Au cours du match où il a signé un jeu blanc contre les Tigres de Victoriaville, Raphaël Audet a fait des arrêts spectaculaires.
Au cours du match où il a signé un jeu blanc contre les Tigres de Victoriaville, Raphaël Audet a fait des arrêts spectaculaires.

Rimouski 4/Victoriaville 0: Audet signe un jeu blanc et gagne en assurance

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
RIMOUSKI – En signant un jeu blanc contre les Tigres de Victoriaville par la marque de 4-0, dimanche, en marge du dernier match hors concours disputé à Rimouski, Raphaël Audet a prouvé à l’Océanic qu’il a gagné en assurance devant son filet, qu’il a progressé. Bref, le cerbère a parcouru un méchant bout de chemin depuis l’an dernier, lors des quelques mois pendant lesquels l’organisation bas-laurentienne lui avait donné sa chance avant de le rediriger vers une ligue inférieure.

«Raphaël Audet a joué encore une fois du très, très gros hockey [...], a reconnu l’entraîneur-chef de l’Océanic, Serge Beausoleil. En troisième, il a eu des tirs à bout portant quelques fois et il a fermé la porte. Il a fait les arrêts-clés quand c’était le temps. Il mérite son jeu blanc.»

La confiance dans le plafond

Le portier était tout sourire après le match. «Ça a vraiment bien été, a-t-il confirmé sans grande surprise. Mais, le jeu blanc, ce n’est pas juste grâce à moi. C’est grâce aux «boys» aussi. Ils m’ont rendu la tâche plus facile. Les gars étaient capables de tasser le monde de Victo. Donc, pour voir les lignes de tirs, c’était plus facile.» 

S’il est vrai que la victoire en est une d’équipe et que le jeune homme ne se gonfle pas d’orgueil avec ce blanchissage, il n’en demeure pas moins qu’il a repoussé 31 tirs et qu’il a fait des arrêts spectaculaires. «Quand tu fais un gros arrêt, c’est sûr que la confiance est dans le plafond», a-t-il fini par admettre.

Audet croit que la différence de performance entre ce début de saison et celle de l’année passée est attribuable au fait qu’il soit plus calme et qu’il sait mieux canaliser ses énergies. «Quand c’est le temps d’être un peu plus explosif, j’ai de l’énergie pour l’être. C’est ça, la grosse différence. Je pense aussi que ma compréhension de la game a évolué depuis l’année passée. C’est sûr que l’expérience, ça aide beaucoup!»

Il a fallu attendre à moins de 2 minutes de la fin de la première période pour assister au premier but des locaux marqué par Justin Bergeron. Le deuxième engagement a été le théâtre des trois autres filets. Les marqueurs ont respectivement été Zachary Massicotte en avantage numérique, Ludovic Soucy et Mathis Gauthier. 

Paré chez l’Océanic

Récemment acquis des Tigres, Samy Paré a affronté pour la première fois son ancienne équipe, avec qui il a évolué au cours des deux dernières saisons. Pour le joueur de 18 ans, «c’est sûr que ça fait bizarre». «Mais, quand tu n’as pas le même chandail sur le dos, tu n’as pas d’amis sur la glace!» Le jeune homme originaire de Sainte-Marie-de-Beauce a tout de même avoué être très heureux de revoir ses anciens coéquipiers. «Ça fait toujours du bien. Ce sont de bons amis. Il y en a que ça faisait quatre ans que je jouais avec eux. On a bâti une amitié.»

Selon lui, son intégration au sein de l’Océanic se déroule très bien. «Quand je suis arrivé ici, pas mal tout le monde est venu me voir pour me souhaiter la bienvenue. Je me suis senti bien dès le début en arrivant.» Il n’arrive pas à voir une différence entre sa nouvelle organisation et son ancienne. «C’est semblable.»

Paré a développé une belle chimie avec la recrue William Dumoulin. «On pratique ensemble. Souvent, à la fin des pratiques, on s’amuse à se faire des jeux et des passes. En dehors de la glace aussi, on s’entend très bien. Souhaitons que ça continue comme ça!»

Du haut de ses 5 pieds 8 pouces et de ses 172 livres, le Beauceron promet de prendre sa place au sein de la troupe rimouskoise. «J’aimerais produire un peu plus offensivement, cette année. On sait ce que je suis capable de faire offensivement. Mais, peu importe le rôle que je vais avoir, je vais être content.» Il aimerait améliorer son jeu défensif et «être un peu plus intense le long des bandes et prendre de meilleures décisions avec la rondelle.» Timide en apparence, il se défend plutôt d’être réservé. «Je ne parle pas beaucoup, j’écoute. Mais, je m’intègre au groupe et les autres viennent me voir. Sur une glace, je ne suis pas gêné!»