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Joël Martel

Charlot le machiavélique

CHRONIQUE / Il y a deux ou trois ans de cela, mon fils Charlot avait découvert l’existence de La Maison Rouge à La Ronde. Ainsi, chaque jour, il fouillait sur Internet afin d’en savoir plus à propos de cette attraction et même si on lui répétait sans cesse qu’il était encore bien trop jeune pour visiter une attraction de la sorte, il n’en a jamais démordu.

À l’été 2018, on était donc allés à La Ronde en famille et voilà qu’en arrivant devant La Maison Rouge, on avait appris que la célèbre maison hantée n’était ouverte que pendant Le Festival de la Frayeur, qui a lieu pendant tout le mois d’octobre.

Opinions

Le magnifique ballet des poubelles

CHRONIQUE / Il y a quelques années de cela, alors que je déambulais au début de la nuit dans les rues désertes d’Alma, j’ai été soudainement frappé par le magnifique ballet des poubelles.

Je venais tout juste de tourner le coin de ma rue quand j’ai aperçu ces rangées de poubelles qui longeaient les deux côtés de la rue et, fouillez-moi pourquoi, cette image pourtant très banale m’a curieusement fait ressentir une certaine fascination.

Joël Martel

Le loup, le renard et le Billy

CHRONIQUE / Ce matin-là, j’arrivais d’une balade avec le bon vieux Billy le chien quand au moment de passer devant le terrain de tennis, j’ai aperçu une amie qui arrivait au loin. On a donc discuté un moment pendant que les gamins qui étaient avec elle s’amusaient à tournoyer autour de Billy, puis c’est là que mon amie m’a raconté le triste sort que le destin avait réservé à un de ses chats.

Ça s’est donc passé il y a quelques mois, par un matin très froid. Ici, pardonnez-moi de romancer légèrement ce récit, car en fait, mon amie ne m’a jamais vraiment précisé s’il faisait froid ou non ce matin-là, mais bon, je trouvais que ça donnait un ton plus dramatique à l’ambiance. Il n’en demeure pas moins que ça s’est réellement passé il y a quelques mois.

Joël Martel

Podcast sur des échecs

CHRONIQUE / J’entretiens un curieux rapport amour-haine à l’égard des échecs, et là, je ne vous parle pas du jeu d’échecs, mais bien du fait de se péter la gueule.

Un échec, personne ne veut en vivre un, mais bordel qu’on meurt d’envie de tout savoir quand on apprend que quelqu’un d’autre en a vécu un.

Joël Martel

Où est passé le civisme?

CHRONIQUE / Je suis là à un feu rouge à attendre pendant qu’à la radio, des animateurs dans le vent s’enthousiasment à propos d’une série américaine que je ne verrai probablement jamais. Toutefois, dans le registre des trucs que j’aurai vus, voilà que je remarque ce type qui tourne dans l’autre voie alors qu’il tient bien en évidence son téléphone sur son oreille tout en discutant joyeusement.

Maintenant, qu’on se comprenne, je déteste parler au téléphone, alors je suis zéro jaloux du fait que ce gars se permette de piquer un brin de causette au volant de sa voiture, mais il n’en demeure pas moins que si on est venu à interdire une telle pratique, c’était forcément pour une bonne raison, alors ça commence à me faire rager de voir ce type qui semble se sentir au-dessus des lois, mais surtout, au-dessus de la sécurité d’autrui.

Joël Martel

Le truc dégoûtant

CHRONIQUE / Avant de commencer, j’aimerais vous avertir que si jamais vous étiez en train de casser la croûte, il serait peut-être préférable d’aller lire un autre truc dans ce journal en attendant que vous terminiez de déguster vos excellentes saucisses ou vos savoureuses pommes de terre. Et pas besoin de me remercier pour le conseil.

Et puis dans l’éventualité où vous étiez tentés de poursuivre votre lecture en vous disant que ce ne sera quand même pas une chronique qui arrivera à vous couper l’appétit, je peux vous confirmer que oui, car j’ai fait l’expérience sur mon amoureuse en lui partageant le récit qui suit.

Joël Martel

Le meilleur tireur en ville

CHRONIQUE / Le chasseur tient son énorme fusil entre ses mains et il marche discrètement sur la pointe des pieds afin de ne pas se faire remarquer.

Il y a deux minutes, il a fait feu trois ou quatre fois dans le salon et là, il vient tout juste d’arriver dans la cuisine. Le chasseur s’en doute : il risque d’y avoir beaucoup de gibier.

