Des bouquins en cadeau

CHRONIQUE / Il y a quelques jours, j’ai terminé la lecture du roman policier Sutures, de François-Bernard Tremblay.

Maintenant, avant d’aller plus loin, je tiens à faire preuve de transparence en vous confiant que cet auteur est un bon ami depuis très longtemps. D’ailleurs, ça donne le vertige de repenser à ça, car ça fait déjà plus de 20 ans que Bernie et moi, on s’est rencontrés pour la première fois dans une classe du Cégep d’Alma.

J’ai toujours bien aimé lire ce que Bernie écrivait, mais en ce qui concerne ce roman, je dois avouer qu’il a vraiment visé dans le mille. Grosso modo, et sans trop vous en révéler, ça raconte une enquête menée par Nick Jarvis et sa collègue Julie, qui planchent tous les deux sur une sombre affaire en lien avec des trafiquants d’organes.

Non seulement ça se lit très bien sans qu’on se prenne trop la tête, mais en plus, tout est en place pour qu’on se fasse son propre petit film dans sa tête.

Il faut savoir que c’est un coup de force en ce qui concerne Bernie, car ce n’est pas toujours évident de lire un roman de fiction qui a été écrit par une personne qu’on connaît bien. Peut-être aussi que je suis le seul à rencontrer ce problème, mais lorsque je connais l’auteur, j’entends sa voix me lire son histoire, et c’est comme si je voyais chacun des personnages comme étant l’auteur qui se déguisait en mettant tantôt une perruque, tantôt un veston.

Or, dans le cas présent, je vais vous avouer qu’après quelques pages seulement, ça m’était complètement sorti de la tête et je lisais tout simplement un bon roman policier. Puis, chaque fois que je refermais le livre et que je voyais apparaître le nom de Bernie sur la page couverture, j’étais habité par un certain effet de surprise et de fierté.

Alors hop ! Si jamais vous cherchez un bon roman policier, je vous invite chaleureusement à donner sa chance à ce bouquin.

Enfin, je dis ça comme ça, mais je serais très curieux de voir ce que ça donnerait au grand écran ou en série télévisée. Qui sait ce que l’avenir nous réserve ?

Cette année, mon amoureuse avait proposé un concept pour Noël qui consistait à s’offrir un livre comme cadeau ainsi qu’un article « pratique ». J’ai appris le soir du réveillon de Noël que j’avais manqué un petit bout de son concept, car il y avait un troisième cadeau qui consistait en un vêtement, mais bon, disons que je m’en suis mieux sorti qu’à notre tout premier Noël, quand je lui avais offert un ouvre-boîte électrique, alors qu’elle s’était imaginé que je lui donnerais une bague de fiançailles pour l’occasion.

Pour ma part, je vais vous avouer que j’ai été plutôt choyé cette année, car j’ai reçu en cadeau la toute nouvelle édition de L’Encyclopédie du savoir relatif et absolu de Bernard Werber.

Vite comme ça, je me souviens l’avoir dévoré une première fois quand j’étais adolescent, puis une deuxième fois, à l’époque où je travaillais à la bibliothèque. Sinon, j’avais relu au hasard plusieurs extraits il y a deux ans quand j’en avais offert une copie à mon filleul.

Or, la dernière édition que j’ai reçue est diablement magique, car en plus de contenir une panoplie de nouvelles entrées, sa mise en page vous donne le goût de vous y plonger pendant des heures et des heures.

Ce que je trouve le plus amusant avec cette encyclopédie, c’est que chaque fois qu’on lit un truc, on finit par se dire : « C’est-tu vrai ? ». À une autre époque, je ne me posais pratiquement jamais cette question, mais avec l’âge et l’avènement des fake news, on a plus tendance à tout remettre en question.

Ainsi, quand je lis une information où je me dis : « Ça serait très cool de lancer ça dans un souper pour épater la galerie », je prends le temps de la noter pour la soumettre au test de la validation afin de pouvoir éventuellement réagir à l’incrédulité de mes interlocuteurs en déclarant : « Je te niaise pas. J’ai pris le temps de vérifier si c’était vrai ».

Certes, même si je ne suis pas très emballé par le virage new age de Werber au cours des dernières années, je peux vous assurer que s’il devait y avoir une nouvelle édition de son encyclopédie un jour, je risquerai vraiment de m’y faire reprendre avec grand plaisir.