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Chroniqueur du samedi

Le labyrinthe des renouvellements automatiques

CHRONIQUE / Chaque fois, c’est pratiquement la même histoire qui se répète.

Ça commence par un courriel vous informant qu’on vous facturera bientôt un truc dont vous n’avez plus besoin et là, après avoir vérifié combien ça vous coûterait, vous vous dites que lorsque vous annulerez cette transaction du futur, vous aurez facilement épargné quelques dollars.

Chroniques

La métaphore des ampoules

CHRONIQUE / Un soir de l’été dernier, je suis allé me laver les mains à la salle de bains, puis c’est alors que j’ai remarqué que c’était plus sombre que d’habitude. J’ai donc rapidement inspecté les lieux pour me rendre compte qu’une des ampoules du miroir a décidé de déclarer forfait.

Quelques instants plus tard, je suis allé voir dans notre grosse armoire bleue afin de vérifier si nous avions des globes en réserve, mais en vain. Je me suis donc promis d’aller en acheter dans les plus brefs délais, mais bon, l’opération a nécessité plus de temps que prévu.

Chroniques

Sans culture

CHRONIQUE / En juillet 2018, une prof de piano de Brooklyn nommée Denise Ivanoff avait publié sur Facebook un statut dans lequel elle invitait les gens à imaginer à quoi pourraient ressembler 30 journées consécutives sans culture. Cette drôle de proposition était en réaction aux gens qui répondent de façon systématique aux artistes ayant des problèmes d’argent que ceux-ci auraient dû étudier dans quelque chose de plus concret comme la technologie.

Le but d’Ivanoff était plutôt simple : faire comprendre à ces gens que nous avons autant besoin des artistes dans nos vies que de docteurs ou d’avocats. D’ailleurs, il faut croire que le message de la prof de piano était essentiel, car la publication originale a été partagée à plus de 22 000 reprises et ça, c’est sans compter les nombreux comptes de réseaux sociaux qui l’ont relayée à leur tour à leurs milliers d’abonnés.

CHRONIQUES

Le retour des Ski-Doo

CHRONIQUE / Une journée d’hiver où le froid a décidé de « caller » malade et que le vent a mis ses combines.

Je suis là à regarder les tas de neige qui se sont accumulés sur les branches d’arbres et qui restent en place en défiant la brise chaude. Billy le Chien, lui, a son gros nez enfoncé dans la neige et j’ai beau essayer de lui couper son fun en lui répétant qu’il ne trouvera rien parce qu’il n’a rien trouvé hier ni la semaine d’avant, il continue de respirer à plein museau en éternuant violemment trois ou quatre fois.

Chroniques

N’ajustez pas votre sécheuse

CHRONIQUE / Ce soir-là, je venais de commencer à jouer à Battle Breakers sur mon ordinateur et un peu à l’image de ces joueurs compulsifs qui sont complètement en fusion avec leur machine de vidéoloterie, le jeu m’avait tellement absorbé que j’en étais devenu presque impassible.

Le projet initial de la soirée était de prendre une douche, or, au moment d’actionner l’eau du robinet, je me suis rendu compte qu’il ne restait plus aucune serviette sèche pour m’essuyer. Alors hop, je me suis lancé dans une série de parties en attendant que la brassée de lavage soit terminée.

Chroniques

Manque d’ambition

CHRONIQUE / La semaine dernière, alors que je vous faisais part de l’expérience menée par François Privé, qui avait tenté de commander un repas « sans déchet » dans un McDonald’s, un lecteur m’a écrit pour m’informer que sa fille travaillait dans une succursale d’une très populaire chaîne de restauration rapide et qu’à la fin de chaque journée, on jetait le contenu des bacs de récupération au même endroit qu’on y déposait les déchets.

Vous devinerez que si je garde le secret à propos de la chaîne en question, c’est que je ne suis pas en mesure d’aller vérifier directement à la source, étant donné que le restaurant en question serait situé dans le secteur de Sherbrooke. Cela dit, ce n’est malheureusement pas la première fois que je vois passer des rumeurs du genre concernant plusieurs établissements de plusieurs grandes chaînes.

Chroniques

L’habit ne fait pas (toujours) le moine

CHRONIQUE / Quand j’ai découvert le rock en sixième année, ça m’a rendu complètement fou.