Joël Martel

Nul n’est GPS dans son pays

CHRONIQUE / J’étais là en train de marcher avec le bon Billy et nous venions tout juste de sortir d’un petit sentier quand une voiture plutôt luxueuse a commencé à ralentir alors qu’elle s’approchait de nous. Le conducteur a baissé sa fenêtre, puis après m’avoir abordé de façon très courtoise, il m’a demandé où se situait le salon funéraire.

Ça va certainement vous sembler banal comme situation, mais en ce qui me concerne, c’était un grand moment qui se produisait enfin. Le truc, c’est que je suis nul comme ça ne s’imagine même pas pour aider les gens à retrouver leur chemin, or cette fois-ci, comme nous n’étions qu’à deux minutes de route de la destination, c’était ma chance ou jamais d’être le citoyen sympathique qui vous aide efficacement.

Joël Martel

Ma visite à l’urgence

CHRONIQUE / C’est sur l’heure du souper que ça s’est décidé.

Ça faisait quelque chose comme deux jours que Charlot nous disait qu’il se sentait fatigué et qu’il avait mal à la gorge. Alors, tout ce qu’on pouvait faire, c’était attendre de voir la tournure que tout ça prendrait. Mais voilà que lorsqu’il s’est réveillé d’une sieste dimanche, il avait la gorge en mode Amazonie, c’est-à-dire en feu et, pour vous dire vrai, de voir son gamin pleurer de douleur, c’est le genre de vision qui fait très mal à un coeur de parent.

Chroniques

La puce à l’oreille

CHRONIQUE / Ça faisait quelques jours que le pauvre Billy le chien semblait être de mauvais poil.

Ç’a commencé par des éternuements, puis il s’est mis à se gratter comme un dingue jusqu’à en pleurer de douleur.

Opinions

Faire rayonner nos œuvres

CHRONIQUE / On va où quand nous prend l’envie de visionner un bon vieux film québécois obscur qui date des années 70 ? Certainement pas sur Netflix en tout cas. Et puis hop, quand bien même qu’on voudrait aller tenter notre chance au club vidéo, ce serait déjà un bon départ qu’il y en ait encore un qui existe dans le coin.

Et qu’est-ce qu’on fait si jamais on a envie d’écouter le disque du groupe de Québec qui avait fait un carton en 1985, mais qui avait sombré dans l’oubli par la suite ?

Joël Martel

L’ère du service robotisé

CHRONIQUE / C’est dimanche dernier que ça m’a frappé.

J’étais allé chercher un truc au Walmart avec mon fils et alors que nous nous dirigions vers la caisse, une employée nous a chaleureusement invités à aller nous servir du poste de caisse libre-service qui venait tout juste de se libérer.

Chroniques

Le saut en bungee

CHRONIQUE / C’est l’histoire d’un gars qui voulait essayer le bungee, et ce, même si ça lui foutait un peu la trouille.

Quand le Jour J est enfin arrivé, notre gars était à la fois très stressé et très excité.

Chroniques

Un futur très proche

CHRONIQUE / J’ai eu peur de bien des trucs dans ma vie et mon plus lointain souvenir à ce sujet est cette fois où j’avais rêvé qu’en passant devant une grande affiche montrant Neil Armstrong sur la Lune, j’avais entendu une voix me parler. L’affiche en question se trouvait dans le sous-sol de mon oncle Ghislain et dès l’instant où j’avais fait ce mauvais rêve, j’avais commencé à avoir une trouille pas possible chaque fois que je passais devant cette affiche que j’aimais beaucoup pourtant.

Plus tard, il y a eu le film Le train de la terreur qui m’a fait faire des cauchemars pendant je ne sais pas combien de temps. Chaque nuit, je rêvais que je me réveillais dans ma chambre dont les murs étaient tapissés de la satanée affiche du film où on pouvait voir un type qui tenait un couteau et qui portait sur le visage un masque de moustachu et là, je courais vers le rez-de-chaussée pour demander de l’aide, mais chaque fois, il y avait cette barrière invisible qui m’empêchait de descendre les escaliers.

Opinions

Ceux par qui la vérité triomphe

CHRONIQUE / Il y a quelques jours, je regardais aller les débats sur les réseaux sociaux qui étaient en lien avec les problèmes majeurs rencontrés par la presse écrite et, sans grande surprise, j’ai remarqué que plusieurs polémistes qui font carrière à la radio s’en réjouissaient.

Ici, je dis « sans grande surprise » pour plusieurs raisons, mais principalement parce que l’une des activités préférées des polémistes, c’est justement de frapper sur ceux et celles qui n’auront pas les moyens, le temps ou l’énergie de se défendre.

