Mes parents, Catherine et Benoit, célèbre le 8 juillet leur 30e anniversaire de mariage. Trente ans plus tard, ils se regardent toujours avec autant d’amour.

Ils sont la perle rare de l’autre

CHRONIQUE / Maman, Papa, joyeuses noces de perle!

Lundi, mes parents célébreront 30 années de vie commune. À mes yeux, ils représentent l’amour inaltérable, celui dit «inconditionnel» et «éternel». Le «grand amour», quoi!

Ça fait 26 ans que mes géniteurs m’impressionnent et me font rêver.

Quand Papa regarde Maman, ses yeux brillent comme au premier jour. Il la taquine, lui dit des mots d’amour et la prend dans ses bras. Et il lui pince une fesse quand elle cuisine!

Quand Maman regarde Papa, son coeur s’emballe, aussi comme au premier jour. Elle le louange, veille à son bien-être et lui rappelle sans cesse son amour. Et elle lui tape sur les doigts quand il se ronge les ongles!

Chacun veille l’un sur l’autre. En fait, Maman et Papa, c’est une équipe. Et personne ne peut ébranler l’équilibre qui les rend si forts. Ils se protègent, se propulsent et se complètent.

Ils vivent l’un pour l’autre. L’un avec l’autre. L’un par l’autre.

Ils aiment se rappeler leur amour, peut-être pour enraciner encore plus la chose, comme cette fois récente où Papa a redemandé Maman en mariage lors de l’un de leurs nombreux voyages.

Bien sûr, Maman et Papa ont vécu des épreuves, mais ils ont toujours affronté les intempéries ensemble. Chacun est le socle de l’autre. Si Papa tremble, Maman tremble avec lui; et vice-versa. Mais ils finissent toujours par se redresser tous les deux, côte à côte.

Ils partagent chaque bonheur et chaque tristesse; chaque douleur et chaque promesse.

Chacun est la priorité de l’autre, l’allié de l’autre et le meilleur atout de l’autre.

Mais comment font-ils pour garder la flamme aussi vive? Je ne le sais pas, et j’aime bien préserver la magie de ce secret. Les voir s’aimer autant, ça me fait rêver. Ça doit être ça, des âmes soeurs destinées à se rencontrer et à s’aimer pour toujours.

Et disons que la voie a été pavée dans la famille. Mes grands-parents ont fêté leur 48e anniversaire (noces d’améthyste) récemment, et j’ai eu la rare chance d’assister à des noces d’albâtre, au 75e anniversaire de mariage de mes arrières-grands-parents!

Et si ça se trouve, ils sont l’exemple suprême de l’amour. Je n’aurais pas de peine à le croire. Et ça expliquerait peut-être pourquoi je suis né le jour de la Saint-Valentin!

Parents modèles

Ce couple extraordinaire est composé de deux parents formidables. Mon frère, Alexandre, et moi n’aurions pas pu gagner plus à la loterie des parents. Quelle chance que de grandir dans un milieu familial aussi sain!

Depuis nos premiers pas, jusqu’à aujourd’hui, ils ont été là pour nous. Notre bien-être, c’est leur mission principale.

Résultat: leurs deux fils se sont accomplis, à leur façon, mais ancrés sur les mêmes valeurs, celles de la générosité, du savoir-vivre, du travail et de la famille. Le plus beau cadeau qu’ils nous ont fait, c’est leur fierté. Ils sont là pour applaudir chacune de nos victoires, reconnaître les efforts déployés et souligner nos bons coups.

Je me rappellerai toujours leur regard quand j’ai brisé ma coquille et pris mon envol, devant leurs yeux. C’était la finale provinciale du Concours d’art oratoire, auquel je m’étais inscrit pour arrêter de trembler chaque fois que je m’adressais à un public. J’ai tremblé de moins en moins en franchissant les étapes de qualification, jusqu’à m’amuser pleinement sur scène à la finale. Je me suis libéré d’une grande pression et me suis donné le droit de rêver plus grand. Sans ce concours – et sans le soutien de mes parents propulseurs –, je n’aurais pas l’honneur de signer une chronique pour leur témoigner tout mon amour.

Et si on a besoin d’une tape dans le dos après un échec ou une épreuve, ils sont encore là.

J’ai vécu deux moments particulièrement difficiles sur le plan de la santé, un trauma crânien alors que j’étais au secondaire et cette maladie orpheline qui fait désormais partie de mon quotidien. Et ils ont été là. Bouleversés, mais présents. Et compréhensifs. Ensemble, nous avons remonté la pente, et j’en suis sorti plus fort chaque fois.

Mamie et Papi

Maman et Papa sont devenus Mamie et Papi, avec la naissance de ma nièce et de mon neveu. Et ils sont tout aussi fantastiques dans ce rôle, tout comme auprès de mon bébé chien, Lionel, leur troisième petit-enfant à chérir.

Le coussin de salon dit vrai: «Une maman formidable donne toujours une mamie exceptionnelle!» Papi pourrait avoir le même.

D’ailleurs, je n’ai jamais vu mon père aussi beau que le jour où il a tenu son premier petit-enfant dans ses bras, les larmes aux yeux, incapable de parler, fasciné par le moment. Et ma mère aussi belle qu’après une journée avec ses deux trésors.

Maman, Papa, j’espère que vous ne m’en voudrez pas trop d’avoir publié cette chronique. Mais j’ai grandi dans la fierté, et j’avais envie de crier haut et fort que je suis fier d’être votre «petit homme».

Votre couple est inspirant; votre bonheur est contagieux; votre complicité fait rêver.

Maman, Papa, je vous aime!

Joyeux anniversaire!