L’ère du service robotisé

CHRONIQUE / C’est dimanche dernier que ça m’a frappé.

J’étais allé chercher un truc au Walmart avec mon fils et alors que nous nous dirigions vers la caisse, une employée nous a chaleureusement invités à aller nous servir du poste de caisse libre-service qui venait tout juste de se libérer.

Évidemment, mon premier réflexe fut de suivre les indications de l’employée, mais quelque chose m’a soudainement frappé : il y avait tous ces gens qui étaient agglutinés devant ces postes de caisse libre-service et à ma droite, il y avait ces caissières qui attendaient qu’un client se pointe à leur poste.

Maintenant, peut-être suis-je vieux jeu ou un truc du genre, mais je trouve ça plutôt chouette de payer de « façon traditionnelle ». Vous attendez à la caisse, puis quand c’est votre tour, la personne à la caisse vous dit bonjour, vous lui dites bonjour à votre tour, elle « scanne » vos produits, parfois on a une petite conversation sur un lieu commun, une petite blague si l’ambiance le permet, vous payez et puis hop, si tout s’est bien passé, vous avez même droit à un « bonne journée monsieur » bien senti.

Ça va certainement vous faire marrer un bon coup, mais en ce qui me concerne, ce rituel me donne souvent l’impression d’avoir réussi ma vie d’adulte. C’est comme si le jeune enfant en moi me disait : « Hey mec ! Ça y est ! »

D’ailleurs, je serais très curieux de savoir à quel point les gens aiment vraiment ça faire affaire avec un poste de caisse libre-service. Certes, ça peut être très pratique si vous souhaitez faire un coup vite et éviter les longues files dans les heures de pointe, mais bon, il n’en demeure pas moins que c’est triste comme tout d’utiliser un de ces trucs.

Il y a cette voix robotisée qui singe l’enthousiasme humain en vous souhaitant la bienvenue. Puis, toutes ces commandes débiles qui risquent de bloquer à tout moment pour une raison que vous ignorez et cette voix robotique qui vous ordonne ensuite de placer vos items « dans l’espace réservé » pour enfin vous souhaiter une « bonne fin de journée » avec une joie de vivre tout ce qu’il y a de plus numérique.

Je vous raconte tout ça en sachant que dans un avenir proche, ces trucs risqueront de devenir la norme, surtout en considérant qu’avec le manque criant de main-d’oeuvre, les employeurs ont présentement un argument en béton pour nous convaincre de leur pertinence.

Et ça ne se limitera surtout pas aux caisses libre-service.

Alors hop, un jour, vous irez faire réparer votre voiture et la première chose que vous saurez, c’est que le mécano que vous vouliez engueuler parce qu’il a trouvé une tonne de trucs à réparer sur votre bolide est en fait un robot.

Un autre jour, vous découvrirez que le conducteur d’autobus est désormais un énorme écran tactile affichant un personnage bienveillant.

Et chaque fois que vous vous demanderez si c’était vraiment nécessaire de remplacer des humains pour ça, on vous dira que c’est mieux comme ça parce que c’est plus productif, plus sécuritaire, plus tout.

Et viendra ce jour où un médecin qui se croyait à l’abri de tout ça apprendra qu’un appareil peut « scanner » en quelques minutes seulement un tas de maladies ou de problèmes de santé que même le meilleur médecin ne serait pas en mesure de détecter. Tout ça en offrant un programme de soins appropriés pour le patient, 24 heures sur 24, sans salaire exorbitant et sans bonus.

Je sais bien que tout ça peut sembler sorti tout droit d’un film de science-fiction, mais rappelez-vous qu’il y a à peine 30 ans, on rigolait de ceux et celles qui croyaient qu’un jour, on pourrait voir notre interlocuteur en lui parlant au téléphone.

