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L’infirmière aux biceps d’acier

CHRONIQUE / L’infirmière n’a pas besoin de bras supplémentaires pour soulever et déplacer un patient cloué au lit. On fait plutôt appel aux siens pour prêter main-forte.

«On aime ça quand t’es là. C’est pratique!», lui disent parfois des collègues. Elle s’appelle Josée De Lachevrotière et la largeur de ses épaules ne laisse planer aucun doute. «Je m’entraîne pour devenir la femme la plus forte au Canada.» Elle est sur la bonne voie.

Isabelle Légaré

Changer de vie

CHRONIQUE / Partir là-bas pour tout recommencer à zéro. Jessie et Benjamin l’ont fait.

«Ce n’est pas possible! Vous êtes complètement fous! Vous possédez déjà ce que des gens mettent des années à avoir. Vous ne pouvez pas faire ça!»

Isabelle Légaré

Le sale boulot

Crasseuses et nauséabondes, les poubelles inspirent le dégoût.

Entassées dans le bac à l’extérieur de la maison, nos propres ordures ménagères nous répugnent. Personne ne veut se mettre les mains dedans, encore moins dans celles des autres.

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Le désordre dans tous ses états

La peur d’en manquer. C’est l’explication de Robert* qui fait tout en son pouvoir pour résister. Ce n’est pas facile, surtout lorsque l’objet convoité est à bas prix.

Son salon commence à être sérieusement envahi. Ce serait trop long de vous dresser la liste, mais les vêtements dominent, de même que les produits de nettoyage.

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Chien perdu, chat trouvé

Quand ce n’est pas Minou qui manque à l’appel, c’est Pitou qui est parti en cavale.

Si vous êtes un habitué des réseaux sociaux, vous l’avez remarqué aussi. Il se passe rarement une journée sans qu’une photo d’un museau surgisse sur votre écran avec la mention «disparu».

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Samuel, l’amour sans répit

CHRONIQUE / Enveloppé dans des draps de dinosaures, Samuel, bientôt 7 ans, se laisse bécoter par sa mère qui lui parle doucement à l’oreille en l’appelant «Mon p’tit cœur».

Le garçon a le visage tourné vers la fenêtre. Impossible de savoir ce qu’il perçoit vraiment, mais je suis certaine d’avoir entrevu une risette lorsque Rosalie Cadieux s’est mise à lui caresser la joue avec une infinie tendresse.

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Béatrice et le sens des mots

Béatrice Marcotte mélange peut-être le «b» avec le «d», mais s’il y a un mot dans lequel elle ne risque pas de s’enfarger, c’est bien le verbe «bûcher».

Abattre du travail avec énergie et sans répit, c’est ce que la jeune femme de 18 ans fait depuis sa toute première année du primaire. Elle ne l’a jamais eu facile et il lui faudra toujours retrousser ses manches pour éviter les pièges de la lecture et de l’écriture. Or, à force de trébucher sur des lettres, des mots et des sons, c’est au tour de l’étudiante en soins infirmiers de faire un croc-en-jambe à la dyslexie.

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Joliane et ses colocs

CHRONIQUE / «On nous a déjà amené un chien et un chat, mais moi, je préfère avoir une étudiante comme Joliane!»

Elle est drôle, Madame Gagnon. Marie-Ange de son prénom. C’est l’heure de la partie de cartes du jeudi soir avec ses compagnes habituelles, Pauline et les deux Thérèse assises l’une en face de l’autre. Elles font équipe. À l’étage au-dessus, Françoise, Jacqueline, Anna et Gisèle sont tout aussi concentrées à marquer des points. Il n’y a pas à dire, le 500 est populaire entre les murs de cette résidence pour aînés.

Une nouvelle voisine a récemment fait son entrée. Ici, on l’appelle «la p’tite» et on lui pardonne son manque d’expérience autour de la table. Il faut encore lui expliquer les règles du jeu, mais ça s’en vient. «Elle commence à être bonne!», la félicitent les gentilles dames. 

Joliane Plante a 20 ans. Elle habite dans cet immeuble, entourée de personnes dont la moyenne d’âge est de 82 ans. La jeune femme est l’heureuse élue d’un projet de cohabitation intergénérationnelle qui, jusqu’à preuve du contraire, n’existe nulle part ailleurs au Québec.

L’offre de la résidence Les Marronniers, à Trois-Rivières, n’est pas passée inaperçue à l’automne dernier, particulièrement sur les réseaux sociaux où l’attention de Joliane a également été attirée par ceci: loyer gratuit en échange de 40 heures de bénévolat par mois. Critère numéro un: démontrer de l’intérêt envers les aînés en s’intégrant à leur quotidien.

«J’aime les personnes âgées!», m’annonce-t-elle tout de go en sachant pertinemment que ma première question sera «Pourquoi?»

Je peux comprendre l’économie réalisée. Son 3 pièces et demie est chauffé, éclairé, avec le câble et le téléphone compris. Le wi-fi est gratuit dans les aires communes. Ses repas sont également inclus, à condition de se présenter en même temps que les autres dans la salle à manger. Mais quand même. Elle a seulement 20 ans et ses 115 colocs, de 67 à 97 ans. Gros party. Elle rit.

La directrice de l’endroit s’est inspirée d’une initiative aux Pays-Bas pour mettre son projet de l’avant. Nancy Comtois avait déjà une bonne idée des effets bénéfiques d’une approche qui a fait ses preuves.

Depuis quelques années, les élèves de l’école primaire du secteur rendent visite aux résidents des Marronniers. Des liens ont été tissés entre ces derniers et les enfants. La gestionnaire a eu envie d’aller un peu plus loin en ouvrant ses portes à deux étudiants prêts à vivre en permanence en compagnie d’hommes et de femmes qui ont quatre fois leur âge.

À sa grande surprise, son offre a été partagée plusieurs milliers de fois sur Facebook. Une vingtaine de candidatures ont été retenues pour passer à l’étape des entrevues. Joliane Plante, une étudiante en psychoéducation à l’Université du Québec à Trois-Rivières, a été choisie. Une autre jeune femme aussi, mais elle a récemment dû quitter pour des raisons de santé.

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