Très bon coup d’avoir sur le plateau Bob Woodward, à l’origine de l’enquête sur le Watergate avec son collègue Carl Bernstein. Le journaliste d’enquête et auteur a d’ailleurs fait plusieurs parallèles entre Donald Trump et Richard Nixon, isolés l’un comme l’autre, et accusant les médias de mentir, comme tentative de diversion.

TLMEP: le président qui fait peur

CHRONIQUE / Bob Woodward nous a offert dimanche une grande leçon de journalisme et de démocratie, en pourfendant Trump d'un côté, et la partisanerie de certains médias de l'autre. L'environnement a été au centre de plusieurs discussions de ce «Tout le monde en parle», plus court que d'habitude, en l'absence de Me Anne-France Goldwater, pour des raisons de santé.

Très bon coup d'avoir sur le plateau M. Woodward, à l'origine de l'enquête sur le Watergate avec son collègue Carl Bernstein. Le journaliste d'enquête et auteur a d'ailleurs fait plusieurs parallèles entre Donald Trump et Richard Nixon, isolés l'un comme l'autre, et accusant les médias de mentir, comme tentative de diversion. Dans son livre Peur, il s'inquiète entre autres de la façon dont le président des États-Unis traite le dossier de la Corée du Nord. «Avec un interlocuteur comme Kim Jong-un, ça peut facilement déraper», rappelle-t-il.

Autant a-t-il tenu des propos dévastateurs à l'endroit de Trump, autant prévient-il les médias américains de ne pas tomber dans l'excès de partisanerie et la suffisance. «Nous, les médias devrions faire une certaine introspection» et conserver «un certain détachement émotionnel», suggère-t-il. De l'autre côté, M. Woodward croit que ce serait surestimer Trump que de le croire capable de stratégie. «Malheureusement, il ne pense pas A, B, C, D, il pense A, Q, F, Z», dit-il, citant ses messages contradictoires à la Corée du Nord.

«J'ai peur que quelque chose tourne mal et que le processus de gouvernement soit supprimé», a-t-il ajouté, interpellé au sujet des craintes que Trump s'accroche au pouvoir, même s'il n'est pas réélu. Le célèbre journaliste, à qui je décerne l'étoile du match, n'a pu s'empêcher de décocher celle-ci à l'endroit de Hillary Clinton, la qualifiant de «candidate inadéquate» : à chacune de ses apparitions à la télé, «on dirait qu'elle ment, même quand elle dit la vérité.»

Quelle couleur aura Bonsoir bonsoir!, le nouveau talk-show de Jean-Philippe Wauthier? Celle qui lui ressemble le plus est sans doute celle de La soirée est (encore) jeune, de la grande liberté dont il jouit à la radio, et qu'il souhaite reproduire à la télé. «Te préfères-tu épilé ou avec du poil?» a-t-il demandé à Christian Bégin dans une émission pilote, qui ne sera jamais diffusée, mais dont on a montré un extrait. À mes doutes sur ses qualités d'intervieweur, il a plaidé s'être amélioré avec le temps et «pouvoir faire une entrevue politique, artistique, scientifique, et de réussir à me dépatouiller dans les trois». Il s'est souvenu de sa première entrevue à Deux hommes en or avec Denise Bombardier, durant laquelle il a avoué qu'il ne l'écoutait pas. Avoir traversé le piquet de grève des employés de la SAQ était une erreur de jugement, reconnaît Wauthier, qui l'attribue à une année difficile sur le plan personnel. L'animateur ignore si La soirée sera de retour à l'automne.

Récipiendaire du prix Turing, la plus haute distinction internationale en informatique, Yoshua Bengio n'a pas la grosse tête, loin de là. Sommité en matière d'intelligence artificielle, il ne croit pas aux scénarios catastrophes à la «Terminator», mais craint tout de même que «des humains malfaisants utilisent la puissance de la technologie contre d'autres personnes». Il réclame une réglementation sur l'utilisation de l'intelligence artificielle à des fins militaires, notamment avec des robots tueurs. Il s'attaque maintenant aux changements climatiques, en développant notamment des images du futur, qui permettraient de mesurer l'ampleur des dégâts reliés à la pollution. M. Bengio déplore que son domaine soit dominé par l'homme blanc, et que trop peu de femmes et de communautés culturelles y accèdent.

La philosophie des deux nouvelles dragonnes jure nettement avec celle de plusieurs de leurs prédécesseurs. C'est au retour d'un long voyage en Inde que Marie-Josée Richer a eu l'idée de cofonder Prana, une marque de collations biologiques, avec son conjoint, dans le but de «changer le monde» à sa façon. La femme d'affaires cite souvent ses valeurs sociales et environnementales, qui guident ses décisions, jusqu'à Dans l'oeil du dragon. «Échoue, mais échoue vite et reprends-toi», lance Isabèle Chevalier quand on lui fait remarquer que plusieurs dragons ont connu des déboires dans les dernières années, un risque inhérent aux affaires. La PDG de BioK+, une entreprise familiale de probiotiques fondée en 1994, a refusé toutes les offres d'achat de sa compagnie.

Star en France, Eddy de Pretto y a vendu plus de 270 000 exemplaires de son album Cure, et de sa réédition, Culte. Là-bas, on le compare à Claude Nougaro, ici à Pierre Lapointe, qu'il a d'ailleurs rencontré. Homosexuel avoué, le chanteur ne se dit ni militant, ni porte-drapeau, et préfère passer ses messages à travers son art, sa poésie. Il a écrit une chanson, Mamere, évoquant l'intransigeance de sa mère. Celle-ci l'a pris comme un procès, mais est devenue fan numéro 1 de son fils et assiste à ses spectacles. Il avait sous-estimé l'ouverture d'esprit des radios commerciales, qui ont passé en boucle Fête de trop, un de ses titres crus, qui parle de drogue et de sexe. Malgré son sujet, la chanson lui a valu de se faire lancer des petites culottes par des spectatrices, qui n'en avaient visiblement pas saisi le sens. Il ne serait pas étonnant de voir Eddy de Pretto au grand écran.

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