Alors en partant du fait qu’à moyen terme, même les professions les plus nobles pourraient être robotisées, je serais curieux de savoir ce qu’on fera de tout ce temps quand tous les emplois seront occupés par des robots ? Ça ne serait quand même pas une mauvaise idée de commencer à se poser sérieusement la question parce que ça serait triste de gaspiller tout ce temps libre à se demander à quoi il pourrait nous servir.

Joël Martel

Le meilleur tireur en ville

CHRONIQUE / Le chasseur tient son énorme fusil entre ses mains et il marche discrètement sur la pointe des pieds afin de ne pas se faire remarquer.

Il y a deux minutes, il a fait feu trois ou quatre fois dans le salon et là, il vient tout juste d’arriver dans la cuisine. Le chasseur s’en doute : il risque d’y avoir beaucoup de gibier.

Joël Martel

Nul n’est GPS dans son pays

CHRONIQUE / J’étais là en train de marcher avec le bon Billy et nous venions tout juste de sortir d’un petit sentier quand une voiture plutôt luxueuse a commencé à ralentir alors qu’elle s’approchait de nous. Le conducteur a baissé sa fenêtre, puis après m’avoir abordé de façon très courtoise, il m’a demandé où se situait le salon funéraire.

Ça va certainement vous sembler banal comme situation, mais en ce qui me concerne, c’était un grand moment qui se produisait enfin. Le truc, c’est que je suis nul comme ça ne s’imagine même pas pour aider les gens à retrouver leur chemin, or cette fois-ci, comme nous n’étions qu’à deux minutes de route de la destination, c’était ma chance ou jamais d’être le citoyen sympathique qui vous aide efficacement.

Joël Martel

Ma visite à l’urgence

CHRONIQUE / C’est sur l’heure du souper que ça s’est décidé.

Ça faisait quelque chose comme deux jours que Charlot nous disait qu’il se sentait fatigué et qu’il avait mal à la gorge. Alors, tout ce qu’on pouvait faire, c’était attendre de voir la tournure que tout ça prendrait. Mais voilà que lorsqu’il s’est réveillé d’une sieste dimanche, il avait la gorge en mode Amazonie, c’est-à-dire en feu et, pour vous dire vrai, de voir son gamin pleurer de douleur, c’est le genre de vision qui fait très mal à un coeur de parent.

Chroniques

La puce à l’oreille

CHRONIQUE / Ça faisait quelques jours que le pauvre Billy le chien semblait être de mauvais poil.

Ç’a commencé par des éternuements, puis il s’est mis à se gratter comme un dingue jusqu’à en pleurer de douleur.

Opinions

Faire rayonner nos œuvres

CHRONIQUE / On va où quand nous prend l’envie de visionner un bon vieux film québécois obscur qui date des années 70 ? Certainement pas sur Netflix en tout cas. Et puis hop, quand bien même qu’on voudrait aller tenter notre chance au club vidéo, ce serait déjà un bon départ qu’il y en ait encore un qui existe dans le coin.

Et qu’est-ce qu’on fait si jamais on a envie d’écouter le disque du groupe de Québec qui avait fait un carton en 1985, mais qui avait sombré dans l’oubli par la suite ?

Chroniques

Le saut en bungee

CHRONIQUE / C’est l’histoire d’un gars qui voulait essayer le bungee, et ce, même si ça lui foutait un peu la trouille.

Quand le Jour J est enfin arrivé, notre gars était à la fois très stressé et très excité.

Chroniques

Un futur très proche

CHRONIQUE / J’ai eu peur de bien des trucs dans ma vie et mon plus lointain souvenir à ce sujet est cette fois où j’avais rêvé qu’en passant devant une grande affiche montrant Neil Armstrong sur la Lune, j’avais entendu une voix me parler. L’affiche en question se trouvait dans le sous-sol de mon oncle Ghislain et dès l’instant où j’avais fait ce mauvais rêve, j’avais commencé à avoir une trouille pas possible chaque fois que je passais devant cette affiche que j’aimais beaucoup pourtant.

