Georgia Vrakas se spécialise en santé mentale, maladie mentale et prévention du suicide. 
Georgia Vrakas se spécialise en santé mentale, maladie mentale et prévention du suicide. 

Notre santé mentale en temps de pandémie: un petit pas à la fois

Georgia Vrakas, Ph. D., psychologue et ps.éd.
Professeure agrégée, Département de psychoéducation UQTR, campus de Québec
CHRONIQUE / Les enquêtes scientifiques récentes nous révèlent que la COVID-19 a des impacts sur le plan psychologique sur les Québécois et les Québécoises. L’anxiété, la détresse, la dépression sont parmi les problématiques vécues. On est dans une période où l’on fait face à l’inconnu, à l’imprévisible tout en étant de plus en plus isolés les uns des autres.

Dans ce contexte, il est essentiel de prendre soin de notre santé mentale, c’est-à-dire notre bien-être. Oui, c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire, j’en conviens. Avoir accès à des ressources spécialisées est particulièrement compliqué ces derniers temps. Les listes d’attente sont rendues longues, même dans le privé. Cette partie-là est malheureusement hors de notre contrôle.

Cependant, la bonne nouvelle est qu’on a du contrôle sur certains aspects, plus précisément, il y a des choses qu’on peut faire pour mieux prendre soin de notre santé mentale et de celles de nos proches. D’où l’idée de cette chronique. J’ai réalisé que je me faisais beaucoup solliciter dernièrement pour donner des ateliers; les gens demandaient à être mieux outillés pour composer avec l’anxiété et la détresse durant la pandémie. Cette chronique se veut donc un espace de réflexion sur notre bien-être collectif et surtout un espace de partage et de diffusion d’outils et de ressources pour les rendre plus accessibles à ceux et celles qui en ont besoin.

Je suis psychologue et professeure agrégée au département de psychoéducation à l’Université du Québec à Trois-Rivières (Campus de Québec), me spécialisant en santé mentale, maladie mentale et prévention du suicide. Je suis aussi une personne vivant avec un trouble mental — la dépression récurrente. Ceci fait en sorte que je connais intimement cette réalité. J’ai aussi été utilisatrice de services en santé mentale dans le réseau public et le réseau communautaire : j’ai eu besoin d’aide pour aller mieux et prendre soin de moi, un petit pas à la fois. Ma posture et ma façon d’aborder les enjeux actuels en santé mentale sont donc teintées par ces expertises professionnelles et personnelles.


« Dans les semaines à venir, je présenterai des stratégies ainsi que des ressources pour nous aider à faire face à diverses problématiques pouvant affecter notre bien-être durant la COVID-19. »
Georgia Vrakas, psychologue

Dans les semaines à venir, je présenterai des stratégies ainsi que des ressources (ex. sites Web, numéros de téléphone, applications mobiles, etc.) pour nous aider à faire face à diverses problématiques pouvant affecter notre bien-être durant la COVID-19.

Je vous invite à m’envoyer des propositions de sujets que vous aimeriez que j’aborde à l’adresse courriel indiquée à la fin de ce texte. Je vous invite également à me faire parvenir les stratégies qui fonctionnent pour vous, qui vous aident actuellement à prendre soin de vous, de vos proches. Je pourrai ainsi en partager ici, dans cet espace.

On a tendance à oublier que notre santé mentale est tout aussi importante que notre santé physique. Les deux font partie d’un tout qu’est notre santé globale. Il faut en prendre soin. Je suis très consciente que cela peut être difficile, surtout dans le contexte actuel. J’espère pouvoir vous faciliter la tâche, un texte à la fois.

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Vous avez une question pour Georgia Vrakas? Écrivez-nous à opinion@lesoleil.com

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