Le Soleil
Ce n’est pas en brûlant ces vestiges ou en en détruisant les traces, pas trop lointaines, que nous allons pouvoir, comme société moderne et ouverte sur le monde, finaliser l’étape si nécessaire de la réconciliation», commente Konrad Sioui par rapport aux livres brûlés en Ontario.
Ce n’est pas en brûlant ces vestiges ou en en détruisant les traces, pas trop lointaines, que nous allons pouvoir, comme société moderne et ouverte sur le monde, finaliser l’étape si nécessaire de la réconciliation», commente Konrad Sioui par rapport aux livres brûlés en Ontario.

Brûler le passé!

Konrad Sioui
Konrad Sioui
Collaboration spéciale
CHRONIQUE / Je me souviens lorsque j’étais enfant, à l’externat fédéral de Wendake, j’avais toujours une profonde crainte d’entendre sœur St-Alphonse nous demander d’ouvrir nos livres d’histoire. Les images que l’on nous montrait me faisaient frémir tellement elles étaient monstrueuses. Nos ancêtres mangeaient cru le cœur du père Brébeuf pendant que le père Jogues, au poteau de torture, se faisait brûler vivant et que le frère René Goupil se retrouvait avec la tête fendue en deux pendant qu’il était caché à l’orée du bois, en train de montrer le signe de la croix à un jeune garçon.