Plus tard, il y a eu le film Le train de la terreur qui m’a fait faire des cauchemars pendant je ne sais pas combien de temps. Chaque nuit, je rêvais que je me réveillais dans ma chambre dont les murs étaient tapissés de la satanée affiche du film où on pouvait voir un type qui tenait un couteau et qui portait sur le visage un masque de moustachu et là, je courais vers le rez-de-chaussée pour demander de l’aide, mais chaque fois, il y avait cette barrière invisible qui m’empêchait de descendre les escaliers.

Opinions

Ceux par qui la vérité triomphe

CHRONIQUE / Il y a quelques jours, je regardais aller les débats sur les réseaux sociaux qui étaient en lien avec les problèmes majeurs rencontrés par la presse écrite et, sans grande surprise, j’ai remarqué que plusieurs polémistes qui font carrière à la radio s’en réjouissaient.

Ici, je dis « sans grande surprise » pour plusieurs raisons, mais principalement parce que l’une des activités préférées des polémistes, c’est justement de frapper sur ceux et celles qui n’auront pas les moyens, le temps ou l’énergie de se défendre.

Chroniques

Rendez-vous avec le traversier

CHRONIQUE / L’an dernier, lors de mon tout premier périple en Gaspésie, presque chaque fois que je faisais part de mon intention de revenir au Saguenay–Lac-Saint-Jean en passant par le traversier de Rivière-du-Loup, on finissait par me mettre en garde d’arriver extrêmement en avance afin de m’assurer d’avoir une place.

Comme je ne possède aucune faculté pouvant s’apparenter au sens de l’organisation, j’ai toujours le réflexe de me braquer lorsqu’une situation exige un minimum de préparation. Alors hop, j’avais préféré me taper toute la route au lieu de me buter à un éventuel manque de places lors de mon arrivée au traversier.

Opinions

Histoire de clous

CHRONIQUE / Peu avant le début de mes deux semaines de vacances, j’avais dressé une espèce de liste de choses à faire pendant mes congés et parmi les objectifs que je m’étais fixés, j’avais la ferme intention de finir d’arracher les clous au plafond de mon sous-sol.

Pour la petite histoire, mon amoureuse et moi avions décidé de rénover nous-mêmes notre sous-sol au printemps et comme vous l’aviez certainement deviné, le projet avait quelque peu traîné.

Joël Martel

Un soir à la station-service

CHRONIQUE / Un vendredi soir à Boucherville. Je suis installé devant l’hôtel à griller des clopes pendant que mon amoureuse et Charlot dorment dans notre chambre, puis c’est là que je me dis que ça ne serait pas une mauvaise idée d’aller leur chercher des jus et des muffins pour qu’ils aient quelque chose à se mettre sous la dent au petit matin.

Je traverse donc la rue et au moment de me rendre à la porte de la station-service, un type tout vêtu de blanc se pointe aussi en direction de la porte, mais avec un léger décalage d’une seconde. J’ouvre donc la porte et tout en lui faisant un sourire tout ce qu’il y a de plus cordial, je lui fais signe que c’est ma tournée et qu’il peut rentrer.

Joël Martel

Êtes-vous psychopathe ?

CHRONIQUE / Il y a quelques semaines de cela, mon chien Billy m’a fait un merveilleux cadeau en m’offrant le livre intitulé Êtes-vous psychopathe ?. À l’origine, j’avais emprunté ce bouquin à la bibliothèque, mais voilà qu’un matin, Billy a eu envie de le lire et pour vous dire vrai, il l’a tellement apprécié qu’il l’a dévoré en partie.

Pour ma part, j’avais très hâte de parcourir ce bouquin, étant donné qu’il a été écrit par Jon Ronson, un auteur dont je vous avais parlé il y a quelques mois à la suite de ma lecture de La Honte, où il est question de ces personnes qui ont subi une humiliation publique par l’entremise des réseaux sociaux.