Je me souviens que chaque midi pendant l’heure du dîner, je m’enfermais dans ma chambre et j’écoutais religieusement ma cassette des Doors en me prenant pour Jim Morrison devant mon miroir. Je tiens d’ailleurs à remercier le destin que le Web ne soit arrivé dans ma vie qu’à la fin de mon adolescence, car je devrais constamment vivre avec la crainte qu’une vieille vidéo YouTube très gênante et humiliante d’un de mes lipsyncs de l’époque ne ressurgisse un jour ou l’autre. Mais bon, on aura amplement le temps de rejaser de ça d’ici dix ans avec la génération Tik-Tok.

Chroniques

Une expérience qui en dit long

CHRONIQUE / La semaine dernière, le professeur de philosophie et activiste écologique François Privé menait une expérience dont vous avez peut-être entendu parler. Le père de famille s’est présenté avec ses enfants et un ami dans un restaurant McDonald’s en tentant de commander un repas qui ne produirait aucun déchet.

Vite comme ça, on serait presque tenté de se dire que c’est simple comme bonjour en tant que défi, mais les apparences sont parfois trompeuses. Dans une vidéo qu’il a filmée lors de cette expérience, on peut tout d’abord entendre François qui s’adresse de façon très courtoise à une employée en lui expliquant sa situation particulière, puis elle lui réfère un supérieur à qui il s’adresse toujours de façon très amicale.

Chroniques

Cette fascinante «muzak»

CHRONIQUE / J’ai toujours été fasciné par la musique de centre commercial.

À titre d’exemple, je me souviens que lorsque j’étais enfant et que j’allais au Woolco avec ma grand-mère, j’étais constamment hypnotisé par cette musique dégoulinante de violons et de mélodies étrangement familières qu’on pouvait entendre en déambulant dans les rayons. Il arrivait même des fois où j’étais persuadé de reconnaître l’air d’un succès des dernières années et ça me donnait toujours l’impression que je venais de trouver la réponse gagnante au jeu final d’un quiz télévisé.

Chroniques

Billy, les fugues et le tennis

CHRONIQUE / La semaine dernière, les propriétaires de chiens d’Alma allaient être divisés par le tout nouveau parc à chiens. En fait, je devrais plutôt parler des nouveaux parcs à chiens, car voilà qu’en plus d’avoir changé l’emplacement de l’attraction canine la plus populaire en ville, on l’a aussi divisée en deux sections dont une qui est réservée aux chiens de petite taille et l’autre, vous l’aurez deviné, aux gros chiens.

Sur papier, l’idée semblait faire l’unanimité, car ainsi, les propriétaires de petits chiens n’auraient plus à s’inquiéter du sort que les gros molosses réserveraient à leur meilleur ami. Or, une fois que le projet est devenu réalité, de nombreux habitués du parc à chiens n’ont pas tardé à faire part de leurs inquiétudes en faisant remarquer notamment que la section réservée aux gros chiens ne semblait pas assez grande pour que ceux-ci puissent courir à leur guise. Et c’est sans compter que l’installation à venir de structures à l’intérieur de cette section laissait présager le pire pour ceux et celles qui considéraient déjà qu’il manquait d’espace.

Joël Martel

L’appel du vrai gars

CHRONIQUE / Ça me fait toujours un drôle d’effet chaque fois que j’entre au Canadian Tire. En fait, dès le moment où les portes s’ouvrent devant moi, j’ai comme cette impression d’entrer dans le royaume des « vrais gars ».

Au fond du magasin, il y a tous ces trucs de mécanique, un peu plus au centre, on retrouve tous ces outils qui n’attendent qu’à servir et c’est sans compter tous ces articles de chasse et de pêche qui doivent faire rêver bien des adeptes de plein air.

Chroniques

Quand les «huissiers du dodo» arrivent

CHRONIQUE / Chaque matin de semaine, c’est la même histoire qui se répète.

Tout d’abord, je me réveille en sursaut, étant donné que j’oublie toujours de programmer une alarme en guise de réveil-matin. L’instant d’après, je bondis sur mes vieux jeans qui traînent sur le sol afin de regarder sur mon téléphone l’heure qu’il est et, 99 fois sur 100, je constate avec étonnement que je ne suis pas en retard.

Joël Martel

L’époque de la machette révolue

CHRONIQUE / Par un mercredi soir très froid et humide, un Toyota Corolla rouge vin fait son entrée dans le stationnement de la SQDC (Société québécoise du cannabis). Le conducteur jette un coup d’oeil à la façade du commerce et il commence aussitôt à pester en apercevant un groupe de gens devant l’entrée : « Bordel. C’est pas vrai que je vais faire la file dehors pour du pot par ce temps dégueulasse. »

Le conducteur en question, c’est l’auteur de ces lignes.

