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Patrick Duquette
Le Droit
Patrick Duquette

Enfin, le nouvel hôpital

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CHRONIQUE / C’est une tâche colossale. Tiens, je vais même l’écrire en majuscule: COLOSSALE.

Et c’est à Michel Parent que reviendra la tâche de la mener à bien.

De quoi parle-t-on au juste?

De la construction de ce nouvel hôpital régional universitaire de 600 lits à Gatineau.

Un projet caressé, attendu, espéré depuis si longtemps qu’on avait presque cessé d’y croire.

Et pourtant, nous y voilà.

En donnant le go à un bureau de projet dédié exclusivement à la construction du nouvel hôpital de Gatineau, le gouvernement Legault démontre son sérieux à réaliser l’engagement phare de la dernière élection dans la région.

On sort du domaine des vagues promesses pour tomber dans le pratico-pratique: le choix d’un terrain, l’achat d’équipement, puis le recrutement des cohortes de travailleurs, médecins, infirmières, auxiliaires, préposés, cuisiniers, brancardiers, pharmaciens, et j’en passe, qui viendront y travailler.

Et qui prendra la tête du bureau de projet?

Michel Parent, un homme originaire de l’Outaouais. Un excellent candidat, me souffle-t-on à l’oreille. Solide gestionnaire, feuille de route bien garnie, branché politiquement, mais sans allégeance… L’homme a fait ses preuves dans la construction d’immeubles publics aussi bien ici à Gatineau qu’à Sherbrooke où il a vécu ces dernières années.

Michel Parent

La pression est énorme sur M. Parent. Il aura à livrer un hôpital à la fine pointe de la technologie «bien avant 2030», s’il faut en croire l’engagement du ministre de la Santé, Christian Dubé.

Au moins, il n’aura pas à réinventer la roue. Il pourra modeler son bureau de projet sur celui de l’hôpital de Vaudreuil-Soulange déjà en cours de réalisation dans la région du Suroît. Autre élément en sa faveur: Québec a placé le futur hôpital de Gatineau sur la voie rapide. Il fait partie des projets désignés par le projet de loi 61 pour relancer l’économie du Québec.

Le choix du terrain ne devrait pas poser un obstacle majeur. Par contre, tout est à faire en ce qui a trait au recrutement de la main-d’oeuvre. M. Parent devra faire jouer ses contacts dans le domaine de l’éducation post-supérieure. Il faut préparer dès maintenant les cohortes de travailleurs de la santé qui oeuvreront au sein du futur hôpital. La perspective de travailler dans un des hôpitaux les plus modernes du Québec facilitera sans doute la tâche des recruteurs.

À terme, M. Parent comptera une équipe de plusieurs dizaines de personnes sous ses ordres. Des employés du CISSSO, mais aussi de la Société québécoise des infrastructures. Sans compter les architectes, ingénieurs et autres professionnels qui graviteront autour au fur et à mesure de la réalisation.

Il y a tant à faire.

À l’hôpital de Vaudreuil-Soulange, qui sera plus petit que celui de l’Outaouais, on parle de 13 000 locaux, où prendront place quelque 1500 types d’équipements (médical, mobilier, TI). Pour être sûr que tout tombe en place, on a modélisé par ordinateur l’aménagement du futur hôpital…

Des ingénieurs biomédicaux assurent une vigie constante des nouvelles technologies. Déjà, on planifie d’équiper les chambres de «civières intelligentes» et de confier à des robots téléguidés la tâche de distribuer les plateaux alimentaires.

L’hôpital de Vaudreuil-Soulange est déjà pensé pour faire face à une pandémie. En outre, les chambres et les unités de soins prévoient non seulement de l’espace pour les malades, mais aussi pour les proches soignants qui les accompagne.

Autant les professionnels de la santé que les patients ont été mis à contribution dans la conception de l’hôpital de Vaudreuil-Soulange. Le public aussi: on a organisé un «sondage photographique». Les gens étaient invités à envoyer un cliché d’un coin de pays qu’ils aiment. Et les architectes s’engageaient à en intégrer des éléments dans la conception de l’hôpital.

C’est tout cela, et plus, qui attend Michel Parent au cours des prochaines années. Ai-je dit: une tâche COLOSSALE?

Mais on avait tous hâte de s’y atteler. Enfin!