Chroniques

Le diable est dans les détails

CHRONIQUE / Les premières fois que ça arrive, on n’y fait pas vraiment attention. Un jour, on est là à écrire un courriel ou un texte, puis en se relisant, on se rend compte qu’un « e » manque à l’appel et c’est tellement banal qu’on corrige le tout sans même se demander s’il y a quelque chose qui cloche.

Parfois, il peut se passer des jours et même des semaines avant que ça ne se reproduise et ces « e » fantômes sont si espacés que chaque fois, on finit par se dire que c’est l’ordinateur qui n’arrive pas à nous suivre, étant donné qu’on écrit trop vite pour lui.

Joël Martel

Vivre avec les fourmis

CHRONIQUE / Chaque été, c’est la même chose. Ça commence avec une seule fourmi qu’on voit passer rapidement sur le plancher, puis, du jour au lendemain, on se rend compte que la maison est devenue une autoroute de fourmis.

Je vais vous avouer que la première année où on a été envahis, c’était la panique générale. On avait nettoyé la maison de fond en comble afin de s’assurer que les fourmis ne trouveraient plus la moindre miette de quoi que ce soit, puis je m’étais rendu au magasin pour aller acheter un tas de produits afin d’éliminer complètement ces envahisseurs.

Joël Martel

La satisfaction d’une B.A.

CHRONIQUE / J’étais allé chercher quelques trucs à l’épicerie et juste avant de sortir, alors que je vérifiais si j’avais bien mes clés de voiture sur moi, il y avait cette dame qui était installée devant les chariots et elle traînait avec elle un gros sac d’épicerie et une espèce de valise de voyage sur roulettes qui était remplie d’articles qu’elle venait d’acheter.

La dame a alors gentiment demandé à une cliente qui passait devant elle si elle pouvait lui rendre service en la reconduisant jusqu’à sa maison, mais celle-ci s’est contentée de lui lancer un « non » glacial. La dame a alors répété sa demande à une seconde cliente et celle-ci l’a ignorée.

Chroniques

Faut pas niaiser avec ça

CHRONIQUE / C’était une des premières vraies nuits d’été et au bord du feu, il n’y avait plus que Marie-Lise et moi.

Ce jour-là, on avait célébré l’anniversaire de ma future épouse et j’ignore quelles routes de discussion nous avons pu emprunter, mais à un certain moment, on en est venu à parler de testament.

Chronique

Plus qu’un vol d’argent

CHRONIQUE / Je ne me souviens plus en quelle année j’étais, mais je peux vous dire sans me tromper que c’était au primaire.

Un jour, notre enseignante nous avait parlé de l’histoire d’Alphonse Desjardins et de ses caisses populaires et, par la suite, on nous avait remis un petit livre à cet effet. J’ai dû lire ce bouquin au moins une dizaine de fois parce que ça me rassurait de savoir que dans mon petit coin de pays, un type était parvenu à mettre en place tout un réseau qui prenait en considération les gens moins nantis tout en les aidant à réaliser leurs rêves de grandeur.

Chroniques

Panique pour une tique

CHRONIQUE / Je travaillais ce jour-là, mais comme j’avais pris un peu d’avance sur ma journée, j’avais décidé d’aller profiter quelques minutes du soleil qui se fait plutôt rare.

Julie et moi, on venait de s’exclamer de bonheur après avoir réalisé que ça s’annonçait comme étant une journée plutôt relax quand soudainement, j’ai entendu mon amoureuse pousser un vrai cri d’horreur.

Chroniques

SVP et merci !

CHRONIQUE / Quand je vais à l’épicerie avec Billy le chien, je répète toujours le même rituel. Je m’assure tout d’abord que les fenêtres sont assez ouvertes pour qu’il puisse se sortir la tête et renifler ce qu’il y a autour et, ensuite, une fois que je sors de la voiture, je lui flatte doucement la tête en lui disant de ne pas s’inquiéter, que je serai de retour dans deux ou trois minutes. Ce que Billy ne sait pas, c’est qu’en fait, je laisse les fenêtres tellement grandes ouvertes qu’il pourrait tout simplement bondir de la voiture pour venir me rejoindre, mais bon, on ne s’en plaindra pas.