Joël Martel

Sur la route d’Alexis

CHRONIQUE / Ce jour-là, j’étais allé acheter des petits cahiers Canada et une boîte de stylos.

Pour vous dire vrai, je trouve toujours ça grisant comme achat, car ça me donne l’impression que tout est soudainement possible. Il y a tous ces stylos qui n’attendent qu’à servir et tous ces cahiers vides qui hébergeront bientôt tous ces débuts ratés de chansons ou de poèmes.

Joël Martel

Bonne retraite, Dr Goldfinger

CHRONIQUE / Je suis peut-être le gars le plus nul en ville pour garder en mémoire des visages, mais ce type, même si je ne l’avais rencontré qu’une seule fois dans ma vie, et ce, il y a presque dix ans, je l’ai tout de suite reconnu.

Je me souviens même que la veille où j’avais croisé ce gars, on avait mangé du baloney et de la purée de pommes de terre et de légumes.

Joël Martel

Histoire d’Uber

CHRONIQUE / Marc qu’il s’appelle. Un jeune musicien qu’on a immédiatement envie d’inviter à venir boire une bière.

Ce soir-là, on partageait la même affiche lors d’un concert à Saint-Prime, et comme Flap nous avait tous invités chez lui, je me suis retrouvé sur son patio à griller des clopes et à boire une bière en discutant avec ce bon vieux Marc.

Joël Martel

Charlot le machiavélique

CHRONIQUE / Il y a deux ou trois ans de cela, mon fils Charlot avait découvert l’existence de La Maison Rouge à La Ronde. Ainsi, chaque jour, il fouillait sur Internet afin d’en savoir plus à propos de cette attraction et même si on lui répétait sans cesse qu’il était encore bien trop jeune pour visiter une attraction de la sorte, il n’en a jamais démordu.

À l’été 2018, on était donc allés à La Ronde en famille et voilà qu’en arrivant devant La Maison Rouge, on avait appris que la célèbre maison hantée n’était ouverte que pendant Le Festival de la Frayeur, qui a lieu pendant tout le mois d’octobre.

Opinions

Le magnifique ballet des poubelles

CHRONIQUE / Il y a quelques années de cela, alors que je déambulais au début de la nuit dans les rues désertes d’Alma, j’ai été soudainement frappé par le magnifique ballet des poubelles.

Je venais tout juste de tourner le coin de ma rue quand j’ai aperçu ces rangées de poubelles qui longeaient les deux côtés de la rue et, fouillez-moi pourquoi, cette image pourtant très banale m’a curieusement fait ressentir une certaine fascination.

Joël Martel

Le loup, le renard et le Billy

CHRONIQUE / Ce matin-là, j’arrivais d’une balade avec le bon vieux Billy le chien quand au moment de passer devant le terrain de tennis, j’ai aperçu une amie qui arrivait au loin. On a donc discuté un moment pendant que les gamins qui étaient avec elle s’amusaient à tournoyer autour de Billy, puis c’est là que mon amie m’a raconté le triste sort que le destin avait réservé à un de ses chats.

Ça s’est donc passé il y a quelques mois, par un matin très froid. Ici, pardonnez-moi de romancer légèrement ce récit, car en fait, mon amie ne m’a jamais vraiment précisé s’il faisait froid ou non ce matin-là, mais bon, je trouvais que ça donnait un ton plus dramatique à l’ambiance. Il n’en demeure pas moins que ça s’est réellement passé il y a quelques mois.

Joël Martel

Podcast sur des échecs

CHRONIQUE / J’entretiens un curieux rapport amour-haine à l’égard des échecs, et là, je ne vous parle pas du jeu d’échecs, mais bien du fait de se péter la gueule.

Un échec, personne ne veut en vivre un, mais bordel qu’on meurt d’envie de tout savoir quand on apprend que quelqu’un d’autre en a vécu un.

Joël Martel

Où est passé le civisme?

CHRONIQUE / Je suis là à un feu rouge à attendre pendant qu’à la radio, des animateurs dans le vent s’enthousiasment à propos d’une série américaine que je ne verrai probablement jamais. Toutefois, dans le registre des trucs que j’aurai vus, voilà que je remarque ce type qui tourne dans l’autre voie alors qu’il tient bien en évidence son téléphone sur son oreille tout en discutant joyeusement.

