Photo Le Progrès, Julien Renaud

Un talent pas si différent

CHRONIQUE / Ils étaient beaux, bons, belles et bonnes.

Ils étaient fébriles de monter sur les planches, une première pour plusieurs.

Ils étaient jeunes ou vieux, ou dans le milieu.

Ils étaient chanteurs, danseurs, musiciens, comédiens ou humoristes.

Ils étaient des vedettes, pour un soir ou deux.

Mais surtout, ils étaient fiers d’eux.

Ah oui! Ils étaient handicapés.

Ils avaient les yeux pétillants, d’émerveillement et de fierté.

Ils avaient le trac.

Ils avaient envie d’être applaudis et salués.

Ils avaient le laisser-aller de l’enfant plongé dans un monde de rêves.

Mais surtout, ils avaient accompli quelque chose de gros, vécu une grande réussite.

Ah oui! Ils avaient une déficience.

Leurs proches les ont encouragés.

Leurs proches étaient fiers comme jamais.

Leurs proches ont demandé un rappel.

Mais surtout, leurs proches leur ont crié : «Vous êtes des champions.»

Ah oui! Leurs proches en ont oublié leur différence.

Ils m’ont fait chanter, danser et rire.

Ils m’ont fait découvrir leur talent «pas si différent».

Mais surtout, ils m’ont touché.

Ah oui! Ils m’ont fait parler d’inclusion et de différence, une fois de plus.

Lundi, ils étaient de l’Association pour les promotions des droits des personnes handicapées (APDPH) de Jonquière.

Mercredi, ils avaient tous leurs amis de l’Association régionale de loisirs pour personnes handicapées du Saguenay–Lac-Saint-Jean (ARLPH).

Mais surtout, ces deux soirs-là, leurs proches étaient là pour leur témoigner leur fierté.

Ah oui! Ils m’ont inspiré ces quelques lignes.