Quant au bref instant où je lui flatte sa tête de velours, je sais par expérience que si je saute cette étape, Billy va se mettre à japper en me voyant partir et, dans ces moments, j’imagine qu’il tente de me dire un truc du genre : « Hey ! Me laisse pas là, mon pote ! Tu t’en vas ou quoi ? »

Chroniques

Le parano déchiré du Tim Hortons

CHRONIQUE / Ce soir-là, une petite pluie s’était mise de la partie, et j’avais décidé de relever la capuche de ma veste afin de ne pas mouiller mes cheveux, que je ne coiffe jamais soigneusement.

Comme tous les soirs, lorsque je vais marcher, j’ai fini par m’allumer une cigarette artisanale faite de tabac de course, puis après une ou deux bouffées, je me suis souvenu qu’on avait oublié d’acheter du café et qu’étant donné que les épiceries étaient fermées, je devrais effectuer un détour vers un Tim Hortons pour y acheter un sac afin d’éviter un de ces matins apocalyptiques où IL N’Y A PLUS DE CAFÉ.

Chronique

Ces artistes qui font briller les autres

CHRONIQUE / On dit souvent que l’une des activités préférées d’un artiste, c’est de parler de lui-même et de ses créations. D’ailleurs, si vous avez très peu d’artistes dans votre entourage, il y a de grandes chances que vous puissiez être de cet avis, car même si cette boutade ne s’applique pas nécessairement à tous les artistes, il n’en demeure pas moins que c’est une tendance lourde chez ce type d’individus. Et là, avant qu’on ne me lance des roches, j’aimerais seulement préciser que je tombe moi-même très souvent dans ce piège, mais j’essaie quand même d’y faire attention.

Il y a donc les artistes qui aiment parler d’eux ; il y a ceux qui sont plus discrets à cet égard, mais on trouve aussi une catégorie très à part et il s’agit des artistes qui aiment parler des autres artistes. Nicolas de la Sablonnière fait justement partie de cette catégorie et ainsi, en plus d’être un artiste visuel dont le talent est vraiment indéniable, il est très doué aussi pour faire briller le talent des autres.

Joël Martel

Surestimé par la voisine «pas fine»

CHRONIQUE / On ne peut pas aimer tout le monde et tout le monde ne peut pas nous aimer.

En ce qui me concerne, ça m’aura pris beaucoup d’années avant de finir par saisir ce concept, mais si jamais vous cherchez deux façons plutôt faciles de bien l’assimiler, vous pouvez devenir chroniqueur, ou sinon, avoir des voisins.

Chroniques

Raconter des histoires aux morts

CHRONIQUE / S’il y a une chose que j’ai détestée au plus haut point durant mes années à l’école primaire, ce fut sans aucun doute les périodes de récréation où on nous obligeait à jouer au ballon-chasseur. Et pourtant, plus j’y repense, plus je réalise que j’ai beaucoup appris grâce à ce jeu débile.

D’entrée de jeu, je dois quand même admettre que je suis plutôt chanceux que mes pires souvenirs de l’école primaire se limitent à cela. En effet, à la différence de plusieurs personnes qui m’ont confié avoir vécu l’enfer au cours de ces années, j’étais un de ces élèves qui s’en tiraient plutôt bien, étant donné que j’apprenais plutôt facilement et que j’avais généralement de bonnes notes.