Maintenant, qu’on se comprenne, je déteste parler au téléphone, alors je suis zéro jaloux du fait que ce gars se permette de piquer un brin de causette au volant de sa voiture, mais il n’en demeure pas moins que si on est venu à interdire une telle pratique, c’était forcément pour une bonne raison, alors ça commence à me faire rager de voir ce type qui semble se sentir au-dessus des lois, mais surtout, au-dessus de la sécurité d’autrui.

Joël Martel

Le truc dégoûtant

CHRONIQUE / Avant de commencer, j’aimerais vous avertir que si jamais vous étiez en train de casser la croûte, il serait peut-être préférable d’aller lire un autre truc dans ce journal en attendant que vous terminiez de déguster vos excellentes saucisses ou vos savoureuses pommes de terre. Et pas besoin de me remercier pour le conseil.

Et puis dans l’éventualité où vous étiez tentés de poursuivre votre lecture en vous disant que ce ne sera quand même pas une chronique qui arrivera à vous couper l’appétit, je peux vous confirmer que oui, car j’ai fait l’expérience sur mon amoureuse en lui partageant le récit qui suit.

Joël Martel

Le meilleur tireur en ville

CHRONIQUE / Le chasseur tient son énorme fusil entre ses mains et il marche discrètement sur la pointe des pieds afin de ne pas se faire remarquer.

Il y a deux minutes, il a fait feu trois ou quatre fois dans le salon et là, il vient tout juste d’arriver dans la cuisine. Le chasseur s’en doute : il risque d’y avoir beaucoup de gibier.

Joël Martel

Nul n’est GPS dans son pays

CHRONIQUE / J’étais là en train de marcher avec le bon Billy et nous venions tout juste de sortir d’un petit sentier quand une voiture plutôt luxueuse a commencé à ralentir alors qu’elle s’approchait de nous. Le conducteur a baissé sa fenêtre, puis après m’avoir abordé de façon très courtoise, il m’a demandé où se situait le salon funéraire.

Ça va certainement vous sembler banal comme situation, mais en ce qui me concerne, c’était un grand moment qui se produisait enfin. Le truc, c’est que je suis nul comme ça ne s’imagine même pas pour aider les gens à retrouver leur chemin, or cette fois-ci, comme nous n’étions qu’à deux minutes de route de la destination, c’était ma chance ou jamais d’être le citoyen sympathique qui vous aide efficacement.

Joël Martel

Ma visite à l’urgence

CHRONIQUE / C’est sur l’heure du souper que ça s’est décidé.

Ça faisait quelque chose comme deux jours que Charlot nous disait qu’il se sentait fatigué et qu’il avait mal à la gorge. Alors, tout ce qu’on pouvait faire, c’était attendre de voir la tournure que tout ça prendrait. Mais voilà que lorsqu’il s’est réveillé d’une sieste dimanche, il avait la gorge en mode Amazonie, c’est-à-dire en feu et, pour vous dire vrai, de voir son gamin pleurer de douleur, c’est le genre de vision qui fait très mal à un coeur de parent.

Chroniques

La puce à l’oreille

CHRONIQUE / Ça faisait quelques jours que le pauvre Billy le chien semblait être de mauvais poil.

Ç’a commencé par des éternuements, puis il s’est mis à se gratter comme un dingue jusqu’à en pleurer de douleur.

Opinions

Faire rayonner nos œuvres

CHRONIQUE / On va où quand nous prend l’envie de visionner un bon vieux film québécois obscur qui date des années 70 ? Certainement pas sur Netflix en tout cas. Et puis hop, quand bien même qu’on voudrait aller tenter notre chance au club vidéo, ce serait déjà un bon départ qu’il y en ait encore un qui existe dans le coin.

Et qu’est-ce qu’on fait si jamais on a envie d’écouter le disque du groupe de Québec qui avait fait un carton en 1985, mais qui avait sombré dans l’oubli par la suite ?

Joël Martel

L’ère du service robotisé

CHRONIQUE / C’est dimanche dernier que ça m’a frappé.

J’étais allé chercher un truc au Walmart avec mon fils et alors que nous nous dirigions vers la caisse, une employée nous a chaleureusement invités à aller nous servir du poste de caisse libre-service qui venait tout juste de se libérer.

Chroniques

Le saut en bungee

CHRONIQUE / C’est l’histoire d’un gars qui voulait essayer le bungee, et ce, même si ça lui foutait un peu la trouille.

Quand le Jour J est enfin arrivé, notre gars était à la fois très stressé et très excité.