Mylène Moisan

L'humour au temps du coronavirus, suite et fin

CHRONIQUE / Alors voilà, toute bonne chose a une fin, vous avez sous les yeux le dixième et dernier collage de blagues glanées et de traits d’humour glanés sur les réseaux sociaux et reçus dans ma boîte de courriels. Souhaitons maintenant que cette funeste pandémie en ait une bientôt.

D’ici là, si vous avez les bleus, vous pourrez lire et relire les dizaines de perles qui ont été publiées au cours des 10 dernières semaines, je suis encore étonnée de la somme de blagues que le Grand Confinement a inspirées. Il faut croire que certains ont plus de temps libres que jamais…

La vie est tellement au ralenti et je conduis tellement jamais que quand j’embarque sur l’autoroute, ça me donne un feeling de manège.

Je viens de renouveler ma garde-robe de printemps. Je me suis acheté cinq pyjamas.

Rentrer son ventre sur la balance ne rend pas moins lourd. Mais ça permet de voir les chiffres.

Je suis allé magasiner en jaquette d’hôpital, le monde respectait le deux mètres.

Jamais je n’aurais cru qu’un jour les anecdotes ennuyeuses de mes collègues me manqueraient cruellement les lundis matins.

La bonne nouvelle c’est que, mine de rien, on a réglé le problème des poux à l’école.

Adolescent à vendre. Vient avec ce qui suit : yeux qui roulent, soupirs profonds et désinvolture. Joue à des jeux vidéo et texte 200 mots minute. Peut paraître mou, mais réagit dès qu’on coupe le WiFi. Aucun retour ni échange.

Les accouchements prévus en mai sont reportés à l’automne. Prière de ne pas pousser.

Sans vouloir me vanter, je me lavais les mains avant que ce soit tendance.

Mon chat a commencé à me préparer des lunchs le matin, lui aussi n’en peut plus du télétravail.

J’ai une pensée pour tous ces mariages prévus cet été et reportés à une date à laquelle les gens ne seront plus en couple.

Le raton laveur est l’animal officiel de la pandémie. Il porte un masque et se lave les mains.

Avec le déconfinement, le boulanger va avoir du pain sur la planche, la couturière du fil à retordre, le plombier de la fuite dans les idées, les serruriers vont sortir de leurs gonds et les libraires vont devoir se mettre à la page. Chez les coiffeurs, ça va friser l’overdose.

Je ne sais pas pourquoi j’ai autant de linge à laver. Tout le monde court à moitié nu dans la maison ou porte le même pyjama depuis trois jours.

À voir comment les gens portent le masque, je comprends pourquoi, parfois, la contraception ne fonctionne pas.

Le gouvernement annonce l’annulation du maintien de la suppression des mesures dont l’abandon de la confirmation avait été abrogé.

Je regardais un film, l’acteur a commencé à tousser. J’ai éteint la télé, on ne sait jamais.

Si le string fait aux femmes ce que l’élastique du masque me fait aux oreilles, vraiment respect à vous.

L’épicerie est fermée, mais la cour à bois est ouverte. Je vais me faire un rôti de palette.

Sache que si ta famille t’envoie faire des courses, c’est parce que tu es sacrifiable.

C’est le déconfinement. Il faut se préparer à la réoufermeture des bars et à la fermouvrance des écoles, tout en restant prochoin des autres. 

Si vous détestez porter un masque, vous n’aimerez pas le respirateur.

La quarantaine nous a rapprochées comme jamais auparavant.

— Mes cuisses

Depuis que je suis en confinement avec ma famille et mes enfants, je réalise que mes patrons et mes collègues sont très aimables.

Traitez votre masque comme vos sous-vêtements :

  1. Ne pas toucher ou ajuster, surtout en public.
  2. Ne pas emprunter ou prêter.
  3. Assurez-vous qu’il soit bien ajusté et confortable.
  4. Assurez-vous qu’il soit propre.
  5. Assurez-vous qu’il n’est pas à l’envers.
  6. S’il a des trous ou s’il est usé, jetez-le.
  7. S’il est humide, changez-le.