au maximum et arriver prêts au premier match. C’est certain qu’on est tannés de vivre tous ces changements et ce confinement, mais on est quand même privilégiés de pouvoir nous entraîner ensemble et d’avoir joué toutes ces parties, contrairement à plusieurs autres dans différentes ligues. Ce serait trop facile de ne voir que le négatif », admet le capitaine du Phœnix. 

Loin de sa famille à Pâques, Xavier Parent admet ne plus célébrer cette fête en famille depuis longtemps.

« Même avant la pandémie, je me trouvais toujours en séries à Pâques. On a pu la fêter avec la famille de pension, mais je dois garder mes distances. Ça aussi, c’est spécial. On se permet d’aller jouer au hockey dehors avec les enfants de la famille de pension, mais il faut faire attention et éviter les contacts. »

Des parties jusqu’à minuit le soir

Xavier Parent se dit fébrile à l’idée d’affronter les Voltigeurs de Drummondville en première ronde et a bien hâte de connaître l’horaire des séries, qui sera dévoilé dans les prochains jours si tout se passe bien. 

« Les Voltigeurs sont une équipe qui travaille fort. Ils seront prêts à chaque match. Ils mettront toujours l’effort et dans un trois de cinq, on ne pourra pas se permettre d’être à plat lors d’un match. Chaque présence est importante. C’est ce que je rappelle aux recrues et aux plus jeunes de l’équipe. Les Voltigeurs nous ressemblent beaucoup, mais il sont en avance d’un an dans leur cycle et ont des joueurs avec plus d’expérience. »

Xavier Parent se souvient très bien des deux défaites cette saison face aux Voltigeurs. Même aussi des revers la saison dernière. Les Voltigeurs constituaient alors la bête noire du Phœnix.

« Notre équipe est différente depuis nos derniers matchs contre les Voltigeurs. On a vraiment connu une mauvaise séquence dans la bulle de Drummondville et depuis, plusieurs choses ont changé. On a gagné beaucoup de respect dans la ligue en ayant battu de bonnes équipes », conclut Xavier Parent.