Chroniques

Panique pour une tique

CHRONIQUE / Je travaillais ce jour-là, mais comme j’avais pris un peu d’avance sur ma journée, j’avais décidé d’aller profiter quelques minutes du soleil qui se fait plutôt rare.

Julie et moi, on venait de s’exclamer de bonheur après avoir réalisé que ça s’annonçait comme étant une journée plutôt relax quand soudainement, j’ai entendu mon amoureuse pousser un vrai cri d’horreur.

Chroniques

SVP et merci !

CHRONIQUE / Quand je vais à l’épicerie avec Billy le chien, je répète toujours le même rituel. Je m’assure tout d’abord que les fenêtres sont assez ouvertes pour qu’il puisse se sortir la tête et renifler ce qu’il y a autour et, ensuite, une fois que je sors de la voiture, je lui flatte doucement la tête en lui disant de ne pas s’inquiéter, que je serai de retour dans deux ou trois minutes. Ce que Billy ne sait pas, c’est qu’en fait, je laisse les fenêtres tellement grandes ouvertes qu’il pourrait tout simplement bondir de la voiture pour venir me rejoindre, mais bon, on ne s’en plaindra pas.

Quant au bref instant où je lui flatte sa tête de velours, je sais par expérience que si je saute cette étape, Billy va se mettre à japper en me voyant partir et, dans ces moments, j’imagine qu’il tente de me dire un truc du genre : « Hey ! Me laisse pas là, mon pote ! Tu t’en vas ou quoi ? »

Chroniques

Le parano déchiré du Tim Hortons

CHRONIQUE / Ce soir-là, une petite pluie s’était mise de la partie, et j’avais décidé de relever la capuche de ma veste afin de ne pas mouiller mes cheveux, que je ne coiffe jamais soigneusement.

Comme tous les soirs, lorsque je vais marcher, j’ai fini par m’allumer une cigarette artisanale faite de tabac de course, puis après une ou deux bouffées, je me suis souvenu qu’on avait oublié d’acheter du café et qu’étant donné que les épiceries étaient fermées, je devrais effectuer un détour vers un Tim Hortons pour y acheter un sac afin d’éviter un de ces matins apocalyptiques où IL N’Y A PLUS DE CAFÉ.

Chronique

Ces artistes qui font briller les autres

CHRONIQUE / On dit souvent que l’une des activités préférées d’un artiste, c’est de parler de lui-même et de ses créations. D’ailleurs, si vous avez très peu d’artistes dans votre entourage, il y a de grandes chances que vous puissiez être de cet avis, car même si cette boutade ne s’applique pas nécessairement à tous les artistes, il n’en demeure pas moins que c’est une tendance lourde chez ce type d’individus. Et là, avant qu’on ne me lance des roches, j’aimerais seulement préciser que je tombe moi-même très souvent dans ce piège, mais j’essaie quand même d’y faire attention.

Il y a donc les artistes qui aiment parler d’eux ; il y a ceux qui sont plus discrets à cet égard, mais on trouve aussi une catégorie très à part et il s’agit des artistes qui aiment parler des autres artistes. Nicolas de la Sablonnière fait justement partie de cette catégorie et ainsi, en plus d’être un artiste visuel dont le talent est vraiment indéniable, il est très doué aussi pour faire briller le talent des autres.

Joël Martel

Surestimé par la voisine «pas fine»

CHRONIQUE / On ne peut pas aimer tout le monde et tout le monde ne peut pas nous aimer.

En ce qui me concerne, ça m’aura pris beaucoup d’années avant de finir par saisir ce concept, mais si jamais vous cherchez deux façons plutôt faciles de bien l’assimiler, vous pouvez devenir chroniqueur, ou sinon, avoir des voisins.

Chroniques

Raconter des histoires aux morts

CHRONIQUE / S’il y a une chose que j’ai détestée au plus haut point durant mes années à l’école primaire, ce fut sans aucun doute les périodes de récréation où on nous obligeait à jouer au ballon-chasseur. Et pourtant, plus j’y repense, plus je réalise que j’ai beaucoup appris grâce à ce jeu débile.

D’entrée de jeu, je dois quand même admettre que je suis plutôt chanceux que mes pires souvenirs de l’école primaire se limitent à cela. En effet, à la différence de plusieurs personnes qui m’ont confié avoir vécu l’enfer au cours de ces années, j’étais un de ces élèves qui s’en tiraient plutôt bien, étant donné que j’apprenais plutôt facilement et que j’avais généralement de bonnes notes.

Chroniques

J’ai succombé à «Mon ami Walid»

CHRONIQUE / J’étais plus ou moins intéressé à visionner le film Mon ami Walid, mais après avoir vu passer une publication à son sujet dans un groupe de cinéphiles sur Facebook, je vais vous avouer que ça m’a soudainement fait changer d’avis. Le truc, c’est que l’internaute semblait tellement scandalisé par son expérience de visionnement que ça m’a interpellé, un peu au même titre que lorsqu’on vous dit de ne surtout pas regarder de l’autre côté de la rue, car un grave accident de voiture vient de se produire.

Ma curiosité morbide m’a donc fortement encouragé à bondir sur ce film et alors que je m’étais apprêté à être témoin d’une catastrophe sans précédent, je vais vous avouer que ça m’a plutôt plu. Peut-être pas au point de demander de le revoir sur mon lit de mort, mais je suis quand même d’avis qu’entre me taper un défilé de splendides costumes d’époques et de personnages historiques interprétés par les cinq mêmes vedettes qu’on voit toujours à la télé, je préfère amplement voir un film où ça tire un peu partout et tout croche.

Joël Martel

Une vraie journée de chien

CHRONIQUE / En gros, on peut dire que ç’a été une journée de chien.

Ç’a donc débuté au petit matin lorsque j’ai entendu Julie m’annoncer que Billy avait pris la poudre d’escampette. Généralement, quand il fait ça, il va renifler la maison de Cédrick, il essaie de trouver son amie Sammy, il va voir ensuite sa blonde Stella à deux ou trois maisons de là, et puis hop, il revient en gambadant.

Chroniques

Libéré de la pression de Fortnite

CHRONIQUE / Fortnite est officiellement sorti de la maison et vous savez quoi ? Mon garçon est toujours en vie !

Il faut savoir que ça faisait déjà un bout de temps que l’idée de bannir Fortnite de la maison mijotait dans la tête de mon amoureuse et de la mienne, mais bon, si vos enfants y jouent, vous connaissez certainement la chanson ? On finit par s’entendre qu’il y aura des « horaires de Fortnite » très stricts et qu’à l’extérieur de ça, il n’y aura pas de spécial. Et puis hop, un jour, pendant qu’on a mille choses à faire et qu’on n’en voit pas le bout, on permet une petite heure de plus ici et là et peu de temps après, on se rend rapidement compte qu’on est revenus à la case départ.

Chroniques

Le sac à souvenirs

CHRONIQUE / « Avant, les bizarres restaient en bas, mais depuis quelques années, ils ont commencé à monter, mais ils ne sont pas encore arrivés ici ». Ça, c’était Sylvain qui nous indiquait le centre-ville alors qu’on discutait avec lui sur le trottoir, au coin des rues Jacques-Cartier et Bégin, à Chicoutimi.

Je me souviens qu’à ce moment-là, Julie et moi, on s’était lancé un drôle de regard, du genre « est-ce qu’il blague ? », puis c’est là que Sylvain nous avait annoncé que si on souhaitait avoir l’appartement, il fallait payer un mois à l’avance, car il y avait déjà des personnes intéressées.