Daniel Corso, «une belle prise» pour le Drakkar

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Daniel Corso, «une belle prise» pour le Drakkar

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU - Aux dires du directeur général Pierre Rioux, le Drakkar de Baie-Comeau a réalisé «une belle prise» en embauchant Daniel Corso à titre d’entraîneur adjoint de Jean-François Grégoire.

L’ancienne gloire des Tigres de Victoriaville a une carrière professionnelle de plus de 15 ans derrière la cravate, dont de nombreuses années en Europe. «C’est un gars qui a un bagage intéressant à partager et c’était un des critères que l’on recherchait», a confié le dg.

«Dans la liste des candidats (au moins une vingtaine selon Rioux), il s’est démarqué. Daniel s’est aussi tout de suite intéressé à s’installer à Baie-Comeau. Et il parle russe, ce qui risque d’être très utile avec nos Européens», d’ajouter Rioux.

Sûrement que Raivis Ansons et surtout Valentin Demchenko, originaire du Belarus comme la conjointe de Corso, seront heureux d’apprendre la nouvelle.

Au lieu de partir s’installer dans le Quartier 10/30, comme il s’apprêtait à le faire, Corso remplit plutôt sa remorque pour venir s’établir à Baie-Comeau. «Pierre et Jean-François recherchait quelqu’un qui s’intéresse énormément au développement des joueurs et c’est exactement ce genre de structure que je recherchais», de lancer le nouvel adjoint, qui était l’an dernier responsable du développement des habiletés sur glace pour les Foreurs de Val-d’Or.

Celui qui serait probablement retourné en Europe cette saison, n’eut été de la pandémie de COVID-19 soutient avoir déjà beaucoup travaillé avec les jeunes hockeyeurs du Bélarus. Corso et le fils de 4 ans du couple possèdent d’ailleurs la double nationalité.

«J’ai aussi fait beaucoup de choses dans ma carrière, des bonnes et des mauvaises, j’ai accumulé pas mal d’expérience, j’ai vu des cultures de hockey différentes et j’ai aussi eu plusieurs entraîneurs différents. J’ai donc tout ça à partager.»

Corso, qui arrivera à Baie-Comeau vendredi, confie également être une oreille attentive pour les jeunes patineurs. «À Val-d’Or, les jeunes venaient souvent me voir pour me demander comment ça se passe en Europe ou simplement pour parler ce qui n’allait pas pour eux. Quand ça ne va pas bien à la maison, ça se reflète dans ton jeu et ton attitude», fait valoir celui qui, comme le reste du personnel hockey de l’équipe, dispose d’un contrat d’un an plus une année d’option.

Le Drakkar a aussi procédé à une autre embauche mardi, celle d’Amy Barrette, de retour avec l’équipe à titre de préparatrice physique, elle qui a été thérapeute du club durant quatre saisons.

Drakkar: Lavoie, Gagnon et Ciarlo sous contrat 

Drakkar

Drakkar: Lavoie, Gagnon et Ciarlo sous contrat 

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU — Au terme du troisième duel hors concours des siens contre les Saguenéens de Chicoutimi, Pierre Rioux se donnait encore quelques heures avant de confirmer les dernières coupures à bord du Drakkar. En cette fin de journée samedi, le directeur général préférait mettre l’accent sur la signature des trois premiers choix de l’équipe, qui amorceront ainsi la campagne sur la Côte-Nord.

L’attaquant Félix Gagnon, le défenseur Anthony Lavoie et le gardien Olivier Ciarlo, tous repêchés en deuxième ronde en juin dernier, ont suffisamment fait leur marque auprès de l’état-major pour mériter leur place.

«Les trois ont vraiment bien fait, ils nous ont impressionné», de souligner Rioux, durant le premier entracte du match, remporté 3-2 par le Drakkar. «Cette saison, on est dans une belle situation pour les développer. On s’entraîne du mardi au jeudi, on joue la fin de semaine et les gars peuvent faire leur entraînement individuel et leurs cours ici (au centre Henry-Leonard).»

Gagnon et Lavoie pourront s’intégrer tranquillement et prendre le temps de se développer. «Ils auront des rôles plus importants en lien avec leur progression. Avec le temps, leur éthique de travail va faire en sorte qu’ils vont en avoir plus», assure le dg. 

Un autre qui a attiré l’attention de Rioux et du personnel d’entraîneurs est Isaac Dufort, un choix de 8e ronde en 2019. «J’aime son style de jeu, il a de la hargne. Il a aussi un bon hockey sense et il peut évoluer en désavantage numérique», de faire valoir le patron hockey. 

Pour ce qui est des gardiens, Pierre Rioux a confirmé qu’il garderait trois portiers à Baie-Comeau, au moins jusqu’à Noël. Il y aura un numéro 1, Lucas Fitzpatrick, «qui va jouer 60 % des matchs», tandis que Ventsislav Shingarov et Olivier Ciarlo se partageront équitablement le rôle de numéro 2. «On part ça comme ça, car on ne sait toujours pas comment ça va fonctionner pour rappeler des joueurs en cours de saison», a-t-il rappelé.

Quatre joueurs ont été retranchés jeudi, dont les vétérans Mikisiw Awashish et Alexandre Parent. Du côté des joueurs invités, Léo St-Michel et Zachary Charest ont écopé. Pour Awashish, un joueur-étudiant modèle, Rioux a indiqué que ses minces chances de percer comme joueur de 20 ans l’an prochain ont pesé lourd dans la balance.

Quant à St-Michel, un joueur à caractère résolument offensif, le fait qu’il n’y a pas de place pour lui dans l’un des deux premiers trios de l’équipe l’empêche de s’implanter pour l’instant, mais ce n’est que partie remise selon le directeur général, qui a bien aimé «le flair offensif» du jeune homme, repêché en troisième ronde en juin.

Pour revenir au match, le Drakkar l’a emporté 3-2. Gabriel Belley-Pelletier, Xavier Fortin et Nathan Légaré ont touché la cible pour Baie-Comeau. Tristan Fortin et Fabrice Fortin ont assuré la réplique des visiteurs. Shingarov et Fitzpatrick ont officié devant la cage du Drakkar.

L’Océanic s’incline

Pour sa part, l’Océanic se trouvait à Victoriaville pour y affronter les Tigres, qui ont signé un gain de 3-1. Deux buts sans riposte en première période, ceux d’Édouard Ouellet et Conan Frenette, ont pavé la voie à ce troisième gain en autant de sorties des Tigres. Zachaël Turgeon a marqué l’autre filet des locaux.

La réplique des Rimouskois, qui plient l’échine pour une première fois en trois sorties présaison, est venue de Mathis Gauthier. Devant le filet de l’Océanic, Matthew Dunsmoor a passé l’ensemble de la rencontre, stoppant 24 rondelles.

Jean-Christophe Masson pourra participer aux séries avec les Diamants

Baseball

Jean-Christophe Masson pourra participer aux séries avec les Diamants

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Il y aura encore un geai bleu dans l’uniforme des Diamants de Québec! L’espoir des Blue Jays de Toronto Jean-Christophe Masson pourra continuer de s’aligner avec son équipe de la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJEQ) pour les séries de fin de saison qui s’enclenchent jeudi soir. Le président du circuit, Rodger Brulotte, a utilisé mercredi son pouvoir discrétionnaire pour autoriser l’ajout du voltigeur qui vient de fêter ses 18 ans.

Ce n’est pas la première fois que la LBJEQ accorde la permission à un joueur professionnel de participer aux séries. Elle l’avait fait en 2005 en laissant le lanceur Mathieu De Montigny, un espoir des Padres de San Diego décédé en 2009, porter l’uniforme des Aigles junior de Trois-Rivières. Les Trifluviens avaient d’ailleurs remporté le championnat cette année-là.

Dans le cas de Masson, il avait obtenu en juillet la permission de disputer seulement le calendrier régulier, une particularité qui n’était toutefois arrivée à ses oreilles et à celles de son gérant Dominik Walsh qu’à la toute fin de la saison en raison d’un problème de communication interne de l’équipe.

«L’organisation de Québec m’a demandé si elle pouvait faire un plaidoyer et j’ai dit oui, puisque mes pouvoirs de président me permettent de statuer sur l’admissibilité d’un joueur», explique Rodger Brulotte en entrevue avec le Soleil

«Je ne suis pas du même avis que la direction des Diamants sur certains points, notamment les arguments voulant que ne pas permettre à Jean-Christophe de jouer les séries aurait nui à son développement ou à l’image de la ligue. Cependant, j’ai consulté les dirigeants des autres équipes et ceux-ci sont solidaires pour que Masson ait le droit de jouer en séries», enchaîne-t-il.

«Bref, il n’y a aucune équipe qui soit contre le fait que Jean-Christophe joue. Même les équipes qui affronteront les Diamants étaient d’accord pour qu’il joue. Avec ça en poche, je me suis basé sur l’objectif premier qu’on s’était donné en cette période de pandémie, soit d’éviter que des jeunes ne puissent pas jouer au baseball», a expliqué le président.

Masson heureux

On sentait le bonheur dans la voix du principal intéressé quelques minutes après avoir appris la nouvelle mercredi midi. «Bien sûr que je suis content de pouvoir jouer. J’essayais de me concentrer sur mes matchs et de ne pas trop penser à tout ça, mais c’est certain que ça me rendait triste de ne pas avoir le droit de participer aux séries. J’avais l’impression de lâcher mes coéquipiers», expliquait Masson en entrevue téléphonique avec Le Soleil.

Même si son gérant ne lui donnait pas tous les détails de ses démarches auprès de la Ligue, Masson se doutait bien qu’il se passait quelque chose. «Je voyais souvent Dominik au téléphone depuis une semaine. Quand on m’a dit que je ne pourrais pas jouer, je suis passé à autre chose et j’ai appelé mon entraîneur privé pour commencer mon programme d’entraînement de la saison morte, mais Dominik m’a dit que ce n’était pas encore sûr, d’attendre un peu, en ajoutant qu’il m’appellerait aujourd’hui. Il s’est vraiment battu pour moi et je l’apprécie.»

Une arme de plus

La décision réjouissait évidemment Walsh, qui pourra encore compter sur le Lévisien qui a frappé dans une moyenne de .324 avec sept doubles et 15 points produits en 68 présences au bâton réparties sur 21 matchs cette saison. 

«C’est certain que sa puissance amène un autre genre de frappeur dans notre alignement. Je crois que c’est une situation gagnante pour le joueur, gagnante pour l’équipe et même pour nos adversaires qui aiment avoir l’occasion d’affronter les meilleurs», a-t-il déclaré, heureux de dire que ses rivaux de la première ronde, les Alouettes de Charlesbourg, de même que les Aigles junior de Trois-Rivières, avaient «endossé totalement» la permission accordée à Masson.

«Je crois que certaines équipes avaient émis des réserves quant au statut de joueur professionnel de Jean-Christophe, mais elles se sont rendu compte que ce n’était pas vraiment pertinent en cette période de COVID. On est tous d’accord que Jean-Christophe est bon, mais il n’est pas trop fort pour la ligue. Il a juste 18 ans, n’a pas encore joué pro, a des hauts et des bas. Il a un talent brut, mais il a encore à apprendre et le baseball junior offre le calibre de jeu pour ça.»

Bon début

Masson dressait d’ailleurs un portrait très positif de sa première campagne avec les Diamants après s’être aligné avec l’équipe de l’Académie de baseball du Canada au cours des dernières saisons. «Le plus gros «challenge», c’était mentalement. Je savais qu’il y avait des attentes envers moi, mais j’étais plus «relax» au bâton au cours des derniers matchs.»

Le frappeur de puissance en lui avoue cependant qu’il s’en veut un peu de ne pas avoir encore réussi à frapper la longue balle avec les Diamants. «Je sais, je n’ai pas de circuit. Certains de mes coéquipiers qui en ont un me le rappellent constamment en disant qu’ils ont plus de circuits que moi!», laisse-t-il tomber avec humour. «Mais les séries, ce serait le meilleur moment pour frapper mon premier, n’est-ce-pas?», ajoute-t-il.

Scalabrini en accord

Par ailleurs, même si les Diamants pourront finalement miser sur un joueur de grande qualité pour la série qui opposera son équipe à ceux-ci, le gérant des Alouettes Patrick Scalabrini se réjouissait que Masson puisse participer à la grande danse de l’automne.

