Entre les lignes

J’haïs la coriandre!

CHRONIQUE / On est allés dîner au resto l’autre midi. Un petit bistro sympa de la rue Principale dont le nom peut quasiment se lire dans les deux sens. Surtout après avoir enfilé quelques-uns de ses cocktails colorés desquels parfois s’échappe de la boucane.

Dans ce resto, le menu se lit comme un poème. Gnocchis crémeux aux épinards et aux pois verts, tuile au poivre de Sichuan / Raviolis farcis aux champignons porcini et vin de Marsala, sauce crémeuse aux champignons et au fond de veau maison / Tartare de saumon à la polonaise au gras de canard, accompagné d’endives braisées au caramel salé et de rubans de céleri-rave.

Ces lieux qu'on aime

Ces lieux qu'on aime: le paradis troué

CHRONIQUE / Un commerce, un coin de rue ou un parc méconnus, un endroit pour rencontrer ou relaxer : les villes regorgent de lieux qu’on aime, souvent loin des circuits plus traditionnels. Cet été, les chroniqueurs des six journaux de Groupe Capitales Médias vous amènent à la découverte de ces petits trésors, de Québec jusqu’en Outaouais, de la Mauricie à l’Estrie ou au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Rendez-vous chaque jeudi de l’été.

La première fois, je n’étais ni habillée ni chaussée pour l’occasion. Normal, je m’en allais bruncher. C’est ma sœur et son amoureux, en sortant du resto, qui ont proposé de nous initier. Finalement, malgré ma robe soleil, je me suis débrouillée de brillante façon.

Entre les lignes

Des ados dans la ouate

CHRONIQUE / On attendait dans la file du Urban Planet aux Outlets de Bromont depuis un trop long moment pour payer deux paires de shorts en jeans 50 % Off quand ma grande a réussi à enterrer la musique qui me tapait sur les nerfs en me demandant si, dans mon temps, il existait des boutiques du genre. Des fois, j’ai l’impression qu’elle pense que je suis née en 1872.

— Euh... aussi grosses ? Pas tant, non, que je lui ai annoncé.

Entre les lignes

L’orgasme de l’oiseau moqueur

CHRONIQUE / « Profites-en, Isa. Moi, ça fait super longtemps que j’en ai eu un... » Ces paroles sont celles d’une collègue jalouse. Cet après-midi-là, je n’avais pourtant reçu ni bouquet de fleurs ni compliment. Ce qu’elle m’enviait, c’est le fou rire qui venait de me frapper de plein fouet.

Pour vous mettre en contexte, au bureau, on parlait de « faire son épicerie ». Il était question d’endroits et de moments pour le faire. Une conversation somme toute banale, commune dans tous les bureaux. Tous les jours. Dans la discussion, j’attendais toutefois le moment idéal pour me moquer d’un collègue qui, un jour, avait partagé avec nous son grand plaisir d’arpenter les allées d’un supermarché en-prenant-tout-son-temps. À l’écouter, le temps passé à se promener entre les céréales et les cannes de soupes aux pois représentait le highlight de sa semaine. Pauvre lui. Il ne m’en fallait pas plus pour profiter du sujet pour lui balancer en pleine poire à quel point il menait une vie plate. Un sourire dans la voix, bien sûr.

Entre les lignes

Autour de la Keurig

Le livre «The You Code» ne date pas d’hier et les critiques de certains lecteurs publiées sur les Internet ne sont pas toutes tendres. Malgré tout, je pense bien le lire. Je le classerai ensuite dans la catégorie des lectures légères et divertissantes. De quoi ça parle ? Les auteurs y dévoilent ce que certaines de nos habitudes nous apprennent sur nous.

Par exemple, notre façon de manger un spaghetti ou celle de ranger notre bureau en diraient long sur notre personnalité. Ce que nous mettons dans notre sandwich au jambon ou le genre d’émissions de télé qu’on écoute aussi.

Spécialisés dans l’analyse du langage du corps, ils y abordent également, paraît-il, ce que nos préférences en terme de café révèlent sur nous. Adeptes du café latté ou du cappucino, sachez qu’une seule tasse de votre boisson préférée peut révéler à la face du monde si vous êtes anxieux, immatures, extravertis ou raffinés.

Entre les lignes

Des fois, une bonne tape...

CHRONIQUE / L’autre jour, mon ami médecin revenait du boulot à pied quand son voisin, qui est aussi son patient, a tout lâché pour courir lui donner un gros câlin. Là, sur le trottoir. « Merci ! Grâce à toi, je ne perds plus mes clés ! », qu’il tenait à lui dire.

Quelques jours avant, une dame s’était présentée à l’hôpital avec son mari souffrant et elle avait accueilli ce même ami docteur avec son plus grand sourire, trop heureuse de « tomber sur lui » à l’urgence.

Entre les lignes

Après la pluie...

CHRONIQUE / Les mardis, mercredis et jeudis, la salade maison est à moitié prix à la boucherie du quartier. Mardi dernier, j’hésitais donc entre les pâtes au pesto et l’orzo aux légumes quand j’ai eu l’agréable surprise de voir arriver un de mes cousins. Un cousin tout bronzé qui, visiblement, n’avait pas passé les dernières semaines au Québec. Vérification faite, il revenait de la Floride. Paraît qu’il y a fait suuuupeeeeer beau et chaud. Parfois même trop.

Il ne m’en fallait pas plus pour que je lui déballe mon écœurantite plus qu’aiguë de voir le printemps tarder et le soleil éteint. En fait, je pense que personne dans la province n’est plus tanné que moi du frette pis de la pluie.

Entre les lignes

L’impact de l’avion en papier

CHRONIQUE / La leçon portant sur l’importance de poser des questions claires, nettes et précises, ma fille de bientôt dix ans semble l’avoir parfaitement intégrée. Celle-là, et l’autre sur la façon de tendre un piège efficace...

— Maman, as-tu mal dans le dos ?

Entre les lignes

36C et 4S

CHRONIQUE / Avec une vieille maison, on s’habitue aux portes qui grincent, aux planchers qui craquent et aux fenêtres qui sifflent. Mais quand quelque chose de neuf se met soudainement à se manifester, on dirait qu’instantanément, notre niveau de tolérance s’amenuise. J’ai frôlé la folie récemment, en réalisant que le bruit qui me poursuivait et m’incommodait depuis le début de la journée venait de... mon soutien-gorge !

Chaque mouvement se voyait accompagné d’un grincement localisé à la base des omoplates.

Entre les lignes

Un seul mot

CHRONIQUE / Luc et Martine forment un couple depuis des années. Comme plusieurs, ils ont souhaité un jour passer à une autre étape en devenant une famille. Mais la vie en a décidé autrement. Jamais Martine n’est tombée enceinte naturellement, et ce, après des mois et des mois de tentatives.

Nés à une époque où la médecine arrive à faire des miracles, ils décident donc de se tourner vers la procréation assistée. Pour la magie, on repassera. Rien n’est simple. Pire : pour eux, rien ne fonctionne. Pendant ce temps-là, le temps passe...