Après avoir participé à l’activité de soutien organisée par la section régionale de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), Frédérick David, du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Jonquière, a contacté l’exécutif de la FPJQ pour demander comment son syndicat pouvait en faire plus et comment il pouvait traduire en action son appui moral. Le tout s’est concrétisé, jeudi, avec trois résolutions d’appui et deux engagements financiers.

Des appuis de plus en plus concrets

CHRONIQUE / Les bottines suivent les babines.

Depuis l’annonce des problèmes financiers de Groupe Capitales Médias (GCM), une immense vague de soutien a déferlé au Saguenay–Lac-Saint-Jean, comme dans les cinq autres régions couvertes par les quotidiens de notre groupe de presse.

Les différentes soirées organisées ont rassemblé des acteurs de tous les horizons de la communauté par centaine. Les gens ont répondu présents et se sont mobilisés pour afficher publiquement leur support à la cause de l’information de qualité et de proximité.

Mais une question revient chaque fois: au-delà de l’appui moral, que peut-on faire concrètement pour contribuer à la survie du Quotidien et du Progrès?

Cette question m’a notamment été posée par Frédérick David, président du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Jonquière.

Après quelques échanges, jeudi, le collègue Louis Tremblay, président de notre syndicat, et moi, vice-président, sommes allés rencontrer les membres de ce syndicat. Ils nous ont écoutés et nous ont posé quelques questions, puis ils ont voté en faveur d’un appui moral, de l’achat d’un forfait de publicité multiplateforme et d’un abonnement papier. Wow!

Ce fut une agréable rencontre, et nous nous sommes empressés de partager la nouvelle avec nos collègues au bureau. Chaque support, moral ou financier, contribue à motiver cette équipe qui se surpasse plus que jamais en ces temps houleux.

Voilà un exemple de l’engagement concret que peuvent prendre les syndicats, les organismes, les entreprises et les institutions! L’invitation est donc lancée!

Vous aussi, adoptez une résolution de solidarité et, si possible, prenez des engagements financiers pour soutenir la presse écrite locale.

D’ailleurs, dans la dernière semaine, vous avez sans doute remarqué l’appui concret de plusieurs institutions, comme Diffusion Saguenay, le Cégep de Jonquière, l’Université du Québec à Chicoutimi, la Financière Banque Nationale et Galeries Jonquière Ford. Plusieurs ont embarqué dans notre nouvelle campagne publicitaire «Fier de soutenir l’information régionale». Le député provincial de Jonquière, Sylvain Gaudreault, a aussi acheté cette bannière en première page. Je sais qu’il sera sous peu imité par son homologue caquiste François Tremblay, député de Dubuc. D’autres politiciens risquent de faire de même et de traduire en action l’appui qu’ils ont exprimé publiquement.

Le Cégep de Jonquière a fait encore plus, s’engageant à fournir des copies papier du journal à ses étudiants et à son personnel, et en assurant des placements publicitaires «sur une base régulière pour les prochaines années».

Jeudi, j’ai terminé ma journée en discutant avec un représentant publicitaire du journal. Ses collègues et lui le constatent: de nombreux clients emboîtent le pas et décident d’investir dans leur journal local. Le mot se passe et la cause rassemble.

Parfois, ils le font de façon bien évidente, avec des publicités où le verbe « soutenir » est en vedette; d’autres fois en prenant de la publicité générale ou en s’abonnant, des gestes plus discrets, mais tout autant importants et significatifs pour nous, les artisans de l’information.

À tous ceux qui passeront de la parole aux actes, un gros merci au nom de tous mes collègues!

Cet argent, comme celle de la campagne de dons volontaires « Je contribue » pour nos offres numériques, va directement à assurer la pérennité de nos actions courantes, en plus de donner le temps nécessaire aux instances impliquées de définir le prochain modèle, possiblement coopératif, de notre groupe de presse.

La solution qui sera proposée risque d’être imitée par d’autres médias, car tous sont en situation de précarité financière. Ensemble, construisons un modèle qui assure la pérennité de l’information, ici, et peut-être ailleurs.

Syndicats et institutions, vous voulez contribuer? Tendez-nous la main et nous serons touchés de répondre à toutes vos demandes et d’aller à la rencontre de vos membres au besoin.

Il est temps d’«institutionnaliser» l’importance de l’information.

Lectrices et lecteurs, vous pouvez, vous aussi, faire la différence, en vous abonnant au journal papier ou en contribuant pour soutenir nos plateformes numériques, comme l’ont déjà plus de 120 personnes devenues membres ou ambassadrices.

Aussi, parlez de nous; répandez le mot que l’information a un prix et, surtout, qu’elle joue un rôle démocratique essentiel!

« C’est la moindre des choses; c’est con, mais c’est quand on risque de perdre quelque chose qu’on se rend compte de son importance », m’a écrit un lecteur, après s’être abonné au papier.

Ensemble, réalisons l’importance du journalisme!

Ensemble, agissons!

Enfin, un gros merci! Merci d’y croire, de le scander et d’agir!