«Il s’agit d’une bonne décision pour le "kid" et le baseball junior. Les Diamants s’améliorent, parce que ça ajoute une grosse présence derrière leur meilleur joueur Mathieu Sirois, mais il faut surtout regarder le tableau dans son ensemble. J.-C. Masson est encore un jeune joueur et pour son développement, il vaut mieux qu’il vive l’expérience des séries au lieu de regarder les matchs des gradins», disait l’entraîneur-chef des Alouettes, qui était l’un de ceux qui plaidaient en faveur de Masson.

Série Diamants-Alouettes

Amis dans la vie de tous les jours, Scalabrini et Walsh n’allaient pas commencer à se narguer à l’approche du premier match de la série 3 de 5, jeudi, au Stade Canac, «bien qu’il soit un peu arrogant…», rigolait Scalabrini.

«Dominik est l’un de ceux qui m’ont convaincu de prendre la direction des Alouettes, au milieu de l’été. On l’a fait pour les jeunes, on sentait leur désarroi après un début de saison difficile et la possibilité de finir leur stage junior d’une façon merdique. Je pense qu’on a réussi à redresser la barque, à changer la philosophie qui ne s’évalue pas seulement en nombre de victoires et de défaites. Je suis satisfait de ce qu’on a fait, nous sommes à des kilomètres d’où nous étions en début de saison», admettait Scalabrini à propos de sa troupe qui a bouclé la saison avec une fiche de 5-16, au quatrième rang de la division Financière Sun Life, mais qui a joué pour .500 (5-5) dans ses 10 derniers matchs. Sous sa direction, les Alouettes ont conservé un dossier de 5-7.

À quel genre de série s’attend-il face aux champions de la division, auteurs d’un dossier global de 14-7 ?

«Globalement, ils ont plus de profondeur que nous, mais si on arrive et qu’on frappe, on pourrait les surprendre. Les gars ont hâte et ils y croient, l’esprit d’équipe a changé depuis un mois. Nos joueurs ont découvert leurs rôles, on sait qui on veut voir dans certaines situations. Nous sommes les négligés, mais depuis quelques semaines, nos fiches se ressemblent et les matchs l’un contre l’autre ont été serrés, même qu’on a eu unpeu l’avantage à la fin, mais tout est relatif», ajoutait-il.

Bien sûr, son opposant du week-end s’attendait à ce que son partenaire de jeu au hockey utilise cette tactique.

«Je sais bien qu’ils vont jouer la carte de l’équipe qui n’a pas de pression, c’est trop facile de faire cela. En début de saison, les Alouettes disaient qu’ils rivaliseraient pour le championnat de division, mais un mois et demi plus tard, ils se disent négligés. Je suis convaincu que s’ils n’avaient pas connu un début de saison catastrophique, ils n’auraient pas fini au dernier rang. Je sais aussi que sur papier, ils ne forment pas la pire équipe. Et l’arrivée de Patrick a clairement changé leur image», notait Walsh.

L’entraîneur-chef des Diamants s’attend à une série chaudement disputée. Et les programmes doubles pour les matchs 2-3 et 4-5 sont des éléments inconnus pour tout le monde.

«Nous n’avons pas de Vincent Ruel qui lancera les matchs 1-4-7… J’ai hâte de voir, on espère encore le retour de quelques lanceurs qui étaient blessés, cette saison. Ceux qui devaient former le top-4 de notre rotation n’ont pas lancé 25 manches, mais on a quand même fini premier», analysait celui dont la troupe avait remporté le championnat des séries de la LBJEQ en 2019.

Pour le premier match, Thomas Couture (Québec) et Marc-Antoine Pépin (Charlesbourg) s’affronteront. Les deux ont lancé des matchs d’un seul coup sûr, dernièrement, profitant de la fiabilité et des dimensions du terrain synthétique pour s’imposer. En saison, les Diamants l’ont emporté cinq fois en huit matchs contre les Alouettes, qui ont gagné trois des quatre derniers avec Scalabrini à la barre.  Avec la collaboration de Carl Tardif

Drakkar: la loyauté a payé pour Jean-François Grégoire

Drakkar

Drakkar: la loyauté a payé pour Jean-François Grégoire

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU — Il y a à peine quatre jours, Pierre Rioux était pris avec un sérieux problème, sans entraîneur-chef à 48 heures du début du camp d’entraînement de son équipe. Mardi, durant le premier match hors concours des siens, le directeur général du Drakkar de Baie-Comeau était beaucoup plus confortable dans les gradins déserts du centre Henry-Leonard.

 Pourtant, la démission surprise de Jon Goyens vendredi, pour des raisons familiales, aurait pu le prendre au dépourvu. Mais le choix de Jean-François Grégoire s’est rapidement imposé.

«C’était inattendu, c’est sûr. Je savais qu’il y avait certaines craintes chez Jon [en lien avec la COVID], mais pas au point de prendre ce genre de décision à deux jours du camp d’entraînement. Mais dans ce genre de situation, il y a des opportunités qui s’ouvrent pour certains et le temps était venu de donner une chance à Jean-François, qui la mérite amplement», de lancer le dg, après la première période du match entre le Drakkar et les Saguenéens de Chicoutimi, remporté 4-1 par les siens.

Rioux estime que Grégoire représente à plein ce que le Drakkar veut instaurer. «On dit qu’on veut avoir des joueurs qui veulent venir ici, qui sont contents de venir à Baie-Comeau. C’est exactement ce qu’on a avec JF, qui s’est installé à Baie-Comeau avec sa femme depuis qu’il est avec nous. C’est un gars loyal à l’équipe.»

Le directeur général assure qu’il a reçu «beaucoup de CV, et des intéressants» pour prendre la relève de Goyens, mais son successeur se trouvait déjà dans le bureau des entraîneurs de l’équipe.

Les coupures viendront vite 

Avec seulement 33 joueurs à ce camp d’entraînement, «ça fait comme la deuxième partie des camps d’avant, de souligner Rioux. Les joueurs savent très bien qu’une semaine, c’est court et il y a peu de temps pour faire sa marque, et pour le personnel hockey peu de temps pour se faire une idée. Tout le monde a à s’ajuster.»

Après la première semaine, le directeur général veut ramener l’effectif à 23 joueurs, ce qui inclut les Européens Raivis Ansons et Valentin Demchenko, qui pourraient arriver la semaine prochaine.

Une question que se posait Rioux concernait les gardiens de but. «Comme ça peut être difficile de faire monter des joueurs cette saison, on se demande si on ne gardera pas trois gardiens au lieu de deux, au cas où il arriverait quelque chose à un de nos gardiens, pour ne pas être mal pris.»

Quant à la pandémie, elle cause de nombreux casse-têtes aux hommes de hockey, mais surtout au personnel administratif et bénévoles du Drakkar, dont un insoupçonné. En raison de certains facteurs de risque lié à la COVID et des exigences de la santé publique, des familles d’accueil régulières ont dû céder leur place cette année.

«Les responsables ont dû travailler très fort pour trouver des familles, autant pour le camp que pour la saison. Je crois qu’on en est présentement à une ou deux familles encore à trouver», a conclu Pierre Rioux.

Jean-François Grégoire nommé entraîneur-chef du Drakkar

Drakkar

Jean-François Grégoire nommé entraîneur-chef du Drakkar

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU – Le Drakkar de Baie-Comeau a trouvé dans sa cour son nouvel entraîneur-chef. Il s’agit de Jean-François Grégoire qui, après deux ans comme adjoint sur la Côte-Nord, assumera la relève de Jon Goyens, qui a présenté sa démission à l’équipe vendredi afin de demeurer auprès de sa famille en raison de la pandémie de COVID-19.

L’embauche de Grégoire, qui devient le 12e entraîneur-chef de l’équipe qui amorce sa 24e campagne dans la LHJMQ, a été officialisée dimanche par l’organisation.

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Évidemment, Grégoire ne s’attendait pas à recevoir une telle offre aussi rapidement, mais le contexte a tout chamboulé. C’est Pierre Rioux, le directeur général de l’équipe, qui lui a appris la démission de Goyens. «Honnêtement, ça s’est fait vite», a lancé le nouveau pilote, qui a dû s’adapter rapidement, car en 48 heures, il a appris la démission de son supérieur, accueilli les joueurs au camp d’entraînement et signé un contrat d’entraîneur-chef.

Adjoint depuis deux ans derrière le banc du Drakkar, le père de Jérémy roule sa bosse depuis 2014 dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, lui qui est aussi passé par Bathurst, Drummondville et Gatineau. Le bureau d’entraîneur-chef est une suite logique dans son cheminement. «Oui, c’était un objectif, mais je voulais le faire de la bonne façon et je suis content de la manière dont ça se fait. J’ai fait mes classes», a-t-il fait valoir.

Dans un communiqué de l’équipe, Pierre Rioux fait valoir que Jean-François Grégoire «connaît très bien le projet que nous souhaitons mettre en place». Il assure également que le moment de lui donner sa chance était venu, vantant au passage sa passion et son éthique de travail. «L’identité de notre organisation perdurera, malgré le changement d’entraîneur», ajoute-t-il.

Le nouvel entraîneur-chef de l’histoire de l’équipe veut une équipe vaillante, qui travaille d’arrache-pied, car «ce que j’ai eu dans la vie, je ne l’ai pas volé. J’ai toujours travaillé fort». Grégoire, qui commandera les troupes dès lundi matin, veut aussi voir une bonne éthique de travail et que «les joueurs se sentent concernés par leur développement et celui de l’équipe».

Démission surprise chez le Drakkar, Jon Goyens quitte ses fonctions

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Démission surprise chez le Drakkar, Jon Goyens quitte ses fonctions

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU – Stupeur dans le petit monde du Drakkar de Baie-Comeau vendredi après-midi. L’entraîneur-chef Jon Goyens a remis sa démission après seulement une saison aux commandes de l’équipe de la Côte-Nord.

L’organisation a fait savoir que Goyens a informé l'équipe de son désir de demeurer auprès de sa famille «en ce temps de pandémie». Le directeur général du Drakkar, Pierre Rioux, a dit vivre «une déception et un choc» en lien avec cette démission, mais il n’est pas nécessairement surpris.

«Je sentais depuis un certain temps Jon mal à l’aise par rapport à la situation de la COVID, avec sa belle-mère qui demeure à sa résidence», a confié Rioux. «Mais ces dernières semaines, on avait seulement eu des discussions sur la préparation du camp d’entraînement.»

Car voilà, le camp d’entraînement de l’équipe s’ouvre ce dimanche, sans pilote à la barre. Les entraîneurs adjoints Jean-François Grégoire et Antoine Samuel prendront donc les commandes du camp jusqu’à nouvel ordre.

«On a des décisions à prendre dès la semaine prochaine en devant retrancher des joueurs. C’est ce qui importe à très court terme. En temps et lieu, on s’occupera de l’entraîneur-chef», de lancer le directeur général, conscient qu’il n’y a pas beaucoup de candidats sur le marché en cette période de l’année.

«C’est décevant, mais l’organisation va toujours appuyer une décision d’un de ses membres quand le côté humain est impliqué, d’ajouter Rioux. Personne n’a jamais douté de ses compétences et j’ai toujours apprécié travailler avec lui.» 

Rappelons que ce n’est pas Pierre Rioux qui a embauché Jon Goyens en juin 2019, mais plutôt Steve Ahern, qui fut congédié quelques semaines plus tard par le précédent conseil d’administration de l’équipe. Le dg mènera donc sa première embauche d’un entraîneur-chef.

Après 59 matchs à la barre du Drakkar, Jon Goyens a cumulé un bilan de 21 victoires et 38 revers, dont 10 en prolongation ou en fusillade, au 8e rang de l’association Est de la LHJMQ. Le père de famille de 42 ans a un enfant de 4 ans.

Le Drakkar de Baie-Comeau invite les partisans à joindre son nouveau conseil d’administration

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Le Drakkar de Baie-Comeau invite les partisans à joindre son nouveau conseil d’administration

Steeve Paradis
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Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU – Avant d’entreprendre une nouvelle saison, qui sera assurément différente des autres en raison de la pandémie de COVID-19, le Drakkar de Baie-Comeau vient de dévoiler la nouvelle composition de son conseil d’administration, qui ne sera plus l’apanage de gens d’affaires.

Ce changement s’opère dans l’optique de la réforme de la gouvernance de l’équipe, tel que stipulé dans une étude de l’École nationale d’administration publique (ÉNAP), qui avait été mandatée par le propriétaire du club, soit la Ville de Baie-Comeau.

