À deux pas de l’Assemblée nationale, la Ville n’a toujours pas repeint les passages pour les piétons...

Mes clins d’oeil de la semaine

Cordonnier mal chaussé

Le nouveau code de la sécurité routière impose aux automobilistes de céder la priorité aux piétons dans les passages réservés à cette fin, lorsqu’ils manifestent leur intention de traverser la voie publique.

C’est bien, mais encore faudrait-il que les passages réservés aux piétons soient clairement indiqués. Or, ici-même à Québec, à deux pas de l’Assemblée nationale, la Ville n’a toujours pas repeint les passages pour les piétons. Des passages où circulent quotidiennement des centaines de fonctionnaires, de députés, de ministres et même le lieutenant gouverneur! Un oubli? Oh que non! C’est la même chose chaque année. Un petit coup de pinceaux M. Labeaume?

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Faire durer le plaisir

François Legault a eu un aperçu, jeudi, des situations troubles qui l’attendent s’il forme le prochain gouvernement. Le leader parlementaire du Parti québécois (PQ), Pascal Bérubé, a lancé le débat après lecture d’un reportage sur le président de la CAQ et candidat dans La Prairie, Stéphane Le Bouyonnec. L’homme avait des intérêts dans une compagnie qui fait des prêts privés à des taux d’intérêt de plus de 90 % en Ontario. L’affaire est légale dans la province voisine, mais ce taux est plus élevé que ceux du prêt usuraire au Québec. Gênant, gênant pour François Legault, même si Le Bouyonnec a tout de suite démissionné de l’entreprise. Le PQ a fait durer le plaisir en présentant une motion pour réaffirmer que le prêt usuraire est interdit au Québec. Une motion que François Legault et ses troupes ne pouvaient pas rejeter.

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Qui vit par l’épée…

Les caquistes, qui dénoncent régulièrement le gouvernement, ont été pris les «culottes à terre» dans cette affaire. Interrogé par les journalistes, le député Éric Caire a déclaré que le prêt usuraire ne correspond pas aux valeurs de son parti. Le Bouyonnec n’a pas apprécié d’être ainsi jugé et condamné sans procès par son collègue. «Sur les valeurs de la CAQ, M. Caire n’a pas de leçon à me donner, je suis un vieux routier» a-t-il déclaré, en ajoutant que dans toutes ses entreprises, il avait respecté la loi.

«Qui vit par l’épée périra par l’épée» nous rappelle une vieille expression biblique. Dans ce cas précis, la CAQ s’est fait servir la même recette qu’elle sert régulièrement aux autres partis.

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«Viarge!»

Le député François Gendron, qui présidait exceptionnellement la période de questions de jeudi, avait pourtant demandé à tout le monde de se comporter dignement. Jean-Marc Fournier a bien essayé, mais le député Éric Caire, une vraie mouche à… aux yeux des libéraux, a eu raison de sa patience en l’attaquant sur le cas de Pierre Paradis. «Un chum c’t’un chum», a répété Caire à plusieurs reprises. Excédé, Fournier a lâché un «viarge!» bien senti, ce qui n’est pas tout à fait parlementaire… La transcription de sa réponse a éliminé le juron, mais la vidéo l’a conservé. Ça ira dans les mémoires de Fournier, qui prend sa retraite à la fin de son mandat. Et si la CAQ prend le pouvoir, ça ira dorénavant dans le langage de Caire se retrouvera de l’autre coté de la clôture.