Chroniques

Rendez-vous avec le traversier

CHRONIQUE / L’an dernier, lors de mon tout premier périple en Gaspésie, presque chaque fois que je faisais part de mon intention de revenir au Saguenay–Lac-Saint-Jean en passant par le traversier de Rivière-du-Loup, on finissait par me mettre en garde d’arriver extrêmement en avance afin de m’assurer d’avoir une place.

Comme je ne possède aucune faculté pouvant s’apparenter au sens de l’organisation, j’ai toujours le réflexe de me braquer lorsqu’une situation exige un minimum de préparation. Alors hop, j’avais préféré me taper toute la route au lieu de me buter à un éventuel manque de places lors de mon arrivée au traversier.

Opinions

Histoire de clous

CHRONIQUE / Peu avant le début de mes deux semaines de vacances, j’avais dressé une espèce de liste de choses à faire pendant mes congés et parmi les objectifs que je m’étais fixés, j’avais la ferme intention de finir d’arracher les clous au plafond de mon sous-sol.

Pour la petite histoire, mon amoureuse et moi avions décidé de rénover nous-mêmes notre sous-sol au printemps et comme vous l’aviez certainement deviné, le projet avait quelque peu traîné.

Joël Martel

Un soir à la station-service

CHRONIQUE / Un vendredi soir à Boucherville. Je suis installé devant l’hôtel à griller des clopes pendant que mon amoureuse et Charlot dorment dans notre chambre, puis c’est là que je me dis que ça ne serait pas une mauvaise idée d’aller leur chercher des jus et des muffins pour qu’ils aient quelque chose à se mettre sous la dent au petit matin.

Je traverse donc la rue et au moment de me rendre à la porte de la station-service, un type tout vêtu de blanc se pointe aussi en direction de la porte, mais avec un léger décalage d’une seconde. J’ouvre donc la porte et tout en lui faisant un sourire tout ce qu’il y a de plus cordial, je lui fais signe que c’est ma tournée et qu’il peut rentrer.

Joël Martel

Êtes-vous psychopathe ?

CHRONIQUE / Il y a quelques semaines de cela, mon chien Billy m’a fait un merveilleux cadeau en m’offrant le livre intitulé Êtes-vous psychopathe ?. À l’origine, j’avais emprunté ce bouquin à la bibliothèque, mais voilà qu’un matin, Billy a eu envie de le lire et pour vous dire vrai, il l’a tellement apprécié qu’il l’a dévoré en partie.

Pour ma part, j’avais très hâte de parcourir ce bouquin, étant donné qu’il a été écrit par Jon Ronson, un auteur dont je vous avais parlé il y a quelques mois à la suite de ma lecture de La Honte, où il est question de ces personnes qui ont subi une humiliation publique par l’entremise des réseaux sociaux.

Chroniques

Le diable est dans les détails

CHRONIQUE / Les premières fois que ça arrive, on n’y fait pas vraiment attention. Un jour, on est là à écrire un courriel ou un texte, puis en se relisant, on se rend compte qu’un « e » manque à l’appel et c’est tellement banal qu’on corrige le tout sans même se demander s’il y a quelque chose qui cloche.

Parfois, il peut se passer des jours et même des semaines avant que ça ne se reproduise et ces « e » fantômes sont si espacés que chaque fois, on finit par se dire que c’est l’ordinateur qui n’arrive pas à nous suivre, étant donné qu’on écrit trop vite pour lui.

Joël Martel

Vivre avec les fourmis

CHRONIQUE / Chaque été, c’est la même chose. Ça commence avec une seule fourmi qu’on voit passer rapidement sur le plancher, puis, du jour au lendemain, on se rend compte que la maison est devenue une autoroute de fourmis.

Je vais vous avouer que la première année où on a été envahis, c’était la panique générale. On avait nettoyé la maison de fond en comble afin de s’assurer que les fourmis ne trouveraient plus la moindre miette de quoi que ce soit, puis je m’étais rendu au magasin pour aller acheter un tas de produits afin d’éliminer complètement ces envahisseurs.

Joël Martel

La satisfaction d’une B.A.

CHRONIQUE / J’étais allé chercher quelques trucs à l’épicerie et juste avant de sortir, alors que je vérifiais si j’avais bien mes clés de voiture sur moi, il y avait cette dame qui était installée devant les chariots et elle traînait avec elle un gros sac d’épicerie et une espèce de valise de voyage sur roulettes qui était remplie d’articles qu’elle venait d’acheter.

La dame a alors gentiment demandé à une cliente qui passait devant elle si elle pouvait lui rendre service en la reconduisant jusqu’à sa maison, mais celle-ci s’est contentée de lui lancer un « non » glacial. La dame a alors répété sa demande à une seconde cliente et celle-ci l’a ignorée.