Dorénavant, au lieu d’une dizaine de gens d’affaires et de trois représentants de la municipalité, le conseil d’administration sera formé par quatre représentants de la Ville, trois représentants des partisans de l’équipe et trois représentants des grandes organisations régionales.

Du côté des représentants de la Ville, au moins un membre proviendra du conseil municipal et un autre de la fonction publique. Les deux autres sièges sont laissés à la discrétion du conseil et pourront notamment provenir de la société civile. Une de ces deux personnes sera mandatée pour agir à titre de présidente du Drakkar.

Pour devenir représentant des partisans, il faut déposer sa candidature d’ici le 7 septembre en remplissant le formulaire à cette fin disponible sur le site Internet de l’équipe. Deux nominations seront faites par les administrateurs en place et la troisième personne sera choisie par les détenteurs de billets de saison en 2019-2020.

Finalement, pour les membres des grandes organisations régionales, des lettres seront envoyées aux organisations institutionnelles (CISSS, cégep, centre de services scolaire, etc…) et aux grandes entreprises présentes sur le territoire (Résolu, Alcoa, Hydro-Québec, etc…) afin qu’elles soumettent des candidatures émanant de chez elles.

Les noms des membres du nouveau c.a devraient être dévoilés le 1er octobre, date de lancement de la nouvelle saison de la LHJMQ. «Laissons aux gens de hockey le soin de gérer le hockey et aux administrateurs le soin d’administrer. Voilà les objectifs du nouveau c.a et les raisons qui ont mené à cette réforme», a fait valoir l’actuel président du club, François Corriveau, aussi directeur général de la Ville.

Avant d’en arriver à cette future saison, le Drakkar disputera quatre matchs hors-concours, tous contre l’équipe la plus près de Baie-Comeau par la route, soit les Saguenéens de Chicoutimi. Les deux formations s’affronteront le 1er et le 5 septembre à Baie-Comeau. Les matchs au Centre Georges-Vézina auront lieu les 3 et 13 septembre.

Un nouveau conseil d’administration à venir pour le Drakkar

Drakkar

Un nouveau conseil d’administration à venir pour le Drakkar

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU — L’organisation interne du Drakkar de Baie-Comeau changera de visage dans les prochaines semaines. Le précédent conseil d’administration a démissionné en bloc afin de laisser toute la latitude aux représentants de la Ville de Baie-Comeau pour mettre en place le nouveau cadre de fonctionnement, qui sera dévoilé dans les prochaines semaines.

On se rappellera qu’à l’automne 2019 la Ville, propriétaire du Drakkar, avait mandaté l’École nationale d’administration publique (ENAP) pour analyser le fonctionnement de Hockey junior majeur Baie-Comeau, l’organisme qui gérait depuis une dizaine d’années le club. Ce départ du c.a, qui n’a rien à se reprocher selon la Ville, fait suite à ce rapport.

«Le fait qu’une ville soit propriétaire d’une entreprise commerciale comme le Drakkar est significativement inhabituel dans le monde du hockey et apporte son lot d’obligations qui ne peut pas être ignoré», a lancé dans un communiqué le directeur général de la Ville et aussi actuel président de Hockey junior Baie-Comeau, François Corriveau, qui dit comprendre que ce nouveau contexte «ne puisse pas intéresser les administrateurs sortants, plus habitués à œuvrer dans un contexte entrepreneurial».

«La Ville se doit de reprendre un certain contrôle de son club si elle veut pouvoir défendre, face à sa population, ses investissements visant à le maintenir en vie dans le plus petit marché de la LHJMQ », a ajouté M. Corriveau en rappelant que le contexte budgétaire est très serré, encore plus en considérant «les effets dévastateurs» de la pandémie de COVID-19 sur l’économie locale. 

Du côté de l’ancien c.a, on assure quitter le navire en bons termes. «Notre vision n’est pas la même que celle de la Ville. On a donc décidé de façon unanime de laisser notre place», a indiqué l’ex-président du conseil d’administration, Steeve Gagné. 

«Le club appartient à la Ville et on a toujours respecté ça, a-t-il enchaîné. On a fait notre travail au meilleur de nos connaissances et on est contents de ce qu’on laisse. Au bout du compte, on reste des partisans du Drakkar», a soutenu M. Gagné.

Repêchage: plus de profondeur pour le Drakkar

Drakkar

Repêchage: plus de profondeur pour le Drakkar

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU – Le directeur général du Drakkar de Baie-Comeau, Pierre Rioux, a dit atteindre son objectif en ajoutant de la profondeur à son équipe lors de cette deuxième tranche du repêchage de la LHJMQ.

L’organisation a choisi 10 joueurs d’avant, trois défenseurs et trois gardiens à cette séance. «On voulait vraiment ajouter de la profondeur au poste de centre et avec les gardiens de but. Des joueurs de centre, c’est toujours difficile à trouver. On aurait bien voulu choisir quelques défenseurs de plus, mais c’est arrivé souvent que le joueur ciblé parte juste avant notre tour», a expliqué le dg.

S’il n’avait pas de choix de premier tour, Rioux a été beaucoup plus occupé dès le départ du repêchage samedi matin, avec trois choix en deuxième ronde, les choix 24, 25 et 32. Avec ces sélections, le Drakkar a mis la main sur l’attaquant Félix Gagnon (Jonquière), le défenseur gaucher Anthony Lavoie (Lévis, un choix qui appartenait à l’origine aux Remparts de Québec) et le gardien Olivier Ciarlo (Laval-Montréal).

Gagnon, résident de Chicoutimi et dont la mère est originaire de la Côte-Nord, se dit «un gars de région» très heureux d’aboutir à Baie-Comeau. «J’avais eu de bonnes entrevues avec les hauts dirigeants de l’équipe. (…) Mon agent m’a aussi dit de bonnes choses sur l’organisation. Je suis un peu surpris de sortir à un rang aussi élevé, mais super content.»

Le jeune homme, qui s’exprime avec éloquence, compare son jeu à celui de Patrice Bergeron. «Je suis un joueur qui joue sur 200 pieds, prêt à prendre beaucoup de minutes de jeu, à jouer contre le gros trio de l’autre équipe et à prendre les mises au jeu importantes», décrit celui qui a amassé 21 points, dont six buts, en 41 sorties dans le midget AAA l’an dernier. 

«Quand tu parles d’un coach player, capable de jouer dans toutes les situations, tu parles d’un joueur comme Félix Gagnon», a lancé le recruteur-chef Pierre Desjardins, qui se trouvait à Trois-Rivières avec le reste de l’état-major du Drakkar pour ce repêchage tenu de façon virtuelle. «Il joue dans les deux sens et il a une excellente attitude.» 

Quant à Anthony Lavoie, Desjardins le décrit comme «un défenseur qu’on aimait beaucoup, défensif mais qui va de plus en plus vers l’attaque et une bonne tête de hockey.» Pour ce qui est du gardien Ciarlo, «Antoine (Samuel, entraîneur des gardiens de but) l’a vu plusieurs fois et il l’aimait. L’objectif était de solidifier notre ligne du centre avec nos trois premiers choix et on a pu suivre notre plan de match.»

En troisième ronde, Baie-Comeau a acquis un autre ailier droit, Léo St-Michel, un produit des Gaulois de St-Hyacinthe. Sans choix de quatrième tour, le Drakkar a sélectionné le centre Dan Chrétien (Collège Notre-Dame) en cinquième ronde et le défenseur Vincent Deschênes (Mauricie midget Espoir) au septième tour.

Le gardien Dekon Randall-Snow (8e, Ontario Hockey Academy), le centre Andrew Doucet (9e, Basses-Laurentides midget Espoir), l’ailier gauche Matteo Lamoureux (9e, Lausanne junior), l’avant Ben Mercer (10e, Dartmouth), l’avant Alex Arsenault (10e, Edmunston, junior A), le gardien Charles-Antoine Cusson (11e, Laval-Montréal midget Espoir), le défenseur Emeric Jeansonne (12e, Collège Esther-Blondin), l’avant Charles-Antoine Tremblay (12e, Jonquière), l’attaquant Samuel Vigneault (13e, Pointe-Lévy midget Espoir) et l’avant Gabriel Fillion (14e, Mount Academy U16) ont constitué les autres prises du Drakkar.

Le premier Nord-Côtier sélectionné à cette séance a été le défenseur Olivier St-Louis, maintenant membre des Saguenéens de Chicoutimi. St-Louis, frère du défenseur Brendan et du responsable de l’équipement Brian, tous deux de l’organisation du Drakkar, a été un choix de 10e ronde des Sags.

Le Drakkar actif à l’ouverture de la période d'échanges de la LHJMQ

Drakkar

Le Drakkar actif à l’ouverture de la période d'échanges de la LHJMQ

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU – Le Drakkar de Baie-Comeau a été actif à l’ouverture de la période de transactions mercredi. Il n’a toutefois pas pu se dénicher encore un choix de première ronde pour le repêchage de ce weekend, mais il a des munitions pour le tour suivant.

Le directeur général Pierre Rioux a d’abord conclu avec Moncton la transaction de Gabriel Fortier à la dernière période des  Fêtes. Il a retourné aux Wildcats leur choix de troisième tour en 2020 et de quatrième en 2021, recevant en contrepartie les choix de deuxième ronde de Moncton en 2020 et 2021.

Le 2e choix 2020 des Wildcats s’est ensuite retrouvé à Sherbrooke afin de compléter l’échange du défenseur Jérémy Jacques. Le Drakkar récupère en retour ses choix de troisième et sixième tours en 2022. Finalement, Rioux a fait l’acquisition de l’attaquant de 20 ans du Phoenix Nathaël Roy, contre le choix de troisième tour de Chicoutimi en 2020.

«Roy, c’est un gars qui nous intéressait. Il a un bon gabarit, de la vitesse, une bonne éthique de travail et surtout, il a marqué 20 de ses 21 buts l’an dernier à cinq contre cinq, ce qui nous a manqué l’an passé», a fait valoir Rioux, affirmant que Roy comblera ainsi une lacune. «On était bons en avantage et en désavantage numérique, mais c’était plus difficile à cinq contre cinq», a-t-il souligné.

Au moment où vous lirez ces lignes, le Drakkar ne possède pas de choix de premier tour à ce repêchage. Il en a toutefois trois dans la ronde suivante (numéros 24, 25 et 32). Ce premier choix, le troisième au total, appartient désormais aux Sea Dogs, qui l’ont reçu après avoir cédé le gardien Alex D’Orio lors de la période d’échanges des Fêtes en 2018-2019.

«J’ai été approché pour recevoir un choix de première ronde. On va bien sûr étudier la possibilité d’en avoir un, mais c’est le prix qui va dicter la suite. Si on m’offre un choix dans le dernier tiers de la ronde en retour de deux choix de deuxième ronde, par exemple, est-ce que ça vaut la peine?, de soutenir Rioux. Dans notre analyse, les joueurs se ressemblent beaucoup du 15e au 25e

Pierre Rioux n’a pas caché le fait qu’il y a encore plusieurs joueurs des Maritimes qui ont déjà signifié à l’organisation qu’ils ne souhaitaient pas être repêchés par le Drakkar. Cette triste réalité, qui se répète d’année en année pour les porte-couleurs de la Côte-Nord, ne perturbe toutefois pas trop le dirigeant.

«Nous, on veut travailler avec des joueurs qui vont porter le logo du Drakkar avec fierté. Les coachs investissent beaucoup de temps avec les jeunes, autant le faire avec des jeunes intéressés à être à Baie-Comeau plutôt qu’avec quelqu’un qui nous a montré une réticence», a-t-il indiqué.

Pour cette séance de sélection, l’état-major du Drakkar se trouvera à Trois-Rivières, patrie du directeur général adjoint Daniel Paradis. Ce dernier ainsi que Rioux et le recruteur-chef Pierre Desjardins seront d’office pour la première ronde. Le lendemain, les dépisteurs de l’équipe, qui résident pour la plupart en région montréalaise, se joindront au trio pour les rondes 2 à 14.

Le dg a assuré que cette rencontre de groupe se fera dans le respect des consignes imposées par la santé publique. «On va être dans une salle qui peut contenir une centaine de personnes. Il n’y aura aucun problème à respecter la distanciation physique», a indiqué Pierre Rioux, ajoutant en conclusion que «c’est pas mal plus complexe qu’on pense, louer une salle ces temps-ci».