Chroniques

J’ai succombé à «Mon ami Walid»

CHRONIQUE / J’étais plus ou moins intéressé à visionner le film Mon ami Walid, mais après avoir vu passer une publication à son sujet dans un groupe de cinéphiles sur Facebook, je vais vous avouer que ça m’a soudainement fait changer d’avis. Le truc, c’est que l’internaute semblait tellement scandalisé par son expérience de visionnement que ça m’a interpellé, un peu au même titre que lorsqu’on vous dit de ne surtout pas regarder de l’autre côté de la rue, car un grave accident de voiture vient de se produire.

Ma curiosité morbide m’a donc fortement encouragé à bondir sur ce film et alors que je m’étais apprêté à être témoin d’une catastrophe sans précédent, je vais vous avouer que ça m’a plutôt plu. Peut-être pas au point de demander de le revoir sur mon lit de mort, mais je suis quand même d’avis qu’entre me taper un défilé de splendides costumes d’époques et de personnages historiques interprétés par les cinq mêmes vedettes qu’on voit toujours à la télé, je préfère amplement voir un film où ça tire un peu partout et tout croche.

Joël Martel

Une vraie journée de chien

CHRONIQUE / En gros, on peut dire que ç’a été une journée de chien.

Ç’a donc débuté au petit matin lorsque j’ai entendu Julie m’annoncer que Billy avait pris la poudre d’escampette. Généralement, quand il fait ça, il va renifler la maison de Cédrick, il essaie de trouver son amie Sammy, il va voir ensuite sa blonde Stella à deux ou trois maisons de là, et puis hop, il revient en gambadant.

Chroniques

Libéré de la pression de Fortnite

CHRONIQUE / Fortnite est officiellement sorti de la maison et vous savez quoi ? Mon garçon est toujours en vie !

Il faut savoir que ça faisait déjà un bout de temps que l’idée de bannir Fortnite de la maison mijotait dans la tête de mon amoureuse et de la mienne, mais bon, si vos enfants y jouent, vous connaissez certainement la chanson ? On finit par s’entendre qu’il y aura des « horaires de Fortnite » très stricts et qu’à l’extérieur de ça, il n’y aura pas de spécial. Et puis hop, un jour, pendant qu’on a mille choses à faire et qu’on n’en voit pas le bout, on permet une petite heure de plus ici et là et peu de temps après, on se rend rapidement compte qu’on est revenus à la case départ.

Chroniques

Le sac à souvenirs

CHRONIQUE / « Avant, les bizarres restaient en bas, mais depuis quelques années, ils ont commencé à monter, mais ils ne sont pas encore arrivés ici ». Ça, c’était Sylvain qui nous indiquait le centre-ville alors qu’on discutait avec lui sur le trottoir, au coin des rues Jacques-Cartier et Bégin, à Chicoutimi.

Je me souviens qu’à ce moment-là, Julie et moi, on s’était lancé un drôle de regard, du genre « est-ce qu’il blague ? », puis c’est là que Sylvain nous avait annoncé que si on souhaitait avoir l’appartement, il fallait payer un mois à l’avance, car il y avait déjà des personnes intéressées.

Chroniques

Proprios de pick-up et ouverts d’esprit

CHRONIQUE / La semaine dernière, j’ai interrogé les propriétaires de pick-up quant à leur intérêt pour d’éventuels modèles électriques et pour vous dire vrai, j’ai été agréablement surpris par les réponses que j’ai obtenues.

Tout d’abord, en matière de quantité, je dois vous dire que vos nombreuses réponses ont largement dépassé mes attentes.

Chroniques

Hé! Vous qui êtes dans le futur...

CHRONIQUE / Ça faisait depuis qu’on avait acheté la maison que ma future épouse et moi, on se disait qu’il faudrait faire quelque chose un jour avec notre sous-sol.

Je me souviens que dans les premières semaines, j’étais parti sur un coup de tête pour acheter une espèce de futon dans l’espoir de commencer à créer un truc qui ressemblerait à un salon souterrain, mais finalement, le vendeur était parvenu à me convaincre d’acheter le meuble le plus surréaliste de l’histoire du mobilier.