Signe que l’hiver sera long, la défaite des Sénateurs à Toronto mercredi soir a des airs de déjà-vu.

L’hiver sera long

CHRONIQUE / Deux choses me font dire que l’hiver sera long.

Il y a d’abord ce texte que MétéoMédia a récemment mis en ligne et qui s’intitule: L’hiver sera long. J’ai tout de suite saisi à cet indice…

Dans ce texte, on apprend que le mois d’octobre sera doux, alors que les températures seront au-dessus des normales en novembre et décembre. Ça va bien jusque là. C’est cependant après que ça se gâte. Ou comme on dit: «attachez votre tuque avec de la broche». Froids extrêmes, neige à profusion, dôme d’air froid descendu de l’Arctique qui s’installera bien confortablement sur le sud du Québec jusqu’en avril… nous n’aurons aucun répit. C’est ce qu’on prévoit pour janvier, février et mars. Ça promet. Ou comme diraient nos amis anglophones sur un ton sarcastique: «something to look forward to».

L’autre chose qui me fait dire que l’hiver sera long: les Sénateurs d’Ottawa.

J’ai regardé le match d’ouverture à Toronto mercredi soir et je croyais regarder une reprise d’un match de la saison de misère de l’an dernier. La défensive d’Ottawa était poreuse comme une passoire. Son attaque se résumait à un ou deux joueurs. Les Maple Leaf ont dominé presque du début à la fin. Quarante-deux tirs au but pour les Leafs contre 26 pour les Sens.

Et 42 tirs, c’est une soirée plutôt calme pour le gardien d’Ottawa, Craig Anderson. L’an dernier, il a été plus souvent bombardé que la Ville de Paris l’a été durant la Seconde Guerre mondiale. Le pauvre gars doit en faire des cauchemars. Je vous parie qu’il couche avec son masque. On dit même qu’il s’applique de la crème solaire à l’arrière du cou avant un match pour se protéger de l’indice UV de la lumière rouge qui s’allume quand un but est marqué.

L’équipe est en reconstruction, dit-on. Il faudra s’armer de patience, nous répète-t-on. Attendez de nous voir en 2022, on sera bon, prétend-on.

Je veux bien. Je suis un fan fini. Je vais tout de même les regarder, nos pathétiques Sénateurs.

Tout en sachant qu’en 2022 - lorsqu’ils seront bons, comme on nous les vend — l’équipe ne pourra plus se permettre de verser les salaires qu’exigeront alors les Chabot, Tkachuk, White, Brannstrom et compagnie. Le propriétaire Eugene Melnyk ne pourra plus se permettre ces «bons» joueurs, même si deux d’entre eux ont récemment signé des contrats à long terme. Ça se brisent ou ça s’échangent, des contrats. Surtout quand on n’a plus d’argent pour les respecter. Ces «bons» joueurs seront donc échangés et le tout sera encore à recommencer. On reconstruit !

Je suis un fan fini, disais-je. Mais ma patience a ses limites. Et comme tous les fans finis des Sens, je sais fort bien qu’un seul échange pourra sauver cette équipe moribonde. Un seul.

Qu’on «échange» Melnyk.

VANIER A 50 ANS

Changement de sujet…

Le Muséoparc de Vanier m’a demandé d’écrire un texte sur le 50e anniversaire de la Ville de Vanier. Un court texte d’à peine 300 mots pour raconter comment et pourquoi cette ancienne ville autrefois nommée Eastview a été rebaptisée Vanier en 1969, il y a 50 ans.

J’ai accepté. J’ai écrit un petit mot. Mais j’avoue que j’ai dû effectuer quelques recherches avant d’écrire ce papier puisque je n’avais que neuf ans lorsque ma ville natale a changé de nom...

Vanier fête donc ses 50 ans cette année. Que le temps file. Et que les choses ont changé au cours des cinq dernières décennies.

Là où se trouvaient le magasin général de mon père et la maison de mes grands-parents paternels se trouve aujourd’hui un centre de santé autochtone.

Là où se trouvait l’église Notre-Dame-du-Saint-Esprit se trouve aujourd’hui une église pour motards. Le Biker’s Church, l’appelle-t-on.

Là où se trouvaient des petits commerces familiaux et francophones se trouvent aujourd’hui des «Money Mart» et des «bong shop».

Là où se trouvaient des voies ferrées se trouve aujourd’hui la promenade Vanier.

Là où se trouvait la compagnie Dominion Bridge, les constructeurs du pont Alexandra, se trouvent aujourd’hui de luxueux condos.

Là où se trouvait un abattoir se trouve aujourd’hui le Centre Pauline-Charron.

Et la liste pourrait se poursuivre sur quelques pages.

C’était le monde qu’on avait, c’est le monde qu’on s’est donné. Pour le meilleur et pour le pire.

Mais si vous voulez reculer dans le temps un peu et revisiter ce Vanier ou ce Eastview d’autrefois, arrêtez-vous pour une petite visite au Muséoparc de Vanier. Ou visitez son site web où des photos de l’époque sont affichées. (museoparc.ca)

Nostalgie assurée.