Gabriel Proulx du Drakkar finaliste pour le titre de joueur-étudiant de l’année

Drakkar

Gabriel Proulx du Drakkar finaliste pour le titre de joueur-étudiant de l’année

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Le joueur de centre du Drakkar de Baie-Comeau Gabriel Proulx fait partie des finalistes pour le trophée Marcel-Robert, remis au joueur de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) qui concilie le mieux les performances sur la glace et à l’école.

Âgé de 21 ans, Proulx a suivi pas moins de 19 cours en ligne par le biais du Cégep à distance au cours des 30 derniers mois, obtenant un diplôme d’études collégiales avec une moyenne de 86 % en plus d’avoir marqué 21 buts et obtenu 31 aides en 64 matchs avec le Drakkar.

L’an prochain, le natif de Belœil poursuivra ses études en actuariat à l’Université Concordia.

Il se mesurera au capitaine des Saguenéens de Chicoutimi et espoir des Canadiens de Montréal Rafaël Harvey-Pinard, qui avait aussi été finaliste l’an dernier et qui a maintenu une moyenne de 92 % en sciences de la nature en plus de terminer en tête de marqueurs des Sags avec 34 buts et 44 aides en 62 parties.

Le troisième finaliste est le gardien des Islanders de Charlottetown Matthew Welsh, qui avait remporté le trophée la saison dernière. Il aura complété 23 cours de son programme universitaire en administration des affaires à la fin de la session, maintenant une moyenne pondérée cumulative de 3.8.

Le trophée Marcel-Robert est ainsi nommé afin d’honorer la mémoire de l’ancien gouverneur des Harfangs de Beauport et ex-président de la LHJMQ décédé en 2005 et qui avait toujours travaillé à la mise en place de mesures permettant aux hockeyeurs de concilier le sport et les études. 

Repêchage de la LNH: Lafrenière toujours l’espoir numéro un en Amérique

LNH

Repêchage de la LNH: Lafrenière toujours l’espoir numéro un en Amérique

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
L’attaquant Alexis Lafrenière de l’Océanic de Rimouski est toujours l’espoir numéro un en Amérique en vue du repêchage de la Ligue nationale de hockey (LNH). Un autre joueur de l’Océanic, trois joueurs des Remparts de Québec et deux porte-couleurs du Drakkar de Baie-Comeau font également partie de la liste finale dressée par le Bureau central de dépistage de la LNH dévoilée mercredi.

Lafrenière domine encore la liste, devançant le centre Quinton Byfield des Wolves de Subdury, le défenseur Jamie Drysdale des Otters d’Erie et Jake Sanderson, un défenseur originaire du Montana qui fait partie de l’équipe américaine des moins de 18 ans.

Rochette, Cormier et Savoie

Cent douzième sur la liste, le Tchèque Adam Raska est l’autre porte-couleurs de l’Océanic alors que chez les Remparts, le centre Théo Rochette est le mieux classé même s’il a chuté du 64e au 89e rang depuis la liste précédente.

Ses coéquipiers, l’attaquant Cole Cormier, passé du 115e au 134e rang, et le défenseur Nicolas Savoie, passé du 190e au 198e rang, complètent la délégation des Diables rouges. 

La relance de la LNH n'est pas la priorité pour Shea Weber

Canadien

La relance de la LNH n'est pas la priorité pour Shea Weber

Frédéric Daigle
La Presse Canadienne
Shea Weber trouve qu’il est encore trop tôt pour parler d’une relance des activités de la Ligue nationale de hockey avec cette pandémie de COVID-19 qui fait toujours rage. Mais peu importe le scénario retenu, il espère que les clubs qui participeront aux séries éliminatoires profiteront de quelques matchs pour se donner du rythme.

C’est en gros ce qu’a répondu le capitaine du Canadien de Montréal lors d’une téléconférence à laquelle il a participé lundi en compagnie de Victor Hedman, du Lightning de Tampa Bay, d’Aleksander Barkov, des Panthers de la Floride, et de Jack Eichel, des Sabres de Buffalo.

Le modérateur de cette téléconférence a demandé aux intervenants de quelle façon ils relanceraient la saison de la LNH. Au tour de Weber, il lui a demandé si l’idée de P.K. Subban — un tournoi éliminatoire avec les 31 équipes — lui plairait.

«C’est certain que ça nous garantirait une place en séries, mais je ne crois pas que ce soit très juste pour les clubs en premières places, a-t-il dit d’entrée de jeu. Il y a tant de scénarios différents qui pourraient être invoqués quand ce sera le temps de relancer la LNH. Mais je pense que toutes les équipes qui seront qualifiées pour les séries auront besoin d’une certaine période de temps pour être prêtes, que ce soit par un mini-camp ou je ne sais quoi, car ça aura été une très grande période d’inactivité.»

Weber ne croit toutefois pas que le format des séries ou du reste de la saison de la LNH devrait alimenter les discussions actuellement.

«Cette situation est tellement plus importante que le hockey présentement. La priorité est que tout le monde soit sain et sauf. Quand nous reviendrons au jeu, tous les joueurs seront heureux de retrouver leurs partisans, peu importe le scénario qui aura été retenu.»

Eichel abondait un peu dans le même sens.

«Nous ne savons pas ce que nous ferons demain, alors difficile de dire ce que nous ferons dans quelques semaines, a imagé le capitaine des Sabres. C’est difficile de prédire ce que la vie nous réserve, alors je pense que ce serait difficile pour la ligue de dire qu’elle sait de quelle façon nous allons nous y prendre. Je ne pense pas que le monde sache ce qui va se passer dans quelques semaines. C’est donc important de rester concentré sur le très court terme, de gérer ce qui se passe avec cette pandémie.

«Cela dit, je mentirais si je disais que je ne voudrais pas qu’on joue les matchs restants. C’est difficile d’imaginer que cette saison pourrait ne pas être complétée. C’est aussi difficile à imaginer sauter immédiatement en séries après une si longue pause. La saison sert à nous mener vers le niveau de hockey nécessaire en séries, alors je souhaite poursuivre la saison. Je suis certain que ces gars-là le souhaitent aussi.»

Comme le Canadien et les Sabres, les Panthers se trouvaient hors du portrait éliminatoire quand la suspension des activités a été décrétée par Gary Bettman. Mais Barkov et ses coéquipiers se trouvaient sur une belle lancée avec deux victoires consécutives pour les placer à trois points seulement de la dernière place d’équipe repêchée dans l’Est.

«C’est certain que pour notre équipe, ce n’est pas la situation idéale, a affirmé Barkov. (...) L’enjeu est grand et j’aimerais jouer le plus de matchs possible avant ces séries. C’est certain que dans un monde idéal, nous aurions la chance de nous qualifier, mais je ne déciderai rien. Tout ce que je peux faire c’est rester en santé et être prêt quand la saison reprendra.»

Comme Weber, Hedman veut se «mettre en jambes», mais comprend que le hockey soit secondaire.

«C’est certain qu’on peut avoir autant de réponses qu’il y a de joueurs dans la ligue, mais ce serait difficile de passer directement en séries, aucun doute pour moi. On se trouve tous dans le néant par rapport à cette situation. Ce sera une décision difficile. On doit respecter les mesures de distanciation sociale encore au moins un mois, c’est loin. Faudra voir où on en est à ce moment. Le hockey est secondaire présentement: des gens meurent de ce coronavirus.»

Situation particulière

Eichel vit cette pandémie d’une façon particulière, puisque sa mère travaille comme infirmière dans un hôpital de Boston. Même si elle est en arrêt de travail temporaire, il craint son retour en première ligne.

«Heureusement pour nous, ma mère avait pris quelques semaines de congé pour superviser la convalescence de mon père, qui se remet d’une chirurgie de remplacement de l’épaule. Mais la situation étant ce qu’elle est présentement, surtout aux États-Unis, elle devra sûrement retourner au travail par la suite. Ce n’est pas exactement ce que je souhaiterais: c’est tellement un travail à haut risque que de se retrouver sur la ligne de front. Quand votre mère se trouve dans cette situation, vous souhaitez seulement qu’elle soit le plus en sûreté possible. Je suis heureux qu’elle soit à la maison présentement.»

Il a été aussi question du message qu’a enregistré Shea Weber à l’endroit de la population anglophone du Québec, afin de motiver les gens, particulièrement les personnes âgées de 70 ans et plus, à respecter au maximum les mesures de confinement.

«Nous devons comprendre que nous sommes tous dans le même bateau et la seule façon de le faire, c’est de respecter les règles de distanciation sociale. Ce n’est pas le temps de ne pas prendre ce virus et ces mesures au sérieux. Quand l’équipe m’a dit que le gouvernement souhaitait mon aide, j’étais heureux de participer. Si j’ai pu convaincre quelques personnes — même une seule — de rester chez eux, c’est le but.»

COVID-19: tout un baptême du feu pour le dg recrue du Drakkar

Drakkar

COVID-19: tout un baptême du feu pour le dg recrue du Drakkar

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU — Pierre Rioux évoque «quelque chose d’exceptionnel, tout le monde vit ça pour la première fois» en parlant de la pandémie de la COVID-19. Il ne pouvait donc qu’approuver les mesures tout aussi exceptionnelles prises par les gouvernements et, ainsi, appuyer la décision de la LHJMQ d’annuler les séries éliminatoires et le reste de ses activités pour 2019-2020.

«Ça fait un peu drôle de parler de hockey, mais dans les circonstances, c’est vraiment secondaire», a déclaré le directeur général du Drakkar de Baie-Comeau, en entrevue téléphonique. «On se rend compte à quel point les instances gouvernementales ont rapidement pris les bonnes décisions. Il faut tout faire pour éviter la propagation».

En soulignant que «comme baptême du feu [comme directeur général], j’en ai connu tout un», le dg recrue du Drakkar affirme avoir une pensée particulière pour les fidèles partisans de l’équipe et les familles de pension, «qui soutiennent les joueurs dans les bons et les moins bons moments».

«Triste» fin de carrière

Rioux s’est assuré que tous ses troupiers soient bien rentrés au bercail avant de faire de même et de quitter la Côte-Nord pour sa résidence de Québec. Il dit au passage avoir une pensée particulière pour Keenan MacIsaac, Gabriel Proulx et Charles-Antoine Giguère, qui ont terminé leur carrière junior dans le tourbillon de cette crise sans pouvoir recevoir un dernier salut des partisans.

«C’est triste de voir une saison et une carrière junior se terminer comme ça. On aimerait quand même souligner la saison de nos joueurs de 20 ans, mais on ne sait pas encore comment. C’est difficile de faire quelque chose du genre quand il n’y a pas de déplacement entre régions», d’ajouter le dg.

Pour le reste, Pierre Rioux et son équipe de dépisteurs commencent à préparer la séance de repêchage de la LHJMQ, qui se fera en ligne, selon un déroulement qui n’a pas encore été défini, indique-t-il.

Le dg et l’entraîneur-chef devraient livrer leur bilan hockey d’ici la fin de la semaine, encore là d’une façon qui reste à établir, mais qui passera vraisemblablement par lien vidéo sur ordinateur, une façon de faire très populaire en cette ère de COVID-19…

La Coupe du monde de ski de fond sur les Plaines annulée

Sports

La Coupe du monde de ski de fond sur les Plaines annulée

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Le promoteur Gestev, une filiale du groupe Québecor, a confirmé vendredi matin ce à quoi un peu tout le monde s’attendait: les épreuves de la Coupe du monde de ski de fond devant être tenues à Québec en fin de semaine sont annulées.

Quelques heures plus tôt, la Fédération de ski de fond du Canada avait annoncé que les fondeurs de l’équipe canadienne ne prendraient pas part à l’événement et de nombreuses équipes avaient été rapatriées par leurs fédérations nationales avant le début officiel des compétitions.

Cette situation rendait la tenue des compétitions impossible, selon Gestev, et devant ce cas de force majeure, le comité organisateur a dû se résigner à annuler.

«Tout nous portait à croire que nous aurions des courses sur les plaines ce week-end, mais la situation, ainsi que le désistement des équipes, a évolué rapidement au cours des dernières heures», explique Marianne Pelchat, productrice déléguée de l’événement chez Gestev.

Prêts

«Nous étions prêts à accueillir athlètes, partenaires et grand public dans les meilleures conditions et nous avions mis en place des mesures fiables pour assurer leur santé et sécurité», poursuit-elle.