Chroniques

Faut pas niaiser avec ça

CHRONIQUE / C’était une des premières vraies nuits d’été et au bord du feu, il n’y avait plus que Marie-Lise et moi.

Ce jour-là, on avait célébré l’anniversaire de ma future épouse et j’ignore quelles routes de discussion nous avons pu emprunter, mais à un certain moment, on en est venu à parler de testament.

Chronique

Plus qu’un vol d’argent

CHRONIQUE / Je ne me souviens plus en quelle année j’étais, mais je peux vous dire sans me tromper que c’était au primaire.

Un jour, notre enseignante nous avait parlé de l’histoire d’Alphonse Desjardins et de ses caisses populaires et, par la suite, on nous avait remis un petit livre à cet effet. J’ai dû lire ce bouquin au moins une dizaine de fois parce que ça me rassurait de savoir que dans mon petit coin de pays, un type était parvenu à mettre en place tout un réseau qui prenait en considération les gens moins nantis tout en les aidant à réaliser leurs rêves de grandeur.

Chroniques

Panique pour une tique

CHRONIQUE / Je travaillais ce jour-là, mais comme j’avais pris un peu d’avance sur ma journée, j’avais décidé d’aller profiter quelques minutes du soleil qui se fait plutôt rare.

Julie et moi, on venait de s’exclamer de bonheur après avoir réalisé que ça s’annonçait comme étant une journée plutôt relax quand soudainement, j’ai entendu mon amoureuse pousser un vrai cri d’horreur.

Chroniques

SVP et merci !

CHRONIQUE / Quand je vais à l’épicerie avec Billy le chien, je répète toujours le même rituel. Je m’assure tout d’abord que les fenêtres sont assez ouvertes pour qu’il puisse se sortir la tête et renifler ce qu’il y a autour et, ensuite, une fois que je sors de la voiture, je lui flatte doucement la tête en lui disant de ne pas s’inquiéter, que je serai de retour dans deux ou trois minutes. Ce que Billy ne sait pas, c’est qu’en fait, je laisse les fenêtres tellement grandes ouvertes qu’il pourrait tout simplement bondir de la voiture pour venir me rejoindre, mais bon, on ne s’en plaindra pas.

Quant au bref instant où je lui flatte sa tête de velours, je sais par expérience que si je saute cette étape, Billy va se mettre à japper en me voyant partir et, dans ces moments, j’imagine qu’il tente de me dire un truc du genre : « Hey ! Me laisse pas là, mon pote ! Tu t’en vas ou quoi ? »

Chroniques

Le parano déchiré du Tim Hortons

CHRONIQUE / Ce soir-là, une petite pluie s’était mise de la partie, et j’avais décidé de relever la capuche de ma veste afin de ne pas mouiller mes cheveux, que je ne coiffe jamais soigneusement.

Comme tous les soirs, lorsque je vais marcher, j’ai fini par m’allumer une cigarette artisanale faite de tabac de course, puis après une ou deux bouffées, je me suis souvenu qu’on avait oublié d’acheter du café et qu’étant donné que les épiceries étaient fermées, je devrais effectuer un détour vers un Tim Hortons pour y acheter un sac afin d’éviter un de ces matins apocalyptiques où IL N’Y A PLUS DE CAFÉ.

Chronique

Ces artistes qui font briller les autres

CHRONIQUE / On dit souvent que l’une des activités préférées d’un artiste, c’est de parler de lui-même et de ses créations. D’ailleurs, si vous avez très peu d’artistes dans votre entourage, il y a de grandes chances que vous puissiez être de cet avis, car même si cette boutade ne s’applique pas nécessairement à tous les artistes, il n’en demeure pas moins que c’est une tendance lourde chez ce type d’individus. Et là, avant qu’on ne me lance des roches, j’aimerais seulement préciser que je tombe moi-même très souvent dans ce piège, mais j’essaie quand même d’y faire attention.

Il y a donc les artistes qui aiment parler d’eux ; il y a ceux qui sont plus discrets à cet égard, mais on trouve aussi une catégorie très à part et il s’agit des artistes qui aiment parler des autres artistes. Nicolas de la Sablonnière fait justement partie de cette catégorie et ainsi, en plus d’être un artiste visuel dont le talent est vraiment indéniable, il est très doué aussi pour faire briller le talent des autres.

Joël Martel

Surestimé par la voisine «pas fine»

CHRONIQUE / On ne peut pas aimer tout le monde et tout le monde ne peut pas nous aimer.

En ce qui me concerne, ça m’aura pris beaucoup d’années avant de finir par saisir ce concept, mais si jamais vous cherchez deux façons plutôt faciles de bien l’assimiler, vous pouvez devenir chroniqueur, ou sinon, avoir des voisins.