Mylène Moisan

L'humour au temps du coronavirus, prise 9

CHRONIQUE / Le temps passe et l’inspiration des internautes ne s’essouffle pas, voici aujourd’hui la neuvième symphonie de blagues et de clins d’œil à ce Grand Confinement que nous vivons, pour nous faire sourire malgré tout.Et rire, pourquoi pas.

À force d’écumer les réseaux sociaux, Facebook et cie, je vois souvent une même blague passer plus d’une fois, d’où l’absence d’attribution à un auteur, qui se perd dans les méandres de la grande toile. Ce qui ne se perd pas, c’est l’étonnante capacité de l’humain de chercher un peu de lumière.

Plutôt la nécessité.

Je vous laisse sur un passage d’une de mes fables préférées, le Petit Prince de Saint-Exupéry, un sage conseil pour réussir notre déconfinement. Après être restés terrés pendant des semaines, nous devons maintenant réapprivoiser cette vie que nous tenions pour acquise, même un simple pique-nique au parc.

- Que faut-il faire? dit le Petit Prince.

- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi, comme ça, dans l’herbe. Je te regarderai du coin de l’œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près... 

Même sur l’île de Gilligan, ils écoutaient le professeur, pas le millionnaire.

(traduction libre)

La grande leçon de l’histoire est que l’homme ne tire jamais de leçon de l’histoire.

Tu sais que tu es en confinement quand tu troques le fer à friser pour le fusil à coller…

Les beaux jours reviennent, il est temps de sortir mon magnifique ensemble de patio de 25 pièces : une chaise et 24 bières.

En ce moment, je ne sais pas trop quoi faire de ma vie. Mais j’ai l’impression que ma vie ne sait pas trop quoi faire de moi non plus!

J’ai de la difficulté à comprendre comment le linge d’été peut rétrécir autant en restant dans les mêmes tiroirs tout l’hiver.

Insister sur vos droits sans reconnaître vos responsabilités, ce n’est pas la liberté, c’est l’adolescence.

(traduction libre)

Conversation par textos :

- Je mange une salade de fruits.

- C’est bon?

- À vrai dire, y’a pas beaucoup de fruits.

- C’est quand même une salade de fruits?

- C’est que du raisin.

- Tu bois encore du vin, n’est-ce pas?!?

La peste, c’est Camus. Mais la grippe, est-ce Pagnol?

On manque de masques au Québec, il y a trop de visages à deux faces.

L’autre jour, quelqu’un m’a dit que je pouvais faire des cubes de glace avec des restants de vin. J’étais confus… c’est quoi ça, des restants de vin?

J’ai éternué avec le masque et maintenant je suis à l’hôpital pour me faire recoudre les oreilles.

Tu réalises que t’es vraiment antisocial quand en plein confinement, ta vie ne change pas que ça.

La COVID expliquée en termes gais : Toi et dix amis vous préparez pour aller au défilé de la Fierté. Une personne se met des brillants. Combien de personnes ont des brillants sur elles?

(traduction libre)

J’ai senti quelque chose de froid et humide sur mon bras. C’était un moustique qui me frottait avec du Purrel avant de me piquer.

On vient de signaler que l’infidélité a baissé de 99 %.

Qui aurait pu s’imaginer qu’en 2020 se présenter à la banque avec des gants et un masque serait considéré comme normal?

Je repense à ce prof qui me disait que je ne ferais rien en restant allongé dans mon lit toute la journée. Eh bien, je te signale qu’actuellement, je sauve le monde!

Vous voulez une soirée mousse excitante et sensuelle sans sortir de chez vous? Faites la vaisselle.

T’as envie de sortir te changer les idées? Ouvre la porte, change d’idée, pis rentre chez vous.

Il y a quand même un gros avantage à être confiné, on n’a plus besoin de choisir entre boire et conduire. 

J’aurais aimé que le coronavirus commence à Las Vegas. Parce que ce qui se passe à Vegas reste à Vegas.