Jeudi, la Coupe du monde de ski de fond avait annulé sa conférence de presse de lancement et la Fédération internationale de ski (FIS) avait annoncé l’annulation des épreuves de Minneapolis et Canmore, qui devaient conclure la saison après les deux courses disputées sur les plaines d’Abraham.

La FIS avait même laissé entendre que les épreuves de Québec pourraient servir de finale à la Coupe du monde vu l’annulation des autres épreuves. Plus tôt en semaine, les équipes de Norvège et de Thaïlande, de même que tous les membres de l’équipe italienne à l’exception de Federico Pellegrino, avaient annoncé qu’ils ne seraient pas présents à Québec.

Pas une décision de la FIS

«Ce n’est pas la FIS qui a décidé d’annuler les courses, d’autant plus qu’on avait le feu vert des autorités sanitaires pour procéder et que tout était prêt. Dans une situation comme aujourd’hui, ce n’est pas la FIS qui a la légitimité de trancher quand tous les feux sont au vert. C’est la même chose pour Canmore et Minneapolis, la FIS ne décide jamais d’annuler. La décision finale repose toujours sur l’organisation locale. Il faut comprendre que les droits de marketing et de télé appartiennent à la Fédération canadienne, qui les rétrocède à l’organisation locale, dans ce cas-ci Gestev», a expliqué au Soleil l’ex-skieur français Pierre Mignerey, directeur des courses de ski de fond pour la FIS.

Arrivé au Québec jeudi, M. Mignerey repartait vendredi pour la France. «Quand je suis atterri à Montréal, j’ai reçu des messages: des équipes, dont la Suède, l’Allemagne et la Finlande, se préparaient à repartir, dont certaines à la demande de leur gouvernement. Je comprends la réaction forte des équipes, mais c’est une situation que je n’ai jamais vécue depuis que je suis à la Fédération. On avait annulé des épreuves pour des questions de manque de neige ou de mauvaise météo par le passé, mais jamais pour ça», explique-t-il.

Impacts

«Pour nous, la saison se termine donc huit jours plus tôt que prévu et on a déjà commencé à travailler pour l’an prochain», poursuit M. Mignerey, conscient de l’impact des annulations sur les organisations locales. 

«Ces organisations ont travaillé dur, ont engagé des frais et ont mis en places certaines choses et, malheureusement, elles n’auront pas les revenus des entrées puisque les événements n’auront pas lieu.»
Pierre Mignerey n’est pas certain non plus que les assurances des organisations puissent couvrir les annulations pour des raisons de santé publique. 

«Je doute fort qu’une assurance puisse couvrir cela. C’est généralement pour les questions d’enneigement ou de conditions météo que ces assurances servent.»

Le Russe Alexander Bolshunov remportera donc le Globe de cristal et le petit globe de cristal pour les épreuves de distances alors que le Norvégien Johannes Høsflot Klæbo méritera le petit globe de cristal pour les épreuves de sprint. Meneur au classement du sprint, Klæbo risquait toutefois de se faire doubler si les courses de Québec, Minneapolis et Canmore avaient lieu puisque l’équipe norvégienne avait été l’une des premières à annoncer que ses athlètes ne participeraient pas aux épreuves nord-américaines de la Coupe du monde,

Les Sags battent le Drakkar 5-1 lors du match vintage [PHOTOS] 

Saguenéens

Les Sags battent le Drakkar 5-1 lors du match vintage [PHOTOS] 

Dave Ainsley
Dave Ainsley
Le Quotidien
Après avoir confirmé leur premier titre de division depuis 2002 samedi, les joueurs des Saguenéens ont fait honneur à leur uniforme d’époque orange pour compléter une fin de semaine parfaite, dimanche, avec la 950e victoire de l’organisation à domicile, au compte de 5-1 face au Drakkar de Baie-Comeau lors du match vintage pour souligner le 40e anniversaire de la Corporation de recherche et d’action sur les maladies héréditaires (CORAMH).

Les Sags ont atteint le plateau à leur 1640e rencontre devant leurs partisans et, ironie du sort, lors du match spécial où ils avaient ressorti l’uniforme orange qu’ils ont porté de 1979 à 1984. Depuis 1973, ils montrent une fiche à domicile de 950 victoires, 538 défaites, 75 nulles et 60 revers en temps supplémentaire. Les Sags ont maintenant remporté les huit premiers affrontements face au Drakkar cette saison et n’ont permis qu’un seul but lors de leurs cinq derniers matchs, cinq victoires.

« Nonobstant l’adversaire, c’est un match où on a continué de jouer de la même manière que dernièrement. On donne peu de chances de marquer. On en avait permis seulement quatre après deux périodes. On se concentre sur nous, que ce soit Rimouski samedi ou Baie-Comeau. On voyait ça un peu comme un piège. Les joueurs ont démontré de la maturité pour s’assurer de bien se préparer et s’assurer que même si on avait joué un gros match hier, on recommençait à zéro », a noté dans son point de presse l’entraîneur-chef Yanick Jean, convenant que le jeu de ses troupiers commençait vraiment à ressembler à ce qu’il veut voir en séries.

«Ce n’est pas juste les buts, c’est aussi le nombre de chances de marquer de l’adversaire, a-t-il repris, rappelant les dix chances de marquer la veille pour l’Océanic.  Il n’y a pas de secret. Il faut que tes bons joueurs se présentent et c’est ce qui se passe match après match. En équipe, on joue bien dans notre structure, beaucoup plus serré qu’il y a un mois. On a fait un énorme progrès dans les deux dernières semaines. On veut continuer de bâtir et ne pas faire de pas de reculons.»

Les deux équipes se sont étudiées de longues minutes en début de rencontre avant que le jeu s’anime en deuxième moitié de l’engagement initial. Lentement, mais sûrement, les locaux ont imposé leur rythme, passant beaucoup de temps en zone adverse. Vladislav Kotkov a finalement brisé l’égalité en fin d’engagement, coupant habilement dans l’enclave avant de déjouer tout aussi habilement le gardien Lucas Fitzpatrick qui n’a pu que regarder la rondelle franchir la ligne rouge. 

Après deux supériorités numériques plutôt laborieuses, les Sags ont frappé à leur troisième occasion avec l’avantage d’un homme. Le plomb d’Artemi Kniazev sur réception a été plus rapide que les réflexes de Fitzpatrick, battu du côté de la mitaine. L’attaque massive des Sags semble maintenant pleinement en marche, ayant produit au moins une fois lors des 11 derniers matchs, fonctionnant à plus de 30 % au cours de cette période. Quelques minutes plus tard, Raphaël Lavoie a placé les Chicoutimiens en plein contrôle, redirigeant la passe de Christophe Farmer pour son 36e de la saison, son 18e depuis son acquisition par les Sags. Tout comme l’attaque massive des Sags, Lavoie fonctionne à plein régime depuis un mois, ayant obtenu dimanche un point dans un 16e match de suite. Au cours de cette séquence, il montre une récolte de 24 points. 

En fin de période, une séquence bizarre a mené à un but du Drakkar qui a été refusé après révision. Voyant que son filet avait été déplacé, Anthony Pagliarulo a quitté vers le banc des siens et le jeu s’est poursuivi quelques secondes avant que les visiteurs marquent dans une cage déserte, mais sans dommage pour les Sags. Ce n’était que partie remise pour les représentants de la Côte-Nord qui ont finalement cassé la glace, en tout début de troisième, quand Xavier Fortin, oublié dans l’enclave, a habilement déjoué Pagliarulo.

Le Drakkar a ensuite obtenu quelques bonnes chances, sans réussir à s’approcher encore plus et les Sags se sont assurés de fermer la porte avec deux autres buts rapides. Le tir du défenseur Michael Pellerin a été partiellement bloqué, mais Vladislav Kotkov a fait le reste du travail au retour. Puis l’attaque massive chicoutimienne a de nouveau fait mouche. Les trois étoiles, Rafaël Harvey-Pinard, Raphaël Lavoie et Artemi Kniazev, ont uni leurs efforts, ce qui a mené à une frappe du capitaine dans la partie supérieure.

« Marquer le quatrième but rapidement nous a aidé, a laissé tomber le pilote des Bleus. Quand tu as donné quatre buts en quatre matchs, même si l’adversaire en marque un, je ne pense pas que personne paniquait. Par contre, on a donné des chances de qualité et on a manqué des couvertures défensives après ce but. En général, on n'avait aucune raison de paniquer», d’indiquer Yanick Jean, soulignant le travail du gardien Anthony Pagliarulo qui a rebondi après un passage à vide, ayant remporté ses deux dernières décisions, permettant seulement deux buts.  

« Ce ne sont pas nécessairement des matchs faciles. Quand tu n’as pas de chances contre toi, oui tu as les devants mais par seulement un ou deux buts. Je pense qu’il a fait quelques bons arrêts à de bons moments pour lui donner confiance », de souligner le pilote des Bleus qui a bien aimé l’ambiance pour ce match spécial, ayant encore son manteau de circonstance lors de son point de presse. 

« Comme d’habitude, les gens de l’administration font un travail incroyable dans la préparation de ces événements. C’est le fun de pouvoir leur rendre aussi avec une bonne performance », a-t-il exprimé. 

Le Drakkar s’incline 5 à 1 à Blainville-Boisbriand

Drakkar

Le Drakkar s’incline 5 à 1 à Blainville-Boisbriand

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Le Drakkar de Baie-Comeau, qui avait obtenu son laissez-passer pour les séries de fin de saison la veille, s’est incliné 5 à 1 samedi après-midi face à l’Armada à Blainville-Boisbriand.

Les joueurs de Bruce Richardson ont dirigé une mitraille de 46 lancers vers le gardien du Drakkar, Lucas Fitzpatrick.

Raivis Kristians Ansons avait brisé la glace et poussé le Drakkar en avant en déjouant Émile Samson à 13:55 de la deuxième période. Cette avance n’a toutefois été que de courte durée puisque l’Armada a ensuite inscrit trois buts en moins de deux minutes.

Blake Richardson créait en effet l’égalité 32 secondes plus tard, Miguel Tourigny marquait à son tour 19 secondes plus tard et, finalement, Maxim Bykov portait le pointage à 3 à 1 en faveur de l’Armada à 15:32 de la deuxième.

L’entraîneur Jon Goyens a tenté de réduire l’écart en retirant son gardien du match en fin de troisième période, mais la stratégie n’a pas rapporté et les locaux ont inscrit deux buts dans un filet désert, ceux de Luke Henman et Nicholas Blagden.

Relâchement

Goyens n’était d’ailleurs pas de la meilleure humeur après la partie envers ses vétérans, dont Fitzpatrick même s’il a réalisé 43 arrêts et récolté la deuxième étoile du match. 

«Est-ce qu’il y a eu un relâchement parce qu’on s’était qualifiés pour les séries la veille? Peut-être, mais nous, on recherche de l’expérience et de la constance. On s’est présentés d’une façon assez gênante», a-t-il déclaré en entrevue téléphonique avec Le Soleil.

«Lucas a bien géré les 30 premières minutes, mais il y avait deux des trois buts qui n’avaient pas d’affaires à entrer... Il y a une période de cinq à dix minutes durant lesquelles il n’a pas été fort. Je ne dis pas ça pour le lancer en dessous de l’autobus, mais lui, comme plusieurs vétérans, doit être meilleur», a-t-il lancé à propos de Fitzpatrick.

«Pour les derniers matchs de la saison, qui serviront à nous préparer pour les séries, les joueurs devront prendre les choses en main», a-t-il conclu.

Légaré tranche encore pour le Drakkar à Guertin

Olympiques

Légaré tranche encore pour le Drakkar à Guertin

Jean-François Plante
Jean-François Plante
Le Droit
Officiellement, Nathan Légaré est natif de Montréal, mais comme sa mère est Gatinoise, l’attaquant vedette du Drakkar de Baie-Comeau se sent pratiquement à la maison au centre Robert-Guertin où il se plaît à venir jouer les trouble-fêtes auprès des Olympiques.

Quelques jours après avoir signé un contrat avec les Penguins de Pittsburgh, Légaré avait marqué le but vainqueur en prolongation à son premier match de la saison au « Vieux Bob » le 27 septembre dernier.

