Le quartier Petit Champlain en décembre dernier

Mes résolutions de début d’année

CHRONIQUE / Il neigeait ce soir-là. Une neige légère comme dans la «Marie-Noël» de Robert Charlebois ou comme dans les cartes de souhaits des fêtes qu’on affiche sur le piano.

J’en reçois encore deux ou trois chaque année. Des proches restés fidèles à la tradition écrite en cette époque d’amis Facebook et de vœux virtuels.

Il neigeait, disais-je. 

Jamais le quartier Petit Champlain ne m’a semblé si féérique que ce soir de début janvier. 

Les lumières, le grand sapin de la place Royale, le funiculaire au ralenti, le fauteuil déserté du père Noël près du théâtre, les rues grouillantes mais sans l’urgence du magasinage de dernière minute.

Des touristes se mêlant aux promeneurs locaux, rieurs et souriant pour les photos; de grands ados efflanqués allant pieds nus dans des espadrilles blanches mouillées par la sloche; des visiteurs plus âgés, barricadés sous leurs foulards. 

Ce Vieux-Québec de carte postale, je ne peux imaginer plus beau paysage d’hiver pour une ville. 

Ma blonde est ressortie d’une boutique avec des mitaines de laine de Charlevoix. Puis on est entré prendre un chocolat chaud (moi un whisky) dans un des restos du quartier épargné par la vague de fermeture pour cause d’épuisement de leurs propriétaires. 

Le lendemain, je suis allé à la brunante marcher sur la promenade Samuel-De Champlain. 

Les glaces poussées par la marée montante glissaient sur le quai des Cageux, silencieuses et dociles, au contraire des glaces grinçantes et rocailleuses de la fin de l’hiver.

Dans les turbulences de l’actualité, on oublie parfois de dire et redire combien cette ville est belle et offre une grande qualité de vie. 

Pas pour rien que tant de citoyens soient si prompts à la défendre lorsqu’ils croient son paysage ou sa quiétude menacés.

Mes résolutions pour 2019? 

Rien de compliqué. Suivre du mieux que je peux les sujets et projets qui vous préoccupent et façonnent la ville. 

Contribuer si possible à éclairer le débat et les décisions publiques par des faits et arguments rationnels. Grosse commande en cette époque où les avis d’expert et la rigueur ne pèsent souvent pas lourd. 

Mea culpa

1- Plusieurs lapsus, erreurs et imprécisions signalés par des lecteurs dans ma revue de l’année 2018. J’en suis désolé.

L’inondation causée par un débordement de la rivière Saint-Charles en janvier 2018 a fait des dommages dans le quartier Les Saules et non dans Duberger. C’est proche, mais c’est pas pareil, semble-t-il.

2- L’ex-candidate libérale Gertrude Bourdon a été directrice-générale du CHU de Québec et non du CIUSS comme je l’ai écrit. Parlant de CIUSSS, j’avais omis le dernier S à la fin. 

Mme Bourdon a été battue par Québec solidaire (Sol Zanetti) et non par la Coalition avenir Québec, comme je l’ai écrit.

Disons que dans cette catégorie du «cafouillage de l’année», je n’ai pas laissé ma place.

3- Parmi les «Déclarations de l’année», j’ai attribué les propos «L’esti, je peux pas croire qu’après sept balles il ne soit pas mort», à Alexandre Bissonnette, auteur de la tuerie de la Grande Mosquée. 

Dans les faits, c’est un codétenu qui a attribué ces propos à Alexandre Bissonnette. Cette déclaration n’a pas été mise en preuve, mais a été rapportée au tribunal par le procureur de la Couronne. Le juge a plus tard décidé de ne pas la retenir.

4- Pourquoi ne pas avoir nommé Bernard Landry dans les disparus de l’année? 

Parce que ma revue ciblait des acteurs et événements de la région de Québec. 

Au moment d’écrire, je n’avais pas en mémoire de contribution particulière de M. Landry à la vie de Québec. En y repensant, il m’est revenu que le gouvernement Landry avait beaucoup contribué à la relance de Saint-Roch dans les années 1990, en outre par des crédits d’impôts aux entreprises de haute technologie. Si c’était à refaire, il serait dans la revue.

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Voilà pour 2018. Reste à essayer de faire mieux dans la prochaine revue. Bonne année 2019 à vous tous. Merci d’être là à continuer à nous lire.