Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Marie-Ève Martel
L’amour de soi passe toujours en dernier, comme s’il était synonyme de narcissisme et d’égocentrisme. Et pourtant, ça devrait être la première chose qu’on apprend dans la vie.
L’amour de soi passe toujours en dernier, comme s’il était synonyme de narcissisme et d’égocentrisme. Et pourtant, ça devrait être la première chose qu’on apprend dans la vie.

Aime-toi mieux

Article réservé aux abonnés
CHRONIQUE / Quand on parle d’amour, on pense généralement à l’amour qu’on porte aux autres. À nos parents, à nos enfants, à nos amis, à notre amoureux, à notre compagne. À nos animaux de compagnie, même, mais très rarement à soi.

L’amour de soi passe toujours en dernier, comme s’il était synonyme de narcissisme et d’égocentrisme.

Et pourtant, ça devrait être la première chose qu’on apprend dans la vie. Une première leçon qui nous prépare à la vraie vie et à tous les bouleversements qui l’accompagnent immanquablement.

Règle générale, on a tendance à s’aimer mal. On remarque davantage nos défauts que nos qualités. On se met de la pression, souvent inutile, on exige beaucoup plus de sa personne que des autres. En même temps, on a la culpabilité facile.

Ce que cela nous dit de nous-mêmes, c’est qu’on cherche souvent à plaire aux autres avant de se plaire à soi. Ça signifie que notre niveau d’amour propre dépend encore trop du regard et de l’avis des autres.

Aime-toi mieux : fais-le pour toi, et que pour toi.

Les problèmes d’amour de soi remontent souvent à l’enfance. Une époque de notre vie où arrive de l’extérieur, et pour la toute première fois, quelqu’un qui sème la graine du doute et de la remise en question de notre valeur.

Ça peut être le manque d’affection ou d’attention de quelqu’un qui nous est cher. Des reproches ou des insultes qu’on se fait balancer dans la cour d’école. Les sources sont nombreuses.

Toujours est-il que le résultat demeure le même : sans trop s’en rendre compte, on intériorise ces salves en s’en appropriant la responsabilité, même s’il n’en est rien. Si ça arrive comme ça, ça doit être parce que je suis vraiment une merde.

Aime-toi mieux : ce n’était pas ta faute.

Cette blessure initiale, on s’en souvient très rarement. On l’oublie parce qu’on a pris sur soi qu’on valait aussi peu qu’on nous l’a fait sentir. Et parfois, ça nous suit toute notre vie.

Qui d’entre vous a, encore aujourd’hui, du mal à accepter un compliment parce qu’il demeure toujours cette arrière-pensée qu’on n’en est pas digne ou que c’est pour mieux se moquer de nous qu’on nous passe une remarque flatteuse ?

Si la beauté est dans l’œil de celui qui regarde, qu’est-ce que la laideur ? Celle-ci doit être aussi subjective; c’est donc dire que pour quelqu’un qui nous trouve laid, quelqu’un d’autre ailleurs doit nous trouver beau.

Dans tous les cas, quiconque a droit à l’amour de n’importe qui, que ce soit l’amour des autres ou l’amour de soi.

Aime-toi mieux : si l’amour de soi dérange les autres, c’est leur problème.

Depuis des siècles et dès notre plus jeune âge, on nous apprend qu’on est la moitié d’un tout; qu’on ne sera entier que lorsqu’on aura trouvé notre âme sœur. Vraiment ?

« Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » : ce n’est pas la finalité de la vie, mais le début d’un nouveau chapitre. Ton conte de fées à toi, tu peux l’écrire comme tu le souhaites.

Il y a de ces moments dans notre existence où on se sent seul au monde. C’est là qu’il importe de se souvenir qu’on s’a, soi-même, et qu’en tout temps, on se doit d’être notre plus fidèle allié.

Aime-toi mieux : c’est la première étape pour connaître le grand amour.