Le Drakkar désordonné face à l'Armada [VIDÉO]

Drakkar

Le Drakkar désordonné face à l'Armada [VIDÉO]

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU – Jon Goyens le répète régulièrement. Le Drakkar doit «jouer dans le système» s’il veut espérer l’emporter. On a tout vu sauf un système mardi au Centre Henry-Leonard, alors qu’un Drakkar désordonné n’a pas fait le poids face à l’Armada de Blainville-Boisbriand, qui l’a facilement emporté 5-0.

Avec ses nombreuses passes ratées et son manque général d’implication dans le jeu, le Drakkar n’a pas su générer d’offensive dans ce duel et après 40 minutes de jeu, il n’avait toujours aucun lancer dangereux (deux au total) en direction du gardien Olivier Adam, qui n’a eu que 21 tirs à stopper pour réussir son premier blanchissage en carrière.

«S’il y en a (qui ont abandonné), j’aimerais le savoir le plus vite possible parce qu’on va faire jouer des gars qui jouent moins. S’il y en a, ils auront des rôles de moins en moins importants», a pesté l’entraîneur-chef, qui s’est d’ailleurs excusé aux partisans pour cette prestation «inacceptable». «Il y a trop de joueurs qui ont leur propre agenda et ça ne marche pas», a-t-il ajouté.

«La séquence de matchs où on a eu de la misère, on n’a pas joué comme ça. Même contre Moncton (revers de 8-1 vendredi), on a vu des efforts», d’indiquer Goyens, découragé devant cette pitoyable sortie. «Aujourd’hui, on n’a rien mérité. C’était triste.»

Prenant une partie du blâme pour ce mauvais match, le pilote du Drakkar entend bien aussi discuter avec son groupe de leaders, qui doit prendre les choses en main. «Il va y avoir des conversations dans les 48 prochaines heures et ça ne sera peut-être pas confortable pour tout le monde», a-t-il soutenu.

L’Armada a profité de la désorganisation du Drakkar pour ouvrir le pointage à 16:26 de la première par l’entremise de Miguel Tourigny, qui a aisément contourné Étienne Arseneau avant de tromper Lucas Fitzpatrick entre les jambières.

Les visiteurs en ont ajouté deux autres en deuxième période, ceux de Zachary Roy et Simon Pinard. Au début de la période, les 2075 spectateurs étaient convaincus que Raivis Kristians Ansons allait créer l’égalité, mais il a raté une cage complètement vide. Ce fut là une autre illustration des difficultés du Drakkar.

Yaroslav Likhachev et Maksim Bykov ont complété pour l’Armada en troisième. Justin Bourque a fait son apparition à la place de Fitzpatrick devant la cage des locaux après le but de Bykov.

NOTES: Avant la rencontre, la foule a observé un moment de silence à la mémoire de l’ex-joueur de l’Armada Alec Reid, décédé il y a exactement un an de complications liées à l’épilepsie... Jérémy Jacques et Daniel Moody (malades), le blessé Julien Hébert et Félix Tremblay n’étaient pas en uniforme pour le Drakkar.

Le Drakkar pulvérisé par Moncton

Drakkar

Le Drakkar pulvérisé par Moncton

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU — Les Wildcats de Moncton ont égalé avec faste deux records d’équipe vendredi à Baie-Comeau, celui du plus de victoires consécutives (14) et du plus de matchs consécutifs avec au moins un point (20), pulvérisant le Drakkar par la marque de 8-1.

Tirant de l’arrière 3-1 après 20 minutes de jeu, tout s’est écroulé au deuxième vingt pour le Drakkar, qui a encaissé quatre buts sans riposte. On a vu là l’écart qui sépare une équipe bâtie pour gagner et une autre qui est en reconstruction. La dernière défaite en temps régulier des Chats sauvages remonte au 11 janvier, alors qu’ils s’étaient inclinés à domicile contre…le Drakkar.

«Moncton, ce n’est pas juste une grosse équipe sur papier. Ils ont de 9 à 12 joueurs qui vont avoir des opportunités professionnelles», a lancé le pilote Jon Goyens, qui ne pouvait qu’admirer la performance de l’adversaire. «Et la leçon à tirer, c’est que même s’ils ont beaucoup de talent, tu vois la façon dont ils travaillent ensemble. C’est un beau jeu d’équipe.»

Avec un pareil pointage, pas besoin d’avoir vu le match pour comprendre que les défenseurs n’ont pas eu la tâche facile. Goyens a cependant rappelé que les arrières ne sont pas seuls sur la patinoire.

«En unité de cinq, notre soutien n’était pas assez bon. On sait qu’on va affronter une vague de quatre joueurs talentueux et on ne peut pas juste dire aux défenseurs : bonne chance. Le soutien, c’est essentiel», a lancé l’entraîneur-chef, qui a néanmoins donné son étoile du match à Étienne Arseneau.

«Un gars comme Étienne Arseneau, ç’a été notre meilleur joueur durant les 60 minutes. Il n’a pas joué pas comme un gars de 17 ans. Il a été solide en désavantage numérique, il a sorti la rondelle. Il a joué dans ses forces et il s’est bien amélioré cette année.»

Le Drakkar a ouvert le pointage alors qu’il n’y avait que 15 secondes d’écoulées avec le filet de Charles-Antoine Giguère (18e) contre son ex-coéquipier Dakota Lund-Cornish. Ce fut toutefois l’un des rares passages des locaux en zone adverse dans cet engagement. Les Wildcats ont répliqué à trois reprises par l’entremise de trois défenseurs, soit Sean Stewart, Axel Andersson et Tristan De Jong.

Jeremy McKenna a amorcé la deuxième avec deux buts, le second chassant du match Lucas Fitzpatrick (10 arrêts sur 15 tirs). Mika Cyr et Alexander Khovanov ont suivi aux dépens de Ventsislav Shingarov. McKenna a complété son truc du chapeau en troisième.

Pour son retour à Baie-Comeau, Gabriel Fortier a été limité à une mention d’assistance. Il a eu droit à un court hommage avant le match, où on lui a offert une toile, remise par son ancienne famille de pension. Avant et après la rencontre, l’ex-capitaine du Drakkar a reçu une belle ovation des 1561 spectateurs présents au Centre Henry-Leonard.

Gatineau 2/Baie-Comeau 3: Fitzpatrick vole la victoire [VIDÉO]

Drakkar

Gatineau 2/Baie-Comeau 3: Fitzpatrick vole la victoire [VIDÉO]

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU – Le Drakkar de Baie-Comeau a porté à trois sa séquence de victoires consécutives, disposant des Olympiques de Gatineau par la marque de 3-2.

Si les hommes de Jon Goyens ont repris confiance avec leurs deux gains de la fin de semaine dernière, ils ont malgré tout affiché leurs lacunes dans leur territoire, permettant à l’adversaire d’être régulièrement fin seul devant Lucas Fitzpatrick, encore le meilleur des siens mercredi. Ils ont également généré peu d’offensive, étant limités à 24 lancers sur le gardien substitut Tommy DaSilva.

Le Drakkar a notamment débuté le second vingt les deux pieds dans la même bottine, cafouillant constamment dans sa zone. Si les Olympiques avaient été moindrement opportunistes, ils auraient aisément marqué trois ou quatre fois.

«On est contents d’avoir gagné, on est content de la façon dont Fitz a joué mais après ça, je veux pitcher le vidéo dans les vidanges», a fait savoir le pilote du Drakkar. «Quand on commence à conduire NASCAR dans notre zone, quand tu tournes en rond, on ne joue pas comme il faut défensivement, on devient frustrés et on ne peut pas bien jouer offensivement non plus», a-t-il indiqué.

«On est revenus avec une deuxième (période) soft et en troisième, ce n’était pas beaucoup mieux. La chose qui ressort de ce match, c’est la constance de Fitz, a répété Goyens. Il a volé un match aujourd’hui. Je ne veux pas être trop négatif, mais quand tu es dans une situation où tu n’es pas à 100 %, tu dois jouer à 100 % dans la structure, pas à temps partiel.»

Baie-Comeau a marqué deux fois au premier engagement, par l’entremise de Charles-Antoine Giguère (17e) et Raivis Kristians Ansons (11e). Entre ces deux buts, Zachary Dean a touché la cible pour Gatineau, Keenan MacIsaac prenant une bonne grosse tasse de café sur la séquence.

Malgré une deuxième période difficile, les locaux sont parvenus à porter le pointage 3-1 avec le 12e de Brandon Frattaroli, ce qui allait s’avérer le but de la victoire. Tyler Boivin a toutefois ramené l’écart à un but avant le son de la sirène pour le dernier filet des visiteurs.

Le Drakkar devra assurément faire mieux vendredi s’il espère récolter des points, car il recevra la visite des Wildcats de Moncton. Ce sera le retour à Baie-Comeau pour l’ex-capitaine du Drakkar Gabriel Fortier.

Le festival Nathan Légaré 2.0 [VIDÉO]

Drakkar

Le festival Nathan Légaré 2.0 [VIDÉO]

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU – Pour un second après-midi consécutif, les Foreurs de Val-d’Or ont eu droit au festival Nathan Légaré. Le capitaine, qui avait amassé quatre points la veille (3-1), en a récolté cinq dimanche, avec un autre tour du chapeau et deux mentions d’aide, guidant le Drakkar vers un gain de 6-3.

Privés de leur meilleur buteur, Nicolas Ouellet, et de leur meilleur passeur, Alexandre Doucet, tous deux blessés la veille, les Foreurs, qui complétaient un trois en trois, auraient pu représenter une proie facile pour le Drakkar.

Ils se sont toutefois vaillamment battus, limitant même les locaux à 29 tirs et mettant la recrue Ventsislav Shingarov à l’épreuve à plusieurs reprises. Outre Légaré, le jeune cerbère a été l’autre élément important dans ce 10e gain à domicile du Drakkar cette saison, lui qui a stoppé 37 rondelles.

«La dernière fois que j’ai eu ça (deux tours du chapeau d’affilée), ça doit être novice ou atome», a lancé Légaré, qui compte maintenant 33 réussites.

«C’est spécial mais le plus important, ce sont les deux victoires en fin de semaine. En entrevue l’autre jour, Jon (Goyens) a dit qu’il devait se regarder dans le miroir, mais c’était à tout le monde dans la chambre de faire la même chose parce que tout le monde avait quelque chose de plus à donner. On l’a vu en fin de semaine avec la contribution de tous les joueurs», a ajouté le capitaine.

«Nathan a pris les choses en main avec les autres leaders de l’équipe», a acquiescé l’entraîneur-chef du Drakkar. «Pour se sortir de notre mauvaise séquence, ça devait venir de la chambre et nos leaders ont fait tout un travail.»

Goyens ne pouvait évidemment passer sous silence la performance de Shingarov, solide à ses trois départs en carrière. «Il a fait les arrêts qu’il était supposé faire et il en a fait une couple qu’il n’était pas supposé faire. Il est calme, il gagne beaucoup d’expérience et il nous donne la chance de gagner. Je suis très confiant pour l’avenir au poste de gardien de but.»

Outre Légaré, Gabriel Proulx avec deux, dont un dans un filet désert (21e), et Valentin Demchenko (15e) ont été les autres marqueurs du Drakkar. La réplique des Foreurs est venue de Jacob Gaucher, Olivier Mathieu et Anthony Allepot, son premier en carrière à son 158e match junior majeur.

Pénalités

S’il y un point sur lequel le pilote avait à redire, c’était les pénalités. Le Drakkar a concédé sept jeux de puissance dimanche, cédant une fois. «Une chose qu’on doit améliorer tout de suite, ce sont les pénalités. On prend trois punitions après le sifflet, on en prend une autre à quatre contre quatre avec trois minutes à jouer. Pour certains, les pénalités, ils vont arrêter (d’en prendre) ou ils vont arrêter de jouer», a prévenu Goyens en concluant.

Roy: «Éventuellement, les bagarres vont disparaître» [VIDÉO]

Hockey

Roy: «Éventuellement, les bagarres vont disparaître» [VIDÉO]

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU – Autant Patrick Roy que Jon Goyens avaient peu de choses à dire sur la décision des gouverneurs de la LHJMQ de reporter à l’été le débat sur l’abolition des bagarres dans le circuit.

«Moi, je sais où je suis rendu dans mon processus. Ceci dit, je ne fais pas partie du comité, mais je pense qu’éventuellement, les bagarres vont disparaître», a soutenu le patron hockey des Remparts. «Il va toujours y en avoir, on le sait très bien, ça arrive aussi dans d’autres sports. La seule différence, c’est ce qu’on fait quand il y en a une.»

