JOËL MARTEL

Le songe d’un travail d’été

CHRONIQUE / Quand je pense à l’été, je revois la banquette arrière de la Dodge Omni de ma maman. Je me souviens qu’il faisait chaud. Nous roulions sur le rang Mélançon vers le chalet de la Dam-en-Terre et j’étais là à tenter de compter les montagnes de pitounes à côté de l’usine Price. À la radio, il y avait cette chanson qui jouait sur le AM et une autre journée d’été remplie d’aventures m’attendait.

J’ai aussi souvenir de ces soirées chaudes où je m’aventurais sur le petit balcon de notre appartement. Au loin, je pouvais entendre la télé qui diffusait Beau et Chaud et il y avait tous ces gens qui déambulaient joyeusement vers les deux dépanneurs du coin pour aller s’acheter des clopes et des bières.

Joël Martel

Le sous-sol de la médiocrité

CHRONIQUE / C’est comme un flash qui est resté là. Juste devant, il y a toute cette montagne de souvenirs trop lointains pour que je puisse les identifier, mais ça, je le vois. Pas complètement, mais j’arrive quand même à distinguer de quoi il s’agit.

Ce souvenir, c’est moi, à 3 ou 4 ans. Je suis là au milieu d’un stationnement et je me suis accroché à un des blocs jaunes en ciment qui servent à tenir des panneaux de signalisation. C’est un matin de semaine et il y a toutes ces voitures qui passent à côté de moi et je suis là à pleurer désespérément.

Joël Martel

Je juge, tu juges, nous jugeons !

CHRONIQUE / Je ne suis probablement pas le pire en la matière, mais je dois quand même m’en confesser : il m’arrive de juger les gens.

C’est plutôt fou quand on y pense, car trop souvent, on se base sur un ou deux éléments pour se faire une idée des gens qui vivent autour de nous et pourtant, nous serions les premières personnes à nous indigner si nous apprenions avoir eu droit au même sort.

Joël Martel

Entre réalité et science-fiction

CHRONIQUE / Jusqu’à tout récemment, j’étais convaincu que nous avions tous convenu que la Terre était ronde. Dans ma tête, c’était un dossier réglé depuis longtemps duquel nous n’aurions plus jamais à débattre. Or, il suffit de fouiller quelques instants sur le web pour découvrir qu’en fait, il existe de plus en plus de gens qui sont convaincus du contraire.

Ici, nul besoin d’avoir la tête à Papineau pour déduire que la propagation de telles croyances est notamment attribuable à une moins grande présence de la science dans l’espace public.