«J’ai déjà partagé mon opinion là-dessus, et même si la décision avait été prise aujourd’hui, ça n’aurait pas été appliqué demain. Ce sont eux les boss, je n’ai pas grand-chose à dire là-dessus et ça se passe au-dessus de mon salaire», a rétorqué l’entraîneur-chef du Drakkar avec un sourire en coin.

Les deux hommes étaient toutefois plus volubiles en ce qui concerne le calendrier, qui demeure à 68 matchs pour la prochaine saison.

«Quand on joue ici ou au Cap-Breton, les voyages sont un aspect qu’on doit gérer plus, a soutenu Goyens. Les gars vont manquer l’école un peu plus, ils vont avoir moins de pratiques. On passe 40 jours sur la route alors que pour plusieurs équipes, c’est moins de 20. En réduisant le nombre de matchs, l’objectif était de jouer moins souvent sur semaine. Nous, on joue 17 fois sur semaine et ce n’est pas à côté.»

«Ce n’est pas nécessairement le nombre de matchs qui est difficile, ce sont les voyages, a acquiescé Roy. Je pense qu’il faut trouver une cédule qui fera en sorte que les équipes voyagent un peu moins.»

Victoire des Remparts

Pour revenir au match, le Drakkar a de nouveau laissé une priorité, cette fois de deux buts, pour s’incliner 4-2. Les Remparts se retrouvent maintenant à égalité avec le Drakkar, au septième rang de l’association Est. Baie-Comeau a cependant trois matchs en main sur les Diables rouges.

Le défenseur Édouard Cournoyer a choisi un bon moment pour marquer son premier dans la LHJMQ, inscrivant le but de la victoire à 15:46 du dernier vingt. Théo Rochette a inscrit les trois autres filets des vainqueurs, le dernier dans un filet désert. Son coéquipier Pierrick Dubé a participé aux quatre buts des siens.

«C’est le jour de la marmotte. On va chercher deux buts, on se donne de la confiance, mais on retombe dans la même trappe et on arrête de jouer», a clamé Goyens, s’interrogeant au passage sur sa manière d’enseigner. «On a mal géré la rondelle, on est délicats avec la rondelle. C’est malheureux.»

Quant à Patrick Roy, il a indiqué qu’il n’était «pas content de la façon dont on a commencé le match, mais quand ils ont marqué leur deuxième but, ça nous a réveillés et à partir de là, on a vraiment possédé la rondelle. On a dominé», a-t-il lancé en soulignant la contribution de Dubé, «qui joue actuellement son meilleur hockey depuis qu’il est avec nous».

Après une première période sans but, les Remparts ont dominé le second engagement 15-4 au tableau des tirs, mais ils n’ont marqué qu’une seule fois comparativement à deux pour le Drakkar, le 9e de Xavier Parent, en attaque à cinq, et le 14e de Valentin Demchenko, sur un revirement en zone adverse.

Roy réclamait un hors-jeu sur la séquence, mais en vain. Le reste de la rencontre appartient aux Remparts. 

Et encore une fois, Lucas Fitzpatrick a été le meilleur des siens, stoppant 31 rondelles.

NOTES : Mikisiw Awashish est le récipiendaire du Drakkar du prix Gervais-Munger, qui vise à souligner la persévérance scolaire. L’Innu est étudiant de deuxième année en sciences de la nature au cégep de Baie-Comeau…Le Drakkar recevra les Foreurs de Val-d’Or pour deux rencontres samedi et dimanche.

Le Drakkar s'incline devant des Tigres déchaînés [VIDÉO]

Drakkar

Le Drakkar s'incline devant des Tigres déchaînés [VIDÉO]

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU — Le Drakkar est parvenu à résister à des Tigres déchaînés durant une bonne trentaine de minutes, mais il a cédé avec moins de deux minutes à faire en temps régulier avant de s’incliner 3-2, en fusillade dimanche, à Victoriaville.

Baie-Comeau en avait beaucoup fait pour ne même pas récolter de point dans cette rencontre en raison des six avantages numériques accordés, dont un double avantage de deux minutes en fin de deuxième. Et surtout, le capitaine Nathan Légaré a écopé d’une pénalité majeure à 8:23 du dernier tiers pour avoir fait basculer un adversaire. Légaré a été expulsé pour son geste.

Les hommes de Jon Goyens ont toutefois tenu le fort dans ces moments cruciaux. Un gros merci à Lucas Fitzpatrick qui, après une sortie difficile vendredi, a stoppé 46 tirs, dont 37 dans les 35 dernières minutes du match. Il a, sans aucune contestation, mérité la première étoile.

«On manque de confiance, on en vient à avoir peur de perdre et c’est ce qui arrive. C’est dommage parce que Fitz a joué l’un de ses meilleurs matchs depuis longtemps. Ça faisait longtemps que notre gardien ne nous avait pas donné la chance d’en voler une», a lancé l’entraîneur-chef.

«Pénalité fantôme»

Baie-Comeau avait disputé une très bonne première période, «où on exécutait bien les petites choses. En deuxième, on n’était pas bons et on a été un peu mieux en troisième. Mais, alors qu’on venait de tuer le cinq contre trois, on a dû épuiser une pénalité fantôme», a-t-il ajouté.

C’est avec ce descriptif que Goyens a accueilli la pénalité majeure à Légaré.

«C’est une pénalité fantôme, vraiment. En deuxième, il est arrivé la même chose avec [Gabriel] Proulx et il n’y a rien eu. Il [Légaré] a seulement slashé la rondelle. Je ne suis vraiment pas d’accord avec la décision.»

La tempête s’amorce en deuxième

Le Drakkar a pris l’ascendant dès le premier vingt avec deux buts. À 1:06, Xavier Fortin (8e) a offert une belle pièce de jeu, recevant le disque à la ligne rouge pour battre de vitesse Jérôme Gravel avant de tromper Fabio Iacobo dans la partie supérieure.

Charles-Antoine Giguère (16e) a enchaîné quatre minutes plus tard en poussant un retour durant un avantage numérique.

La tempête pour Baie-Comeau s’est amorcée en deuxième, tempête qui s’est matérialisée à 11:07 avec le but d’Alexander Peresunko.

Le reste de la période ne fut qu’un tourbillon sur lequel le Drakkar n’avait aucun contrôle.

Les Nord-Côtiers ont ensuite écopé de deux pénalités sur la même séquence avec 1:57 à faire à l’engagement, mais Fitzpatrick s’est dressé.

Avec 1:55 en temps régulier, Brooklyn Kalmikov a inscrit le but que le Drakkar était parvenu à éviter jusque-là.

Et la 18e présence du Drakkar en supplémentaire ou en fusillade allait conduire à un 11e revers dans ces circonstances.

Le voyage du Drakkar en eaux houleuses se poursuit

Drakkar

Le voyage du Drakkar en eaux houleuses se poursuit

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU — Le Drakkar de Baie-Comeau a bien de la difficulté à sortir des eaux houleuses qui l’assaille par les temps qui courent. Les troupiers de Jon Goyens ont amorcé ce voyage de trois matchs en autant de jours en s’inclinant vendredi 7-4 face aux Voltigeurs de Drummondville.

Le Drakkar avait pourtant entrepris la rencontre de belle façon, dominant la première période, qui s’est terminée à égalité. Le travail en zone défensive, souvent laborieux, et une performance ordinaire du gardien Lucas Fitzpatrick ont toutefois compliqué les choses par la suite.

«C’est notre jeu en zone défensive qui nous a fait mal aujourd’hui et on n’a pas eu l’arrêt-clé qui nous aurait fait du bien en deuxième et aussi en début de troisième», a indiqué l’entraîneur-chef. «C’est malheureux, car on a connu un bon match, ce qu’on recherche depuis un bout, mais on a mal géré le milieu du match. Le désavantage numérique (2 en 4) nous a aussi fait mal. Ce n’est pas comme si on avait baissé les bras, on n’a pas lâché.»

Chaque équipe s’est échangé une paire de buts lors de la période initiale. Gabriel Proulx, qui a lancé les hostilités dès la 21e seconde de jeu, et Charles-Antoine Giguère (15e) ont marqué pour le Drakkar, Brandon Skubel et Nicholas Girouard assurant la réplique des Voltigeurs.

Les Voltigeurs en avant

Jacob Dion a lancé Drummondville en avant pour la première fois de la rencontre en début de deuxième jusqu’à ce que Raivis Kristians Ansons (10e) batte Francesco Lapenna d’un tir sur réception. Toutefois, William Dufour a trompé Fitzpatrick d’un tir entre les jambières que ce dernier aimerait probablement revoir pour donner l’avance aux siens de façon définitive.

En troisième, alors que le Drakkar était toujours dans le coup, Édouard Charron, Dion et Fabian Hochegger ont toutefois marqué des filets consécutifs pour lui briser les reins. Jordan Brière (4e) a inscrit le dernier but des visiteurs dans la dernière minute de jeu.

«On marque quatre buts sur la route, on déjoue leur gardien une cinquième fois mais la rondelle reste sur la ligne des buts. On a vraiment eu nos chances dans ce match, mais on doit absolument être meilleurs dans notre zone», a conclu Goyens, qui accordera au jeune Ventsislav Shingarov son premier départ en carrière samedi après-midi à Shawinigan.

NOTES : Si Shingarov est avec l’équipe, c’est parce que le substitut de Fitzpatrick, Daniel Moody, est frappé par la mononucléose. Il ratera au moins les quatre prochaines semaines d’activité...Baie-Comeau complètera son périple à Victoriaville dimanche.

Le Drakkar fait un cadeau à Gordie Dwyer et ses Cataractes [VIDÉO]

Drakkar

Le Drakkar fait un cadeau à Gordie Dwyer et ses Cataractes [VIDÉO]

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU — Le Drakkar de Baie-Comeau a décidé de faire cadeau d’une victoire à Gordie Dwyer pour son premier match à la barre des Cataractes de Shawinigan, s’inclinant par la marque de 4-3, en fusillade.

Les hommes de Jon Goyens étaient pourtant en plein contrôle de la rencontre avec moins de quatre minutes à jouer, mais une poussée de deux buts en 103 secondes des Cats, des filets de Jérémy Martin et Xavier Bourgault, a forcé la prolongation. En fusillade, Martin, le 18tireur à s’exécuter, a tranché le débat, au grand dam des 1330 spectateurs réunis au Centre Henry-Leonard.

«Honnêtement, les trois buts qu’on a donnés, c’est une question de gestion de match», a indiqué l’entraîneur-chef du Drakkar. «Sur le premier but, on a commis trois ou quatre erreurs sur le même jeu et sur les deux autres, on n’est pas alertes, on dormait. Sur le dernier, on a laissé l’enclave complètement ouverte. Je ne peux pas comprendre.»

Situation doublement frustrante pour Goyens, il avait délégué des vétérans sur la patinoire sur les deux derniers filets des visiteurs, dont Keenan MacIsaac, qui a notamment exécuté un jeu mou conduisant au troisième but.

«Ce n’était pas des 16 ans et des 17 ans sur la glace», a convenu le pilote, qui ne pouvait que dire qu’il allait répéter et répéter les consignes. «On ne peut pas prendre de shifts off. Ce n’est pas comme si on avait brûlé la ligue récemment. Si on ne se préoccupe pas plus des petits détails durant 60 minutes, ça va continuer avec des matchs comme ça.» 

Le trio de Gabriel Proulx, Valentin Demchenko et Nathan Légaré a frappé deux fois consécutivement en deuxième période. Proulx (17e) a d’abord bondi sur son propre retour avant de contourner le filet pour battre de vitesse Antoine Coulombe. Il s’agissait d’un 100e point en carrière pour Proulx. Légaré a enchaîné avec son 27e.

En fin d’engagement, Jérémy Jacques a inscrit son premier de la saison d’un beau tir des poignets et le Drakkar croyait bien rentrer au vestiaire avec une priorité de trois buts, mais à peine 24 secondes plus tard, Kirill Nizhnikov a profité d’un revirement en zone adverse pour faire 3-1.

Le Drakkar retrouve le chemin de la victoire [VIDÉO]

Drakkar

Le Drakkar retrouve le chemin de la victoire [VIDÉO]

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU — Baie-Comeau a finalement secoué la guigne qui lui a coûté une séquence de huit revers consécutifs, s’imposant par la marque de 3-2, en prolongation, face aux Voltigeurs de Drummondville. Ce ne fut toutefois pas le plus édifiant des matchs.

L’honneur de marquer le filet qui allait mettre fin à cette série de revers est revenu à Keenan MacIsaac (1er), qui s’est aventuré jusque devant la cage défendue par Anthony Morrone pour faire dévier la remise de Nathan Légaré, à 1:55 de la quatrième période. Le précédent but de MacIsaac remontait au 9 février 2019, soit tout près d’un an. 

Après une première période qui manquait plutôt de rythme, les deux formations se sont inscrites à la marque en deuxième. Xavier Fortin (7e) a d’abord poussé une rondelle libre sous Morrone pour faire 1-0. Pour Fortin, il s’agissait d’un premier dans l’uniforme du Drakkar. La réplique des Voltigeurs est venue à 12:13, dès le début de leur premier jeu de puissance. Jacob Dion a complété un beau tic-tac-toe pour créer l’égalité.

«En première, c’était vraiment mauvais», a lancé sans ambages l’entraîneur-chef Jon Goyens. «Cette semaine, on a établi que notre standard, c’est la façon dont on a joué à Moncton [le 11 janvier, victoire de 5-2]. On n’a plus d’excuses. [Gabriel] Fortier jouait de l’autre côté et tous les nouveaux étaient arrivés.»

«On a commencé à comparer des séquences de la façon dont a joué là-bas et de la façon dont on joue présentement, juste pour montrer de la façon dont on est vraiment capable de jouer, a-t-il enchaîné. À la fin, c’est un choix, si tu veux jouer avec une certaine fierté d’être durs à jouer. En deuxième, on était juste corrects et en troisième, c’était mieux. La pression d’en avoir perdu huit de suite est peut-être partie, mais on ne peut pas être satisfait ou se sentir confortable.»

Là où Goyens se réjouissait, c’est de voir que la production à l’attaque des siens n’est pas nécessairement venue des gros canons. Le but de Fortin et évidemment celui, libérateur, de MacIsaac, étaient les bienvenus. «C’est un genre de match où on avait vraiment besoin d’aller chercher d’autres joueurs pour contribuer offensivement», a-t-il fait valoir.

Tard en troisième, Charles-Antoine Giguère (13e) y est allé d’un beau tir dans la partie supérieure pour redonner de nouveau l’avantage aux siens. Mais moins de deux minutes plus tard, William Dufour a remis les compteurs à zéro pour envoyer les deux équipes faire un peu de temps supplémentaire. «On a dormi au filet là-dessus», a soutenu le pilote.

NOTE: Blessé à l’entraînement cette semaine, Julien Hébert manquait à l’appel. Sa présence est aussi incertaine pour le match de vendredi à Chicoutimi. Antoine Rochon est également sur la liste des blessés.

Sea Dogs 4/Drakkar 3: le sort s'acharne à Baie-Comeau

Drakkar

Sea Dogs 4/Drakkar 3: le sort s'acharne à Baie-Comeau

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU — La guigne s’acharne sur le Drakkar. Il s’est buté à un acrobate devant les buts des Sea Dogs, Noah Patenaude, qui a stoppé rien de moins que 50 tirs, guidant Saint John vers un gain de 4-3 en prolongation. Baie-Comeau subit ainsi un huitième revers consécutif, après un retour des Fêtes pourtant prometteur.

Brady Burns a mis fin aux hostilités à 3:44 de la quatrième période, son tir glissant doucement derrière Lucas Fitzpatrick. Les hommes de Jon Goyens arrachaient un quatrième point dans cette vilaine séquence de défaites (0-4-3-1).

«Il y a des aspects qu’on a aimés ce soir, c’est sûr, mais il ne faut pas seulement focuser sur le nombre de lancers parce qu’il y a eu des moments où on était facile à jouer dans notre zone», a fait remarquer le pilote du Drakkar. «En troisième, c’était mieux.»

Parmi les points positifs à retenir de ce match pour Goyens, il y a le fait que les siens n’ont pas baissé les bras quand les Sea Dogs ont porté la marque 3-2 en début de troisième avec le but de Julian Vander Voet. La réplique est venue moins de deux minutes plus tard avec le 13e de Valentin Demchenko.

«Dans nos huit derniers, il y a eu des moments où on a baissé les épaules, mais pas aujourd’hui. On espère maintenant que les gars vont avoir plus faim pour une victoire et qu’ils vont réaliser que ça devrait toujours être trois périodes. C’est un cliché, mais un cliché, ça vient de quelque part, ç’a une raison d’être.»

Interrogé là-dessus, l’entraîneur-chef du Drakkar n’a pu que reconnaître que ses hommes en arrachent sérieusement en sortie de zone, faisait en sorte d’être régulièrement embouteillé dans leur territoire. Il prend une partie du tort.

Les sorties de zone, «on travaille pourtant ça à tous les jours, mais il y a peut-être des choses qu’on doit modifier dans les entraînements. Les entraîneurs, on doit se regarder dans le miroir et s’il faut modifier des drills, on va le faire. On est des professeurs et quand les étudiants ne comprennent pas, ce n’est pas toujours de leur faute.»

Les deux équipes se sont livrées un premier engagement tout en vitesse, marquant deux fois chacune, sur de belles pièces de jeu par-dessus le marché. Après des échanges de but de Maxim Cajkovic et Brandon Frattaroli (11e), Nathan Légaré (26e) a explosé après avoir pris le disque le long de la bande, glissant le disque habilement sous Patenaude pour faire 2-1 Drakkar.

Avec 30 secondes à faire, au tout début d’un avantage numérique, Charlie Desroches a décoché un rayon laser au-dessus de l’épaule droite de Lucas Fitzpatrick pour créer l’égalité. La rondelle est ressortie tout aussi vite qu’elle était entrée.

Baie-Comeau a totalement dominé l’engagement médian et avec un peu de chance, les locaux ont pu se procurer un coussin. Mais la chance, elle était du côté de Patenaude, lui qui a réalisé 19 arrêts, dont certains de façon peu orthodoxe. «Le gardien a tout pitché devant  tous nos lancers, devant toutes nos chances de marquer», a imagé Goyens, qui aurait bien aimé recevoir un but de son attaque massive, 0 en 4 samedi.

Une septième défaite de suite pour le Drakkar

Drakkar

Une septième défaite de suite pour le Drakkar

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU — Le Drakkar a laissé le meilleur jeu de puissance du circuit le frapper trop souvent en début de match, pour ensuite être expédié par le fond par le Phoenix en deuxième. Sherbrooke a marqué trois fois en quatre occasions avec l’avantage d’un homme au premier vingt pour se diriger vers un gain facile de 7-4, prolongeant ainsi à sept la série de revers consécutifs du Drakkar.

Les gros canons de Sherbrooke n’ont pas fait mentir leur réputation, Samuel Poulin et Alex-Olivier Voyer récoltant chacun un but et deux passes. Le défenseur Antoine Crête-Belzile a aussi amassé trois mentions d’aide. La défensive hermétique du Phoenix, du moins durant 40 minutes, et le gardien Thomas Sigouin ont fait le reste.

Raivis Kristians Ansons (9e) a démarré les hostilités à 4:56 du premier vingt, en supériorité numérique. Au lieu de partir sur une lancée, le Drakkar a plutôt pris un abonnement au cachot. Le Phoenix a capitalisé sur ses trois premiers jeux de puissance grâce à Poulin, Voyer et Bailey Peach.

«On score en premier, on pense que tout est beau, on pense qu’on est confortable et tout à coup, c’est 3 en 3 en avantage numérique pour eux», a indiqué l’entraîneur-chef Jon Goyens. «Oui, ces trois buts-là nous ont fait mal, mais de la façon dont on a réagi en deuxième, c’est décevant.»

Dr Jeckyll et Mr. Hyde

Le match s’est en effet réglé au second tiers alors que Sherbrooke a ajouté quatre autres filets, par l’entremise d’Anthony Munroe-Boucher, Patrick Guay, Taro Jentzsch et Félix Robert. La faible réplique du Drakkar est venue de Brandon Frattaroli (10e).

«Honnêtement, on n’était pas content, je ne peux pas répéter ce qu’on a dit dans le vestiaire, mais c’était inexcusable comme période», a soutenu le pilote du Drakkar. «On est ces temps-ci comme Dr. Jekyll et Mr. Hyde. Tu vois ça en deuxième et ensuite, de la façon dont on a joué en troisième.»

«En troisième, il y a des gens qui peuvent penser que Sherbrooke y est allé mollo pour nous, mais je ne pense pas. On a vu plus de cohésion, d’effort d’équipe et de cœur de notre part. C’est malheureux qu’on ne joue pas toujours comme ça», a ajouté Goyens, pointant le manque de maturité mentale des siens pour expliquer le phénomène.

Les visiteurs ont en effet été moins visibles en troisième, ne prenant que trois lancers sur Daniel Moody, venu en relève de Lucas Fitzpatrick. Le Drakkar a quant à lui livré un baroud d’honneur, prenant 16 tirs sur la cage adverse. Étienne Arseneau (3e) et Jordan Brière (3e) ont marqué.

Victoriaville 4/Baie-Comeau 3: meilleur défensive, mais même résultat

Drakkar

Victoriaville 4/Baie-Comeau 3: meilleur défensive, mais même résultat

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
BAIE-COMEAU — Après avoir accordé sept buts lors des deux premiers matchs de ce voyage, le Drakkar a resserré sa défensive, mais ce ne fut pas suffisant pour mettre fin à cette vilaine séquence de six revers consécutifs, les hommes de Jon Goyens s’inclinant 4-3, en fusillade, face aux Tigres de Victoriaville.

Pour les Tigres, il s’agissait d’une première victoire en temps supplémentaire cette saison, après cinq revers en prolongation et quatre autres en fusillade. Le neuvième tireur à s’exécuter en tirs de barrage, Nicolas Daigle, a tranché le débat.

«Depuis une couple de matchs, on a de la difficulté dans notre zone. Aussitôt que l’autre équipe crée du mouvement, on est mêlés. On a aussi pris des punitions à de mauvais moments en troisième, à des moments où on était en contrôle», de lancer le pilote du Drakkar. «Nos meilleurs moments défensifs ont été à trois contre trois», a-t-il ajouté.

Cette rencontre était à 1-1 après deux périodes, mais les Tigres ont frappé deux fois en moins de deux minutes au dernier tiers et croyaient bien se diriger vers une victoire contre un adversaire qui en arrache par les temps qui courent. Mais Gabriel Proulx (16e), en avantage numérique, avec un but dans un cinquième match consécutif, a ranimé l’espoir.

Ensuite, les Tigres pensaient bien avoir concrétisé ce gain avec un but dans un filet désert, mais la reprise vidéo l’a annulé parce que quelques secondes plus tôt, plus précisément à 18:26, Brandon Frattaroli (9e) avait trompé la vigilance de Fabio Iacobo. Le jeu ne s’était alors pas arrêté, mais le filet a néanmoins été accordé par la suite.

«Au moins, de la façon dont on est revenus dans le match et au moment où on l’a fait, là-dessus c’est satisfaisant», a ajouté Goyens, qui aimerait toutefois, sans donner de noms, que tout le monde, particulièrement en offensive, hausse son jeu d’un cran à chaque soir.

«On essaie présentement de trouver de la constance dans notre top 9, et il y a encore des opportunités. Je ne veux pas dire qu’il y a des gars sur le party mais mentalement, il y en a qui ne sont pas encore revenus du congé des Fêtes et c’est le temps qu’ils reviennent parce que le défi présentement, c’est de faire la preuve qu’on a besoin de toi pour les séries», a clamé l’entraîneur-chef.

Mikhail Abramov a ouvert le pointage pour les Tigres à 4:43. Après s’être moqué de Keenan MacIsaac, Abramov s’est servi de Christopher Merisier-Ortiz comme écran pour battre Daniel Moody d’un tir vif.

Même si ce dernier a accordé 17 buts à ses trois sorties dans ce périple, Goyens n’allait pas lui jeter la pierre. «Les stats ne sont peut-être pas là, mais il n’y a personne qui va dire que Moody a baissé les bras. Il compétitionne, il a de bonnes intentions et il travaille fort.»

Avec un peu plus de deux minutes à faire au premier engagement, Nathan Légaré (25e) avait profité d’un jeu de puissance pour créer l’égalité. L’attaquant croyait bien avoir accompli cette tâche quelques instants plus tôt, mais sa réussite d’alors avait été annulée par le hors-jeu constaté à la reprise vidéo.